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Pouvoir et contre-pouvoir à l'ère de la mondialisation
Beck Ulrich ; Duthoo Aurélie
AUBIER
23,40 €
Épuisé
EAN :9782700736885
Les grandes idées de la modernité européenne - le nationalisme, le communisme, le socialisme, mais aussi le néolibéralisme - ont fait leur temps. Aujourd'hui, les Etats - nations ne sont plus en mesure de réguler la mondialisation du travail et des échanges. Et, à l'heure où chaque personne, dans sa famille, sa vie professionnelle et conjugale, ses opinions politiques et ses ambitions propres, est membre de différentes communautés à la fois, le cosmopolitisme est sans doute la prochaine grande idée du XXIe siècle. Mais ce cosmopolitisme prospectif soulève bien des questions : si les Etats - nations démocratiques s'accommodent si mal de la mondialisation, n'est-ce pas parce qu'elle exige d'eux qu'ils renoncent à leur pouvoir ? À l'inverse, comment un régime cosmopolitique fondé sur les Droits de l'homme - universels et transcendants - peut-il se soumettre à un contrôle démocratique ? Avec le souci d'établir les règles d'une politique intérieure mondiale réaliste et critique, Ulrich Beck ouvre un débat capital : le choix de la société à venir.
Professeur de sociologie à l'université de Munich, Ulrich Beck est l'un des intellectuels les plus écoutés de l'époque. Il est notamment l'auteur de La Société du risque (Aubier, 2000 ; Champs-Flammarion, 2003). Edgar Grande enseigne également à l'université de Munich les sciences politiques. Il faut intégralement repenser l'Europe. Cinquante ans durant, le modèle sur lequel elle a été bâtie a fonctionné, mais aujourd'hui, il a atteint ses limites. L'élargissement à l'Est de l'Union Européenne lui a porté l'estocade en inaugurant une ère nouvelle, celle de la coopération qui fait fi des frontières et brouille ces frontières. Ce dont nous avons impérativement besoin aujourd'hui, c'est d'un empire européen. En voici les contours.
Principe de précaution, principe de prudence, menaces qui pèsent sur nos sociétés depuis que la technologie se mêle au plus près de nos vies : tous les grands débats actuels ne cessent de désigner les "risques" comme un enjeu majeur de notre temps. On sait moins que cet ouvrage pionnier, véritable livre source de la réflexion contemporaine, a - depuis quinze ans déjà - mis en lumière une profonde mutation de société : nous sommes passés d'une logique de la répartition des richesses dans une société de manque à une logique de la répartition des risques où la véritable misère matérielle est minorée et socialement exclue. Ulrich Beck explore sous toutes ses facettes les conséquences de cette évolution majeure. Il livre une analyse très fine des ressorts de la société du risque (développement d'une logique négative de la répartition au loin, spéculation sur l'avenir car les risques sont à la fois réels et irréels, nouvelle importance donnée à la connaissance, valorisation de la notion de catastrophe...) replacée dans le cadre nouveau de la globalisation. Un livre de référence par l'un des sociologues d'aujourd'hui les plus renommés.
Résumé : Walter Benjamin l'affirmait : "Rien de ce qui s'est passé un jour ne doit être considéré comme perdu pour l'histoire." Pas même les traces fugaces des anonymes, rebuts de la grande chronique. Elle sont comme des chutes d'archives, tombées au pied de l'établi des historiens. En voici qui, dans leur brièveté, disent quelques petits drames de la vie fragile au Moyen-Age.
Notre réalité tout entière est devenue cosmopolitique. Il suffit pour s'en convaincre de citer le dernier avatar en date des risques planétaires: la menace terroriste, qui est sans frontières. Les protestations soulevées par la guerre en Irak en constituent également une illustration éclairante. La résistance, particulièrement la résistance à la mondialisation, entraîne en même temps une mondialisation politique. Pour chaque nouveau risque global, le choc produit fait surgir des opinions publiques d'envergure mondiale. Par làmême, le cosmopolitisme a cessé d'être une simple idée d'avenir controversée. Adopter une "optique cosmopolitique" constitue donc la condition nécessaire à une reconstruction conceptuelle de la perception. Cette optique suppose une sensibilité au monde, à un monde sans frontières, c'est-à-dire un regard quotidien, historiquement vrai, réflexif, apte à percevoir des ambivalences au milieu de distinctions qui s'évanouissent et de contradictions culturelles. Un regard qui ne pointe pas seulement la "déchirure", mais aussi la possibilité de créer notre propre vie, et notre façon à tous de vivreensemble dans une situation de mélange culturel. Un regard capable d'être en même temps sceptique, sans illusions, auto-critique. Pour survivre, nous avons besoin de ce nouveau réalisme cosmopolitique.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.