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Les racines des cathédrales. L'architecture gothique, expression des conditions du milieu
BECHMANN ROLAND
PAYOT
22,43 €
Épuisé
EAN :9782228890427
De grandes possibilités, des matériaux divers et abondants, une main-d'oeuvre qualifiée et nombreuse, un équipement considérable et perfectionné, de telles conditions donneront-elles naissance à l'architecture la plus caractéristique, la plus intéressante, à un "style"? Je ne le crois pas et notre époque en témoigne. C'est lorsque les contraintes sont nombreuses et poussent à l'ingéniosité, lorsqu'il faut surmonter des problèmes de toutes sortes, mais aussi qu'un enthousiasme, une foi, une mystique poussent à s'exprimer, à créer, à construire, qu'une architecture véritable vient au jour, expression d'un milieu, d'une conjoncture et d'un peuple. "J'ai cherché, non pas, ce qui serait présomptueux, à faire la part exacte des multiples facteurs qui ont conduit à la progressive apparition et au développement de l'architecture dite "gothique", mais simplement à faire apparaître leur multiplicité et leurs interactions. "Le développement gothique est fondamentalement lié à l'expansion urbaine, et particulièrement à celle des communes. On pourrait y trouver quelque analogie avec le "miracle grec". Or ce développement de l'esprit collectif, qui n'a pas d'équivalent dans le monde romain qui l'a précédé, est essentiellement la conséquence des transformations de l'agriculture. "À l'issue de l'époque gothique, il y avait une église pour deux cents habitants en France, et dans l'ensemble de ces édifices il y avait de quoi abriter plus que la population tout entière. On a calculé qu'en trois cents ans la France seule avait extrait, charrié et mis en oeuvre plus de pierre que l'ancienne Egypte dans toute son histoire."
Donner le pouvoir d'agir à ceux qui ne l'ont pas est un des buts du monde associatif et militant. Les jeunes savent prendre le pouvoir et s'en emparer, ils l'ont amplement démontré. Mais les associations, souvent dirigées par des personnes d'âge mûr, ne partagent pas toujours le pouvoir avec les jeunes et ne savent pas accepter leurs valeurs ni même les écouter. De même les jeunes ne partagent pas les pratiques, ni les identifications, ni les objectifs, ni les désirs, ni les conceptions de la vie de leurs aînés. L'engagement des étudiants et leur participation à la vie associative leur donnent de l'expérience et aboutissent à des résultats pour ceux qui bénéficient de leurs actions. Les étudiants se socialisent et s'entraident dans les associations, ils font mieux vivre la communauté universitaire et l'environnement de leur campus et agissent dans de nombreux secteurs sociaux, éducatifs, sportifs et culturels. Cet ensemble de textes est issu d'un colloque qui a eu lieu en décembre 2004 à l'Université de Paris 8. Le thème en était le pouvoir d'agir des étudiants.
Biographie de l'auteur Dan Ferrand-Bechmann est professeur de sociologie émérite à l'Université de Paris VIII Saint-Denis. Elle a dirigé récemment l'ouvrage collectif Violences et société chez DDB.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.