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Les sauvages de la civilisation. Regards sur la Zone, d'hier à aujourd'hui
Beauchez Jérôme
AMSTERDAM
24,99 €
Épuisé
EAN :9782354802424
La "Zone" , c'est d'abord une bande de terre large de quelques centaines de mètres qui entoure Paris. Logée entre les fortifications de la ville, édifiées dans les années 1840, et sa banlieue, elle sert aux manoeuvres militaires. Là, s'installe progressivement une population interlope - chiffonniers, mendiants, pauvres de toutes sortes - dans un fatras de roulottes, de tissus et de métaux. A la fin du siècle, chez ceux de l'extérieur, la Zone devient un objet : objet de curiosité, de fantasmes, d'angoisse, de commisération, de littérature et d'images. Bref, l'objet de perceptions hétérogènes les unes aux autres mais unies par une même tendance à regarder de haut cette population, à la dominer avec plus ou moins de bienveillance. De la Zone, aujourd'hui devenue, par extension, la désignation de toute forme de marginalité, Jérôme Beauchez propose une "archéographie" subtile et sensible, c'est-à- dire l'histoire des regards - ceux de la bohème artistique et des photographes, des chansonniers et des journalistes, des élus et des hygiénistes - qui, en la constituant en objet, ont fabriqué une catégorie d'étrangers de l'intérieur, de "sauvages de la civilisation" , dont on perçoit encore la prégnance, bien longtemps après la destruction de cet espace. Des zoniers aux zonards et au-delà, ce livre raconte l'histoire des marges.
Quatrième de couverture : -? C'est pas mal tout ça, mais ça parle de quoi, tes nouvelles ? Parce que ton titre ne veut pas dire grand-chose, je trouve... -? Je sais, mais bon, c'est difficile à expliquer en deux mots... -? Tu ne m'éclaires pas des masses, dis donc ! Parce que, même si la couverture est jolie, j'aime bien savoir de quoi ça parle, avant d'acheter un bouquin... -? Je me doute, oui... C'est pareil pour moi, en fait. -? Alors, procédons par ordre : y'a de la musique dedans ? -? Oui, y'en a... -? Et de la bière ? -? Y'en a aussi... -? Et des histoires de potes ? J'aime bien ça, les histoires de potes... -? Oui, y'en a... -? Un bon point pour toi, alors. Et des jolies filles, y'en a ? -? Ouais, ça ne manque pas... -? Ha ! Alors, y'a du sexe ? -? Oui, on peut dire qu'il y en a... -? Bien ! Un autre bon point pour toi, parce que tout le monde aime quand il y a du sexe dans une histoire... Mais, quand même, ça parle de quoi, tes nouvelles ? -? Merde, tu me fatigues... Finis ta bière et lis-les, comme ça, tu sauras...
Résumé : " J'essaie de raconter le plus honnêtement possible la vie de tous les jours à bord des cargos sur lesquels j'ai navigué. Nous avons partagé des moments inoubliables pendant nos voyages, nos traversées. Si je parle des amitiés entre marins (certaines durent encore), je n'oublie pas de relater ma découverte du monde, villes célèbres ou villages isolés plantés au bord des rivières, comme des relations que nous entretenions avec les populations. " L'amour de la mer et de la bonne chère : quoi de mieux que prendre le large, faire le tour du monde et partir à la découverte de nouvelles saveurs ? Cinq années, l'équivalent de onze tours du globe : c'est l'aventure à laquelle nous convie ce chef passionné à travers son témoignage comme cuisinier à bord des bateaux de la Compagnie Générale Transatlantique, de 1969 à 1973, de lave gamelle à second de cuisine, en passant par serveur pour finir maître d'hôtel... D'anecdotes en recettes, un voyage exotique et délicieux qui transporte le lecteur et vient rendre un bel hommage à la Compagnie et à ses hommes.
Un voyage en couleurs pour ralentir et rêver aux vacances... A l'intérieur de ce livre, il y a les embruns, la mer tout entière, l'eau fraiche de la rivière, le parfum des fleurs, la montagne en été, les feuillages qui dansent au gré du vent. Il y a le soleil et nos souvenirs de vacances : un déjeuner sur l'herbe, le drap de bain que l'on étend sur le sable, un dîner sous les étoiles... Choisissez la planche qui vous inspire, détachez-la facilement grâce à la prédécoupe et coloriez-la. Crayons de couleurs, feutres, aquarelle... tout est permis !
La cuisine du gibier est un vaste programme, tant par la variété des espèces qui peuplent nos campagnes et nos forêts que par la multitude des préparations et des recettes qu'il est possible de créer avec ce produit. Patrick Beauchet, chef de Haute-Garonne, vous ouvre son carnet de recettes et a invité quelques chefs de ses amis à faire de même. Vous trouverez dans cet ouvrage des plats mis au point par des chefs de tous horizons, dont le but est de vulgariser la connaissance et la consommation de cette viande particulière. Yves Delplace, Michel Grobon, André Sabouret, Christian Parra, Pierre Dubarry et bien d'autres invités de ce livre n'ont qu'un seul conseil : plumez, mordez, bardez, marinez, rissolez déglacez, mijotez, mais surtout... régalez-vous !
Dans Le Pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la pornographie, la violence verbale dirigée contre les minorités et l'interdiction faite aux homosexuels membres de l'armée américaine de se déclarer tels. Il s'agit pour elle de montrer le danger qu'il y a à confier à l'État le soin de définir le champ du dicible et de l'indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida ou encore Catharine MacKinnon, elle s'efforce d'établir l'ambivalence du hate speech, de la violence verbale et des discours de haine homophobes, sexistes ou racistes: s'ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l'espace nécessaire d'une lutte politique et d'une subversion des identités. Elle esquisse ainsi une défense pragmatique du principe de la liberté d'expression, qui ne s'en tient pas aux arguments employés classiquement par les doctrines libérales, mais est surtout préoccupée par le souci de maximiser la puissance d'agir des dominés et des subalternes. Les lecteurs français trouveront dans ce livre des instruments inédits pour repenser à nouveaux frais les questions soulevées par les débats sur la pénalisation des discours de haine.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.