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La fabrique française de la société. L'invention de l'espace public
Beauchard Jacques
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782140310058
Pandémie, réchauffement climatique, défaillances politiques, effacement de l'espace public, menaces de guerre mettent en cause l'appartenance collective. Autour de ces différentes crises, il importe d'interroger les métamorphoses de la société. Au cours de chacune des crises et face aux changements sociétaux, le pouvoir s'est redéfini. Par exemple, au cours de la longue crise pandémique, du fait de la mobilisation sanitaire générale, n'a-t-on pas assisté à l'émergence d'un biopouvoir ? Face à celui-ci, est-ce que le social a absorbé l'Etat ou est-ce que l'Etat s'est approprié le social ? Induite par la généralisation de l'urbain, peut-on parler d'une homogénéité primaire, soit la politéïa d'Aristote, qui offrirait une résistance et pousserait au changement ? A travers l'histoire, la société n'est jamais identique donc elle se décompose et se recompose. Quels sont les acteurs qui lui donnent son caractère, en particulier comment interviennent le politique et le social à travers l'invention de l'espace public ?
Géopolitique, attentats, violences intérieures, guerres : tout concourt à démontrer combien l'identification de l'ennemi pose de plus en plus question ; tout en donnant lieu à des manipulations multiples. Pourtant, il s'agit bien là de la mission première du politique. Il faut alors reconnaître la spécificité de cette action et ne pas la subordonner à l'économie, la morale ou l'idéologie d'un parti ; pire encore, la réduire au seul exercice du pouvoir suivant les prescriptions militaires ou policières. Le terrorisme djihadiste et les métamorphoses de la guerre post westphalienne obligent ainsi à redéfinir les contenus et la construction de cette identification complexe tout en repensant les origines de l'Etat qui la contient. L'enjeu de ce livre est donc de prévenir la violence et la guerre par la compréhension de la politique et de l'institution du politique, tout en traitant les caractères les plus cruels de l'actualité.
Voyager avec Venise comme boussole, c'est se placer délibérément du côté des marchands et de leurs comptoirs, établis jadis à travers toute la Méditerranée. Mais c'est aussi découvrir l'alliance de la ville et de la nier qui est à l'origine de tous les grands équilibres. Venise a en effet très tôt abandonné l'idée de territoire pour exalter l'idée de réseaux dont clic fut (et reste en partie) la référence et le génie. À l'instar de la Sérénissime, qui n'a cessé de s'approprier la mer, les cités actuelles, étendues et multiples. doivent apprendre à intégrer davantage leur environnement naturel. Cet ouvrage propose ainsi une découverte originale de " la ville des villes ", comme la qualifiait halo Calvino, par un amoureux de la mer. chroniqueur avisé du monde d'aujourd'hui.
Que disent les Gilets jaunes de notre démocratie ? Tel est l'objet de l'enquête ici menée. Comme préalable aux cortèges des centres-villes, leurs fraternités se sont reproduites chaque semaine laissant apparaître douleurs, rage de vivre et violence. Comment comprendre ces désordres hétérogènes et sans représentation ? Partant de ce terrain, nous est ainsi livrée l'analyse de la dynamique des foules plurielles qui vont donner naissance à un "peuple d'en bas" contre celui "d'en haut", confondu avec le système. Comment dans ces conditions de division faire unité politique ? Tel est le défi sans cesse relancé au politique qui s'en trouve déstabilisé jusqu'à laisser place à une montée des populismes. Une piste s'ouvre pourtant avec la redécouverte de l'espace public et plus largement de la catégorie du "public" clairement identifiée comme l'agent central de "l'unité du multiple" chère à Aristote. Savoir discerner, réinvestir et réinventer le bien commun, tel est sans doute et plus que jamais l'enjeu de toute action politique.
Face aux maux qui nous affectent, il importe d'intégrer les composantes de notre milieu de vie : l'eau, l'ait le climat, le vent, y compris l'alternance du jour et de la nuit sont les agents primaires du Bien Commun. Soit une sensibilité qui refonde l'identification de la rivière, du rivage, de l'espace maritime, de la montagne, de l'habiter, de la faune et de la flore, de la terre, comme agents d'un "être collectif" aujourd'hui menacé. Constitué par le vivant et le non-vivant, cet être collectif se tient au coeur du territoire et c'est lui qui est en quête du Bien Commun. Ainsi, et par exemple, la Vésubie, emportée par un orage "méditerranéen" (2020), était jadis reconnue comme la maîtresse de la vallée et gérée par une "Universitas" qu'il faudrait réinventer. Car, les sites et leur patrimoine, vivant et non vivant, faune et flore, sont porteurs d'une coopération vitale, "horizontale" qui seule permet de gérer un développement durable. Mais, toujours insuffisant et face à des intérêts contraires, le Bien Commun mobilise des rivalités opposées. Au-delà de l'aspect consensuel, sa promotion implique d'en reconnaître le caractère conflictuel. C'est tout l'art du politique que de l'admettre en recherchant sa maîtrise.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.