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Les enjeux des discours spécialisés
Beacco Jean-Claude ; Moirand Sophie
SORBONNE PSN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782878541021
Quels sont les enjeux des textes traditionnellement rassemblés sous l'étiquette de "discours spécialisés" ? Ils transmettent, certes, connaissances et informations à l'intérieur et en dehors de leur communauté culturelle d'origine. Mais à cette visée sociale aisément identifiable se mêlent bien d'autres fonctions, que les descriptions linguistiques réunies dans ce volume se proposent de mettre au jour. Les auteurs de ces travaux ont été amenés en effet à analyser les relations que les formes discursives entretiennent avec les démarches scientifiques qui les informent en amont, ou avec l'institution qui se charge de filtrer et de diffuser connaissances et informations, ou avec les publics de spécialistes ou de non-spécialistes qui contribuent à la construction des textes ou des interactions. Sont ainsi abordés, à partir d'entrées linguistiques (la désignation, la modalité appréciative, l'hétérogénéité énonciative...), des discours scientifiques et techniques, des textes politico-médiatiques concernant le port du "foulard islamique", des lettres d'information des entreprises, des quatrièmes de couverture, des ouvrages d'histoire de l'art, des interactions entre pairs, y compris par courrier électronique... Cet ensemble de contributions d'une équipe du Cediscor, qui enrichissent la connaissance des discours dans leur diversité, participent, au-delà, à l'élaboration d'une méthodologie contrôlée et d'une théorie unifiante de leurs fonctionnements.
Résumé : Ce Niveau B2 pour le français est le premier élément d'une série de référentiels (distribués par niveaux) pour l'enseignement/apprentissage du français comme langue étrangère ou seconde. Cet outil s'inscrit dans le cadre d'ensemble et dans le découpage en niveaux de compétence du Cadre européen commun de référence pour les langues, mis en ?uvre par le Conseil de l'Europe depuis 1990. Dans l'échelle à six niveaux (de A1 à C2) de ce Cadre, le niveau B2 est celui d'un apprenant/utilisateur dit indépendant ou avancé dont la compétence est caractérisée et identifiée selon une diversité de critères. Le Niveau B2 pour le français, organisé en dix chapitres, comporte un répertoire de genres discursifs (chapitre 2) et des inventaires en fonctions (chapitre 3), notions générales (chapitre 4), grammaire (chapitre 5) et notions spécifiques (chapitre 6). Y figurent également des inventaires relatifs à la matière phonique, à la matière graphique, aux compétences culturelles et aux stratégies d'apprentissage autonome (chapitres 7 à 10). Ce Niveau B2 pour le français concerne une diversité d'utilisateurs - les concepteurs de programmes de langues ; - les auteurs de matériel d'enseignement ;- les concepteurs d'examens, de tests, de certifications en français ; - les formateurs d'enseignants ;- les enseignants qui réalisent eux-mêmes du matériel d'enseignement ; - éventuellement, des étudiants de niveau avancé.
A propos des formes données à la science astronomique dans les médias, dans les ouvrages pour enfants, dans les cédéroms ou dans les publications astrologiques, on ré-examine la problématique de l'écriture de vulgarisation, sous l'angle linguistique des genres de discours.
L'éducation plurilingue est un projet de formation qui cherche à répondre à la diversification linguistique croissante des sociétés et aux mobilités accrues des personnes, dans l'espace européen et ailleurs. Elle est devenue un thème de réflexion central pour la conception et l'organisation de l'enseignement des langues. Ce projet, qui a de multiples origines, a surtout été diffusé par le Cadre européen commun de référence pour les langues (Conseil de l'Europe, 2001), mais cet instrument n'offre que peu d'indications sur les moyens concrets de le mettre en oeuvre. Ce sont les institutions scolaires nationales, les didacticiens, les formateurs d'enseignants et les enseignants eux-mêmes qui ont été amenés à donner corps à cette finalité éducative tenue pour stratégique. Et c'est ce dont témoignent à nouveau, de manière exemplaire dans leur variété, les contributions réunies dans ces deux volumes.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.