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L'ai-je bien descendu ? Les politiques dans le viseur des écrivains
Bazin François
BOUQUINS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782382920947
L'assassinat littéraire est une tradition très française qui vient de loin, quand bien même l'époque chérirait la modération ou la nuance hypocrite. " L'ai-je bien descendu ? ", cette question-là, combien sont-ils, écrivains et journalistes, à se l'être posée après avoir levé la plume ? Descendre un adversaire, un concurrent, c'est assez ordinaire sauf quand tout à coup la grâce - certains diraient le style - élève cet exercice au rang des beaux-arts. Ce qui importe dans cet exercice n'est pas la violence mais la précision du trait, sa capacité à faire du portrait autre chose qu'une simple photographie prise sous un angle malveillant. De Saint-Simon à Françoise Giroud, en passant par Hugo et Mauriac, on a là une diversité de talents et d'ambitions, que réunissent autour d'une même cause un amour du bon mot, une capacité d'indignation moqueuse ou assassine. Il faut avoir rassemblé ces textes pour mesurer combien reste puissante cette tradition dont on aimerait, loin des extrémistes aux idées courtes, loin aussi des adeptes mollassons d'une prétendue bienveillance, qu'elle ne reste pas sans héritiers.
Résumé : En janvier 2015, dans la vague d'attentats qui a frappé le pays, François Hollande a été à la hauteur de sa fonction. Il a ainsi sauvé sa réputation. Les Français ne le regarderont plus jamais comme avant. Et pourtant... C'est le même homme qui, au mitan de son quinquennat, semblait promis à un désastre sans pareil dans l'histoire de la Cinquième République Les nouvelles pages qui s'écrivent sous nos yeux n'effacent pas les précédentes. Elles les complètent, elles les précisent et entraînent du même coup, une relecture complète du roman de Hollande. Quelles sont les convictions de ce curieux président ? Quelle est sa vraie carte d'identité ? Qui est-il vraiment pour que le regard que portent sur lui les Français oscille sans cesse entre sympathie et mépris ? Dans un essai qui mêle politique, histoire et psychologie, François Bazin dévoile le vrai Hollande, celui qui a failli sombrer, celui qui se cramponne, celui qui ne renonce jamais alors même qu'il est l'expression achevée d'une gauche moribonde à force de paresse intellectuelle et d'une manière trop souvent hors d'âge de faire de la politique.
La République est-elle encore un projet d'avenir ou n'est-elle plus qu'un mot vide de sens? Qu'est-ce que l'identité nationale? En quoi peut-on parler aujourd'hui d'un abaissement national? La laïcité est-elle en danger, et qui la menace? Que faire pour refonder une école qui ne soit pas inefficace et douloureuse? Où trouver la force de revendiquer la justice dans un monde dominé par la concurrence et l'utilitarisme? Comment concilier égalité et liberté, individualisme et solidarité? L'Europe est-elle condamnée à rester un grand marché, ou peut-elle redevenir un projet politique pour le siècle qui s'ouvre? La nation est-elle l'horizon indépassable du projet républicain? Autant de questions qui sont les nôtres, qui seront au coeur de l'élection présidentielle et auxquelles Vincent Peillon apporte ici ses réponses, dans un dialogue d'une grande liberté avec François Bazin.
Jean-François Bazin était un journaliste, écrivain, et homme politique français. Il est né et a vécu à Dijon et en Bourgogne, sur lesquelles il a écrit plusieurs ouvrages.
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.
Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... ". Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication. Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et "d'Honneur ", du " Mariage ", de "l'Amour " et de "l'Onanisme ", du " Beau ", de "l'Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.