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Mahomet
Bayle Pierre
ZONES SENSIBLES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782930601205
tielle a paru en 2015 aux éditions des Belles Lettres. Ce Dictionnaire traitant tout particulièrement de philosophie et de religion (Bayle étant un spécialiste des religions, et l'un des premiers vrais "historiens des religions), il était fort logique que son auteur dédie un article au Prophète. Il s'agit en fait de l'un des plus longs articles du Dictionnaire (qui comptent 3 000 entrées), bien plus long que ceux consacrés aux philosophe (anciens ou contemporains de Bayle). Mahomet est non seulement une histoire du Prophète mais aussi une très très longue réflexion sur les origines de l'islam, ses coûtumes et surtout ses relations avec l'Occident. Bien évidemment, l'histoire officielle de Mahomet s'est précisée depuis l'époque de Bayle (en cela la biographie n'est plus vraiment à jour) ; en revanche, les réflexions de Pierre Bayle sur l'islam sont, elles, d'une grande actualité. Fort de son "scepticisme" consistant prendre du recul sur les religions et à les analyser objectivement, le Mahomet de Pierre Bayle est une analyse pointue des vices et des vertus des religions, au-delà du seul islam. Aucune réflexion sur les images (prétendûment interdites) du Prophète ici - l'objectif de Bayle est ici de resituer dans l'histoire des idées la juste place d'une religion. En cela, compte tenu des tentions religieuses de ce début de XXIe siècle, ses réflexions restent de premier ordre pour penser les religions - plus finement que ce que fait Voltaire avec sa "tolérance". Compte tenu de l'ancienneté de ce texte, une très longue préface précédera le texte et remettra en perspective les pensées de Bayle sur les religions. Cette longue préface sera écrite par Milad Doueihi, auteur de plusieurs livres au Editions du Seuil sur l'environnement numérique contemporain, mais qui est aussi (et initialement) un spécialiste de l'histoire des religions et de Pierre Bayle. Il s'agira donc d'une longue préface montrant de quelle manière il est utile de penser les religions en lisant Bayle - car au-delà de l'histoire des religions, il s'agit bien entendu ici de parler d'histoire des idées. Il ne sera question nulle-part, ici, de caricatures, d'images, de djihad ou de guerre de religions - mais uniquement d'histoire et d'idées. La mise en page d'origine du Dictionnaire, d'un grand format tabulaire, a été repensée pour offrir au lecteur contemporain un texte mis en page de manière lisible.
Salazar Philippe-Joseph ; Bayle Pierre ; Gibbon Ed
Résumé : Mahomet (570-632), prophète de l'islam, qui en a vraiment lu, de nos jours, la Vie ? Or cette vie est pourtant au c?ur du monde musulman puisque les actes et dits du Prophète règlent la vie politique, sociale, familiale des croyants. Impossible de comprendre l'islam, et le rapport que la France entretient avec lui, sans comprendre les interprétations françaises de la vie de Mahomet. Ces récits biographiques sont en effet passés, durant huit siècles, par l'exécration et la célébration, la dérision et la sympathie, le dogme et la critique. Dans leur diversité, ils ont ainsi construit l'idée que nous nous faisons de l'islam. Ce volume regroupe seize " vies " exemplaires, allant de l'époque où Louis XIV se serait vu offrir la main d'une princesse marocaine, à la Défaite de 1940 - sous la plume inspirée d'un soldat prisonnier. Eclairant les enjeux politiques et culturels de ces " vies françaises ", onze documents surprenants témoignent d'une interrogation soutenue, constante et toujours actuelle.
Résumé : Peut-on fonder une morale indépendante de la religion ? Cette dernière est-elle nécessaire au maintien de la société ? En est-elle, au contraire, l'ennemie ? Comment penser le problème du mal ? Telles sont les questions que pose Bayle au fil de quatre ouvrages polémiques, dans lesquels la réflexion sur l'athéisme est liée à une enquête sur la superstition, les rapports entre société et religion, les ressorts de l'esprit humain. Protestant et libre-penseur, Bayle écrit dans un contexte de radicalisation religieuse. L'indépendance d'esprit du philosophe n'en est que plus admirable, au service du seul principe qui l'anime : le goût de la vérité, quoi qu'il en coûte. Prenant le contre-pied du préjugé qui associe l'athéisme à l'absurdité et à l'immoralité, Bayle y substitue le constat de l'irrationalité de la foi et des dangers du culte ; de sa vigoureuse entreprise critique se dégage une morale rationnelle et purement laïque. Dans la pensée paradoxale de ce premier homme des Lumières, dans son refus du dogmatisme, l'ironie cinglante de sa plume, la vigueur de son engagement, nous trouvons le précieux auxiliaire de nos propres préoccupations.
Le 6 avril 1909, l'exporateur blanc Robert Peary a conduit une expédition qui, pour la première fois, a atteint le pôle Nord en traîneau à chiens. Dès son retour, il suscite la polémique avec Frederick Cook, un autre explorateur qui, lui aussi affirmait avoir atteint le pôle nord, le 21 avril 1908. La controverse sera tranchée par le congrès des Etats-Unis, qui fait officiellement de Peary le premier vainqueur du pôle Nord. Mais l'histoire est tout autre, car ni Cook, ni Peary ne furent les premiers à fouler le sol du "toit du monde ". Matthew Henson est né en 1866 dans l'état du Maryland et décède en 1955 à New York. Fils d'esclaves, après avoir passé plusieurs années à Baltimore, une ville "noire" , il fut l'accompagnateur de Peary lors de sept expéditions dans l'Arctique, y compris lors de l'expédition de 1908-1909 qui a atteint le pôle Nord géographique le 6 avril 1909. Après bien des débats, il a été établi que Matthew Henson a bel et bien été le premier homme à atteindre le pôle Nord en 1909. Il faudra attendre 1988 pour que Henson soit officiellement reconnu comme étant le premier à avoir atteint le toit du monde, et l'année 2000 pour qu'il soit récipiendaire de la médaille Hubbard, décernée à titre posthume, une récompense remise par la National Geographic Society pour des distinctions dans les domaines de l'exploration, de la découverte et de la recherche. Pourquoi cette reconnaissance tardive ? Pourquoi, pendant longtemps, Peary reçut seul tous les honneurs, alors que la présence de Matthew fut occultée (quand il est cité, il est réduit à n'être qu'un porteur) ? Pourquoi Peary, à son retour du pôle Nord, fut nommé à des postes prestigieux, alors qu'Henson devint gardien de parking ? Parce que Henson était noir, et les préjugés racistes de l'époque firent douter qu'un Afro-Américain ait pu vivre dans le froid polaire...
En Angleterre, les pirates se sont multipliés. Forcément, il y a eu des conflits; forcément, ces conflits ont parfois pris des allures de règlements de comptes. Le 21 juin 1966, Reginald Calvert, le propriétaire de Radio City, est abattu par son rival, Oliver Smedley, le patron de Radio Atlanta. Cet ultime affrontement entre deux pirates devait couler par le fond des bateaux qui eurent un rôle fondamental dans l'émergence de la pop: seules ces radios pirates offshore offraient à la jeunesse exaltée une musique absente des ondes de la BBC. La mort d'un pirate revient sur les origines de la radiodiffusion pour aborder les raisons profondes de cet événement détonnant. Dès l'apparition des premiers pirates dans les années 1920 (de simples auditeurs accusés de trafiquer leurs récepteurs), un combat technologique, économique, culturel et politique s'engage entre deux camps: ici les défenseurs du monopole d'État et de la BBC, respectueux de la propriété intellectuelle et soucieux d'instruire le peuple par les ondes; là les féroces militants du laissez-faire financier, partisans des radios commerciales et de la liberté. Oliver Smedley et Reginald Calvert avaient choisi leur camp. Mais Radio City avait un avantage. Elle émettait depuis des anciens forts militaires, vestiges de la Seconde Guerre mondiale perdus dans les brumes de la mer du Nord: Shivering Sands... Avec l'expertise de l'historien et la plume d'un auteur de polar, Adrian Johns mène l'enquête et nous confronte aux interrogations soulevées par une société de l'information aujourd'hui devenue numérique: la légitimité des pratiques populaires, la liberté d'expression et de création, l'exercice de la démocratie, l'économie du droit d'auteur. Autant de questions qu'il adresse aux pirates modernes comme aux décideurs politiques.
En 1980, un an après l'accident du réacteur de la centrale de Three Mile Island, le Comité américain de l'énergie atomique fait pression sur le Congrès pour que tous les déchets nucléaires du pays soient stockés sur un seul site. Ce sera Yucca Mountain, à 4o kilomètres de Las Vegas, Nevada. Ce livre révèle les moindres détails de ce projet d'enfouissement massif: les dizaines de millards de dollars nécessaires pour aménager la montagne; le rôle des lobbyistes pro-nucléaires sur le vote des élus corrompus; l'échec des géologues à rendre la montagne imperméable; les 250 camions qui passeront chaque mois par le centre de Las Vegas, remplis de déchets radioactifs; les manuels scolaires financés par l'Etat pour convaincre les élèves que le "nucléaire est écologique"; le comité d'expert chargé d'inventer une enseigne indiquant la dangerosité du site et compréhensible dans i0000 ans; la visite guidée des entrailles de la montagne... Mais la force du texte ne réside pas seulement dans les cris suscités par la peur du nucléaire. Mêlant avec force détails enquête de terrain et dialogues personnels - où s'invitent Noam Chomsky, Edward Abbey et Edvard Munch -, John D'Agata scrute les néons d'une ville derrière lesquels les suicides se comptent en masse et où la démesure ultime prend la forme d'un hôtel stratosphérique indestructible. Un récit sombre et éblouissant, servi par une écriture cinématographique, qui s'avale aussi vite qu'une pastille d'iode et dont la chute est vertigineuse.
Où qu'ils aillent et quoi qu'ils fassent, les hommes tracent des lignes: marcher, écrire, dessiner ou tisser sont des activités où les lignes sont omniprésentes, au même titre que l'usage de la voix, des mains ou des pieds. Dans Une brève histoire des lignes, l'anthropologue anglais Tim Ingold pose les fondements de ce que pourrait être une "anthropologie comparée de la ligne" - et, au-delà, une véritable anthropologie du graphisme. Etayé par de nombreux cas de figure (des pistes chantées des Aborigènes australiens aux routes romaines, de la calligraphie chinoise à l'alphabet imprimé, des tissus amérindiens à l'architecture contemporaine), l'ouvrage analyse la production et l'existence des lignes dans l'activité humaine quotidienne. Tim Ingold divise ces lignes en deux genres - les traces et les fils - avant de montrer que l'un et l'autre peuvent fusionner ou se transformer en surfaces et en motifs. Selon lui, l'Occident a progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien qui l'unissait au geste et à sa trace pour tendre finalement vers l'idéal de la modernité: la ligne droite. Cet ouvrage s'adresse autant à ceux qui tracent des lignes en travaillant (typographes, architectes, musiciens, cartographes) qu'aux calligraphes et aux marcheurs - eux qui n'en finissent jamais de tracer des lignes car quel que soit l'endroit où l'on va, on peut toujours aller plus loin.