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Jean 3 Locke
Bayen Bruno
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070708635
Benjamin de trois frères que les parents appelèrent Jean, Jean 2, Jean 3, le narrateur retient deux images de son enfance : la baleine Jonas que sa mère l'avait emmené voir et la collection de trains miniatures de son père. De son métier il se dit coloriste. Avec l'un de ses frères il s'emploie à mettre au point un appareil qui permettrait à n'importe quel usager de modifier à son gré les couleurs perçues par l'oeil. Mais ne fait-il rien d'autre que cultiver et tenter de guérir sa difficulté de voir ? Le jour où il se fait voler son procédé de fabrication, Jean 3 rencontre une jeune Allemande. Il s'en croit amoureux. Pourtant quand il va la retrouver à Heidelberg, c'est avec sa soeur qu'il se découvre une étrange complicité. Avec l'une puis avec l'autre, l'amour et la vision se mêleront toujours pour lui procurer en même temps que l'illusion de saisir la jeune femme, celle de voir. Tour du monde sentimental de New York à Syène en Egypte, cette "histoire d'une myopie métaphysique" obsède et étonne à la fois par sa liberté, son humour et le style d'un héros à nul autre pareil.
« Selon la légende c est à Canope, qui est Aboukir, en Égypte. C est un temps qui va disparaître, des dieux proches, des vies infinies, des agonies longues. » Voilà le temps et le lieu tels qu ils sont donnés au début. C est l histoire de Io que reprend l auteur. Io, cette créature hybride, mi-femme, mi-génisse, cette énigme qui sur sa route baptisa des mers, Bosphore, Ionienne, et changea de noms, Isis le long du Nil, Anna Perenna au bord du Tibre. Comment lui redonner une histoire quand toute l Europe s est nourrie d elle et de son corps que Zeus aima et qui dut cesser d exister parce que Héra, la femme de Zeus, le demanda? En découvrant une femme qui, ayant payé le prix du rapt, devient une douce incitation à la réflexion et, par la suite, à la libération. C est cette lumière libératrice qui jaillit de l obscurité des temps, de cette errance de Io autour de la Méditerranée.
Un triangle de peau nue bordé par un cachemire en v, comme si elle venait de sortir de l'immeuble voisin indifférente au temps qu'il fait dehors, la pâleur du visage franche, à l'ancienne, une jupe, droite, bleue, qui s'arrête au genou, des yeux longs, des paupières légèrement tombantes ce matin, et dans le tempo du regard, dans la voix douce presque monocorde, des traces de fatigue, mais elle me répond que non, le voyage était parfaitement calme, elle a beaucoup rêvé. Elle est environnée de sacs en plastique. Ils contiennent sa collection.
Au moins, nous n'aurons pas de maison commune, déjà une bonne chose ", écrit Astrid à Blaise en proposant de le revoir dimanche à quatre heures de l'après-midi, l'heure la moins débridée, et le jour, Dieu sait très bien pourquoi, le plus asexué des sept. Où ? Dans un parc, non ? pour aller au plus classique. Montsouris, par exemple. Eh bien, ce ne sera pas en milieu d'après-midi et ce sera tout à fait ailleurs. Et, au lieu d'un parc, Astrid et Blaise traverseront l'hiver.
Résumé : "Les choses patientent. Choses détournées de l'usage fixé, converties en motifs. L'installation, toute provisoire, paraît, dès qu'elle est peinte, un témoignage. La bouteille, l'assiette, la poire, le homard, le couteau, le bol, le verre marquent un passage. Quelqu'un a semé la zizanie ou refait de l'ordre. Mais qui ?J'ai commencé à aimer les natures mortes avec un goût policier des choses vraisemblables, montrées dans la lumière de l'inventaire ; avec foi en l'authenticité des traces ; par amour des traces, peut-être, qui sont les rives de l'émotion, niaisement émouvantes, comme au lever de la lune l'empreinte de tes pas sur le chemin enneigé, que tu étais, vers le début de l'après-midi, le premier à grimper". Bruno Bayen.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.