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L'impasse nationale-libérale. Globalisation et repli identitaire
Bayart Jean-François
LA DECOUVERTE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782707194107
Face aux évolutions tragiques du monde, les élites politiques semblent à court de vision, et l'invraisemblable d'hier devient la réalité d'aujourd'hui, de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite au délitement de l'Europe, des attentats de masse à l'exode des peuples, en attendant peut-être le retour de la guerre sur le Vieux Continent ou en Asie... Si la confusion règne ainsi, c'est parce que notre grille de lecture est tout simplement fausse. Nous croyons que le monde est pris dans deux processus contradictoires : la mondialisation, d'un côté, et le repli national-identitaire, de l'autre. Or, affirme Jean-François Bayart dans ce livre vif et tranchant, ces deux processus participent d'une même dynamique " national-libérale ", qui a conduit les politiques étrangères des pays occidentaux dans une impasse tragique. Ce n'est donc pas un hasard si certains hommes politiques, à l'instar de Sarkozy, Fillon, Valls, Poutine ou Erdogan, se réclament haut et fort tout à la fois de l'économie globale et de la souveraineté nationale. Né du passage d'un monde d'empires à un système international d'Etats-nations, le national-libéralisme ? libéral pour les riches, national pour les pauvres ? a conduit le monde au bord du gouffre. Il est grand temps de ne plus laisser le monopole du politique aux marchands d'illusions identitaires, ces faiseurs de malheurs.
Le titre même de ce livre savant est propre à susciter la polémique. Comment imaginer qu'Islam et République soient conciliables? Et comment en douter, pourtant, quand des centaines de millions de musulmans vivent aujourd'hui en république plutôt qu'en monarchie ou en théocratie?Il convient d'abord de mettre un peu d'ordre dans nos catégories d'analyse, et de bien comprendre qu'il est des républiques non-démocratiques (et des monarchies démocratiques), des républiques confessionnelles ou séculières (plutôt que laïques), des républiques inégalitaires (du point de vue de la condition des femmes par exemple). Mais républiques tout de même.La notion d'Islam républicain est ici explorée avec science et perspicacité à travers l'étude de trois cas: la Turquie (une société musulmane qui s'est dotée d'institutions parlementaires et laïques); l'Iran (dont la révolution islamique ménage, depuis 1989, un espace public sous tutelle religieuse); le Sénégal (où la colonisation a contribué à l'émergence d'un islam confrérique et républicain).S'il y avait une leçon à retenir de cette éblouissante enquête de sociologie historique, ce serait celle-ci: si nous voulons de bonne foi contribuer à la diffusion de l'idée républicaine dans le monde, si nous souhaitons là où cela est nécessaire sauver la république de l'islam, il est plus qu'urgent de comprendre la complexité des différentes formations historiques façonnées par l'Islam et aux prises avec lui afin d'éviter d'aggraver les problèmes que nous prétendons résoudre.
Résumé : Qui a imaginé et construit les cathédrales ? Que signifient les symboles qu'on y trouve ? Quels messages les bâtisseurs ont-ils voulu nous transmettre et d'où tenaient-ils leurs extraordinaires connaissances ? Spécialiste du symbolisme traditionnel, Jean-Pierre Bayard nous livre ici la meilleure étude qui soit sur les cathédrales, depuis les techniques d'édification et leur géométrie sacrée jusqu'à l'interprétation des symboles. Un guide indispensable pour comprendre les mystères des cathédrales, ces remarquables ouvrages d'architecture qui reflètent tout autant notre humanité que notre divinité.
Bayart Jean-François ; Du Bois de Gaudusson Jean ;
Pouvoirs n° 129 LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE SOMMAIRE LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE : SUCCES ET RESISTANCES Babacar Guèye LA DEMOCRATIE A L'EPEUVE DE LA TRADITION EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE Jean-François Bayart LE MIMETISME POST-COLONIAL, ET APRES ? Jean du Bois de Gaudusson QUELLE JUSTICE POUR LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE ? Papa Oumar Sakho LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE A LA RECHERCHE D'UN MODELE Patrick Quantin LA CHARTE AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES : ENTRE UNIVERSALISME ET REGIONALISME Alioune Badara Fall EMERGENCE DE LA JUSTICE CONSTITUTIONNELLE Théodore Holo LES ELECTIONS DISPUTEES : REUSSITES ET ECHECS Dodzi Kokoroko DIFFICILES SUCCESSIONS EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : PERSISTANCE ET RECONSTRUCTION DU POUVOIR PERSONNEL Vincent Foucher LE CONTENTIEUX ELECTORAL EN AFRIQUE Djedjro Francisco Meledje LA DEMOCRATIE CONSTITUTIONNELLE SUD-AFRICAINE : UN MODELE ? Xavier Philippe DYNAMIQUES ECONOMIQUE ET POLITIQUE Lionel Zinsou chroniques LE CONTENTIEUX DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE : ASPECTS CHOISIS Clémence Philippe REPERES ETRANGERS (1ER OCTOBRE-31 DECEMBRE 2008) Pierre Astié, Dominique Breillat et Céline Lageot CHRONIQUE CONSTITUTIONNELLE FRANCAISE (1ER OCTOBRE-31 DECEMBRE 2008) Pierre Avril et Jean Gicquel SUMMARIES www. revue-pouvoirs. fr
Biographie de l'auteur Directeur de recherche au CNRS, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Jean-François Bayart est un spécialiste de politique comparée. Il est l'auteur de plusieurs essais, dont L'Etat en Afrique. La Politique du ventre (Fayard, 1989) et L'Illusion identitaire (Fayard, 1996).
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.