Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le compagnonnage en France
Bayard Jean-Pierre
PAYOT
28,01 €
Épuisé
EAN :9782228890786
Les aimables compagnons du tour de France"ont contracté entre eux une amitié fraternelle, scellée par des serments et la pratique d'un rite initiatique. Le compagnonnage a cherché, des siècles durant, le perfectionnement professionnel, moral et spirituel de ses membres. Mais comment est née cette conscience ouvrière, souvent en lutte avec les pouvoirs établis? D'où proviennent les rites de la construction? De quelle manière tous ces ouvriers ont-ils pu établir des caisses de secours, des assurances, des retraites, se transmettre un enseignement et mettre au point des cours qui ont traversé les siècles? Jean-Pierre Bayard étudie cette rigoureuse organisation intérieure, rend l'esprit des cérémonies qui se déroulent sur le tour de France, cerne le symbolisme des objets, décors, outils et rites. Son monumental ouvrage apporte des éclairages sur les origines des ordres initiatiques, sur les rapports entre franc-maçonnerie et sociétés initiatiques de métiers. Mais il interroge aussi notre époque en reclassant le compagnonnage dans la société contemporaine, face au syndicalisme, à la religion, et surtout à l'enseignement. Jean-Pierre Bayard, ingénieur des travaux publics, docteur ès lettres, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la symbolique, le compagnonnage, ou encore la franc-maçonnerie."
Majestueuses et orgueilleuses, les cathédrales médiévales se dressent depuis des siècles comme un hymne à toutes les forces de l’univers. Défiant le temps et les lois de la pesanteur, elles parlent à l'âme humaine. Jean-Pierre Bayard, nous fait revivre cet élan créateur à travers un texte abondamment documenté, nous invitant ainsi à retrouver nos racines. Plus de 300 photos et schémas! Au Moyen Âge, l'Église est la gardienne des valeurs traditionnelles. Dans les différentes phases de sa construction, tout était orchestré pour donner une parfaite unité à la réalisation finale; un chantier de cathédrale était avant tout l'union de créateurs anonymes qui oeuvraient pour le beau et le sacré, un chant d'amour au Divin. Jean-Pierre Bayard nous fait entrer dans ce monde d'union entre le matériel et le spirituel et retrouver l'intelligence intuitive de ces compagnons qui vivaient les symboles, évoquant pour nous ces merveilleux tracés régulateurs, les mesures harmoniques et le module, la richesse symbolique de la décoration, toute la grandeur et la beauté sensuelle de ces navires de pierre édifiés à la gloire de Dieu.
Résumé : Le 1er degré, pratiqué par toutes les obédiences selon les mêmes rites, demeure le plus riche en enseignements initiatiques. Nous pourrions presque parler du symbolisme maçonnique à partir uniquement de ce premier degré. Nous avons, pour des raisons d'équilibre, réparti certains symboles dans d'autres degrés, où d'ailleurs ils sont mieux mis en valeur avec un rituel approprié. Le savoir paraît être une valeur exotérique, la connaissance étant d'essence ésotérique. L'intuition serait par contre la connaissance immédiate des vérités traditionnelles ; sans raisonnement, l'esprit pénètre au c?ur même de l'objet ; ce serait la connaissance intuitive alors que la connaissance discursive se fonde sur le raisonnement, sur une raison intellectuelle. La pensée traditionnelle, la recherche initiatique n'ont pas à avoir recours à l'érudition : elles se détachent de l'intellect et même de l'émotion. L'intellect est une suite d'idées, un complexe d'attitudes dépendant de l'éducation, de la sociologie, de valeurs diverses ; il cherche à dicter par un raisonnement précis une règle à la conscience. En général, ce livre ne donne ni les mots de passe ni les mots sacrés, à moins que leur symbolisme éclaire notre commentaire.
La notion de Temple dans la pensée occidentale est au coeur du présent ouvrage. L'image archétypale et symbolique, les édifices mythiques, Tour de Babel ou Temple de Salomon, les monuments légendaires : Stonehenge, Borobudur ou Compostelle, véhiculent jusqu'à nous un imaginaire fortement marqué d'affectivité en même temps que le souvenir de technicités perdues. Voyage dans le temps et dans l'espace, à la recherche des vestiges d'une pensée mythique à l'origine de notre civilisation, voici un livre dont l'intérêt soutenu vient des nombreuses perspectives qu'il ouvre à la réflexion.
Résumé : L'harmonie est la résultante des forces équilibrantes de la nature. Celle-ci procède par un environnement logique, avec des rapports constants entre ses éléments. Dans les civilisations aborigènes l'observation de l'homme avec son émotion intérieure cherche à reconstituer une vision profonde d'une réalité sensible. L'oeuvre créée par l'homme tient compte à la fois de son observation directe et également d'un désir inconscient, d'une temporalité ineffable. L'être conscient cherche à percer l'incompréhensible, l'inaccessible. Dans une reconstitution à partir d'éléments naturels, il mêle à son imaginaire l'essence invisible d'une trame incorporelle, visant à la notion du Beau, impénétrable. Ce constant émerveillement le projette hors de notre temps terrestre, peut-être un accès vers l'éternité. Cet être se place sur le chemin de la Connaissance grâce à l'illumination de son entité. Puisant aux sources naturelles de la vie, à l'origine de la perception, il participe à la symphonie sacrée en cherchant à rendre intelligible ou à reconstituer la loi éternelle. Il domine son entourage qui se laisse vivre et refuse l'effort de chercher, de comprendre, d'observer ces lois naturelles qui sont cependant celles de sa vie. Il faut savoir voir. L'ordre maçonnique que nous connaissons et pratiquons dans une pensée spirituelle, humaniste, héritière de l'activité manuelle, honore le travail. Par ses rites, elle transmet cet esprit de recherche initiatique. Elle puise dans ce vaste ensemble conçu à la naissance du monde ou tout au moins au début de l'organisation sociale qui s'est inspirée des forces vives de la nature, des valeurs éternelles et sacrées.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.