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L'Impuissance publique. L'État, c'est nous
Baverez Nicolas
CALMANN-LEVY
21,55 €
Épuisé
EAN :9782702118221
Cessons de prendre les Français pour des veaux et les syndicalistes pour des ânes. C'est l'alibi de l'immobilisme. Non, la machine publique ne fonctionne pas bien. Oui, il existe des moyens de la rendre plus juste et plus performante, qui supposent un véritable courage politique. Les conflits dans les hôpitaux, les prisons, les transports ou l'éducation nationale : autant de manifestations de l'impuissance publique. Encore ces spasmes ne sont-ils que le symptôme d'une crise plus profonde qu'on s'ingénie à recouvrir d'un voile hypocrite. Depuis la Libération, la croissance française repose sur l'échange d'un peu de compétitivité économique contre beaucoup de sécurité sociale. L'Etat, pour mettre en oeuvre ce consensus, a conclu un pacte tacite avec ses salariés : une garantie d'emploi contre de médiocres rémunérations. Ce modèle est en train d'imploser sous nos yeux : les archaïsmes administratifs qui nourrissent l'insatisfaction des fonctionnaires et des usagers, handicapent l'économie et paralysent la société, deviennent insupportables. N'y-a-t-il d'autre choix qu'entre l'Etat-minimum ou le tout-Etat, l'égoïsme du marché ou la paralysie bureaucratique ? Les citoyens ont l'Etat qu'ils méritent. Auront-ils l'audace de vouloir sa modernisation ? Né en 1960, normalien, docteur de troisième cycle en histoire, agrégé de Lettres, énarque
Résumé : La France est aujourd'hui l'homme malade d'une Europe décadente. A la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, la société française est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité à la décadence qu'au redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français et de la lucidité retrouvée de leurs dirigeants. Face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut de l'avènement de l'euro, d'une hypothétique fin du travail ou de l'intervention d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé, assez gémi. Au travail.
Résumé : La France est aujourd'hui l'homme d'une Europe décadente : à la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, elle est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité dans la décadence que dans le redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut du retour de la croissance ou de l'avènement de l'Euro, d'une hypothétique fin du travail ou d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé. Assez gémi. Au travail.
Résumé : L'Etat islamique peut-il être vaincu ? La Russie de Poutine est-elle un adversaire ou un allié ? Est-il encore temps d'éviter la prochaine crise financière ? La révolution numérique va-t-elle transformer le capitalisme ou dévaster la classe moyenne ? Quels sont les mécanismes qui ont permis le décollage économique de l'Afrique ? Autant de questions qui déterminent notre avenir. L'histoire s'est emballée. Elle est faite de ruptures et de violence, mais aussi de formidables progrès : la réduction de la pauvreté, le développement des pays émergents, la société ouverte, la transition énergétique, l'intelligence artificielle. De nouveaux continents émergent ; d'autres disparaissent. Nous vivons à l'heure des disruptions, c'est-à-dire des événements imprévus et extrêmes. Elles fragilisent les Etats et les sociétés, rendant le monde beaucoup plus instable et dangereux. Elles déstabilisent les démocraties, laissant les dirigeants désemparés. Oui, nous dansons sur un volcan ! Et l'humanité n'a que deux choix : l'effondrement ou l'adaptation aux révolutions en cours dans un monde où l'Occident, qui a perdu le monopole du leadership, doit se réinventer.
Raymond Aron (1905-1983) fut non seulement un spectateur engagé, témoin de l'histoire du XXe siècle, mais aussi un acteur majeur du combat qui opposa la démocratie au totalitarisme, un pédagogue de la liberté qui contribua à éclairer l'opinion française sur les dangers des idéologies. Sa fidélité à la vocation qu'il s'est fixée de comprendre l'histoire telle qu'elle se fait, et non telle qu'on la rêve, son engagement libéral, son indépendance d'esprit ont bouleversé sa vie, mêlant l'influence intellectuelle et le succès de nombre de ses livres à un destin heurté et souvent douloureux. Brillant normalien promis à la philosophie, Aron fut révoqué de l'université par le statut des Juifs et sa famille contrainte à l'exil. L'éditorialiste redouté des gaullistes des années 60 fut un des tout premiers à répondre à l'appel du 18 Juin. L'anticommuniste déclaré prit très tôt parti en faveur de la décolonisation. L'analyste souvent rangé à droite conserva une sensibilité et des amitiés de gauche. La cible des enragés de Mai 1968 fut l'un des critiques les plus vigoureux des archaïsmes de l'université française. La grandeur d'Aron se situe dans ce perpétuel décalage, dans cet héroïsme de la volonté qui ne renonce ni à l'action politique, quand bien même elle affronte l'absurde, ni à la vérité, quand bien même elle est partielle, ni à une certaine nécessité de la Raison, quand bien même il sait l'histoire tragique. Aron reste ainsi notre contemporain. Parce qu'il a pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, la guerre et les défis qu'elle lance aux sociétés modernes, la liberté politique et les adversaires mortels qu'elle engendre. Parce que, averti par la débâcle des années 30, il n'a cessé de pointer les risques d'une décadence de l'Europe et d'une marginalisation de la France... Dans une histoire qui n'est jamais close, la liberté reste un combat. Un combat dont l'issue demande de savoir penser vrai pour pouvoir agir juste. Patriote et universaliste, républicain et libéral, professeur et moraliste, Aron demeure le meilleur des compagnons de route pour les hommes du XXIe siècle face à une nouvelle accélération de leur histoire. Biographie de l'auteur Nicolas Baverez est historien et économiste. Chroniqueur au Point, aux Echos, au Monde, il est l'auteur de plusieurs essais dont Les Trente Piteuses (Flammarion, 1997) et La France qui tombe (Perrin, 2003).
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.