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Raymond Aron. Un moraliste au temps des idéologies
Baverez Nicolas
FLAMMARION
25,40 €
Épuisé
EAN :9782082104944
Raymond Aron (1905-1983) fut non seulement un spectateur engagé, témoin de l'histoire du XXe siècle, mais aussi un acteur majeur du combat qui opposa la démocratie au totalitarisme, un pédagogue de la liberté qui contribua à éclairer l'opinion française sur les dangers des idéologies. Sa fidélité à la vocation qu'il s'est fixée de comprendre l'histoire telle qu'elle se fait, et non telle qu'on la rêve, son engagement libéral, son indépendance d'esprit ont bouleversé sa vie, mêlant l'influence intellectuelle et le succès de nombre de ses livres à un destin heurté et souvent douloureux. Brillant normalien promis à la philosophie, Aron fut révoqué de l'université par le statut des Juifs et sa famille contrainte à l'exil. L'éditorialiste redouté des gaullistes des années 60 fut un des tout premiers à répondre à l'appel du 18 Juin. L'anticommuniste déclaré prit très tôt parti en faveur de la décolonisation. L'analyste souvent rangé à droite conserva une sensibilité et des amitiés de gauche. La cible des enragés de Mai 1968 fut l'un des critiques les plus vigoureux des archaïsmes de l'université française. La grandeur d'Aron se situe dans ce perpétuel décalage, dans cet héroïsme de la volonté qui ne renonce ni à l'action politique, quand bien même elle affronte l'absurde, ni à la vérité, quand bien même elle est partielle, ni à une certaine nécessité de la Raison, quand bien même il sait l'histoire tragique. Aron reste ainsi notre contemporain. Parce qu'il a pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, la guerre et les défis qu'elle lance aux sociétés modernes, la liberté politique et les adversaires mortels qu'elle engendre. Parce que, averti par la débâcle des années 30, il n'a cessé de pointer les risques d'une décadence de l'Europe et d'une marginalisation de la France... Dans une histoire qui n'est jamais close, la liberté reste un combat. Un combat dont l'issue demande de savoir penser vrai pour pouvoir agir juste. Patriote et universaliste, républicain et libéral, professeur et moraliste, Aron demeure le meilleur des compagnons de route pour les hommes du XXIe siècle face à une nouvelle accélération de leur histoire. Biographie de l'auteur Nicolas Baverez est historien et économiste. Chroniqueur au Point, aux Echos, au Monde, il est l'auteur de plusieurs essais dont Les Trente Piteuses (Flammarion, 1997) et La France qui tombe (Perrin, 2003).
Résumé : La France est aujourd'hui l'homme d'une Europe décadente : à la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, elle est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité dans la décadence que dans le redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut du retour de la croissance ou de l'avènement de l'Euro, d'une hypothétique fin du travail ou d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé. Assez gémi. Au travail.
Résumé : Au terme d'un quinquennat désastreux, la France est devenue l'homme malade d'une Europe, elle-même menacée de désintégration par le Brexit. Pourtant, la France et les Français ne sont nullement condamnés au déclin. Ni à l'humiliation. Ils disposent d'atouts majeurs, à commencer par les talents et les cerveaux, la culture et la civilisation dont ils sont les dépositaires. Et les solutions du mal français sont parfaitement connues. Ne nous manque que l'essentiel : la volonté (pour nous redresser) et le chemin (pour nous réformer). Voilà pourquoi la prochaine élection est décisive ! Ces chroniques qui refusent notre tentation du déni décrivent, avec la lucidité habituelle de l'auteur, ce que pourrait être le sursaut national.
Résumé : 2040. La France est au bord de la faillite. Le nouveau directeur général du FMI débarque à Paris pour organiser l'aide internationale. Il est béninois. Il raconte dans des lettres adressées à ses proches ses découvertes. Au fil de ses entretiens, il compose une stupéfiante galerie de portraits des dirigeants français. Il décrit un pays enfermé dans le déni, prolétarisé, écartelé entre les très riches et les très pauvres, un Etat impuissant et à l'agonie. Mais il rencontre aussi des Français qui résistent à l'effondrement, des élus, des fonctionnaires, des savants, des entrepreneurs, des femmes luttant au coeur des bidonvilles. A travers une fiction formidablement bien menée et désespérante, Nicolas Baverez nous offre une terrible leçon de choses : voilà ce qui attend la France si elle ne met pas fin à l'arrogance et à la gabegie de son Etat et de ses dirigeants.