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Le chômage, à qui la faute?
Baverez Nicolas ; Foucault Jean-Baptiste de ; Minc
ATELIER
10,15 €
Épuisé
EAN :9782708238008
Biographie de l'auteur Nicolas Baverez est historien, économiste, éditorialiste au Point et aux Échos. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Raymond Aron, un moraliste au temps des idéologies (Flammarion, 1993, rééd. 2005), Les trente piteuses (Flammarion, 1995), La France qui tombe (Perrin, 2003).Ancien commissaire au Plan, Jean-Baptiste de Foucauld est président de l'association Solidarités nouvelles face au chômage. II est notamment l'auteur de 3 cultures du développement humain, résistance, régulation, utopie (Odile Jacob, 2002). Alain Minc a été inspecteur des finances et membre du conseil de surveillance ou administrateur de nombreux grands groupes. Aujourd'hui président de AM Conseil, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Les prophètes du bonheur (Grasset, 2004) et Ce monde qui vient (Grasset, 2004). Alain Houziaux est pasteur à l'Église réformée de l'Étoile, docteur en théologie, docteur en philosophie. II a aussi été conseil en management. II est notamment l'auteur de Paraboles au quotidien (Cerf, 1995) et Les grandes énigmes du Credo (DDB, 2003).
Raymond Aron (1905-1983) fut non seulement un spectateur engagé, témoin de l'histoire du XXe siècle, mais aussi un acteur majeur du combat qui opposa la démocratie au totalitarisme, un pédagogue de la liberté qui contribua à éclairer l'opinion française sur les dangers des idéologies. Sa fidélité à la vocation qu'il s'est fixée de comprendre l'histoire telle qu'elle se fait, et non telle qu'on la rêve, son engagement libéral, son indépendance d'esprit ont bouleversé sa vie, mêlant l'influence intellectuelle et le succès de nombre de ses livres à un destin heurté et souvent douloureux. Brillant normalien promis à la philosophie, Aron fut révoqué de l'université par le statut des Juifs et sa famille contrainte à l'exil. L'éditorialiste redouté des gaullistes des années 60 fut un des tout premiers à répondre à l'appel du 18 Juin. L'anticommuniste déclaré prit très tôt parti en faveur de la décolonisation. L'analyste souvent rangé à droite conserva une sensibilité et des amitiés de gauche. La cible des enragés de Mai 1968 fut l'un des critiques les plus vigoureux des archaïsmes de l'université française. La grandeur d'Aron se situe dans ce perpétuel décalage, dans cet héroïsme de la volonté qui ne renonce ni à l'action politique, quand bien même elle affronte l'absurde, ni à la vérité, quand bien même elle est partielle, ni à une certaine nécessité de la Raison, quand bien même il sait l'histoire tragique. Aron reste ainsi notre contemporain. Parce qu'il a pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, la guerre et les défis qu'elle lance aux sociétés modernes, la liberté politique et les adversaires mortels qu'elle engendre. Parce que, averti par la débâcle des années 30, il n'a cessé de pointer les risques d'une décadence de l'Europe et d'une marginalisation de la France... Dans une histoire qui n'est jamais close, la liberté reste un combat. Un combat dont l'issue demande de savoir penser vrai pour pouvoir agir juste. Patriote et universaliste, républicain et libéral, professeur et moraliste, Aron demeure le meilleur des compagnons de route pour les hommes du XXIe siècle face à une nouvelle accélération de leur histoire. Biographie de l'auteur Nicolas Baverez est historien et économiste. Chroniqueur au Point, aux Echos, au Monde, il est l'auteur de plusieurs essais dont Les Trente Piteuses (Flammarion, 1997) et La France qui tombe (Perrin, 2003).
Résumé : La France est aujourd'hui l'homme d'une Europe décadente : à la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, elle est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité dans la décadence que dans le redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut du retour de la croissance ou de l'avènement de l'Euro, d'une hypothétique fin du travail ou d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé. Assez gémi. Au travail.
Résumé : 2040. La France est au bord de la faillite. Le nouveau directeur général du FMI débarque à Paris pour organiser l'aide internationale. Il est béninois. Il raconte dans des lettres adressées à ses proches ses découvertes. Au fil de ses entretiens, il compose une stupéfiante galerie de portraits des dirigeants français. Il décrit un pays enfermé dans le déni, prolétarisé, écartelé entre les très riches et les très pauvres, un Etat impuissant et à l'agonie. Mais il rencontre aussi des Français qui résistent à l'effondrement, des élus, des fonctionnaires, des savants, des entrepreneurs, des femmes luttant au coeur des bidonvilles. A travers une fiction formidablement bien menée et désespérante, Nicolas Baverez nous offre une terrible leçon de choses : voilà ce qui attend la France si elle ne met pas fin à l'arrogance et à la gabegie de son Etat et de ses dirigeants.
Résumé : Au terme d'un quinquennat désastreux, la France est devenue l'homme malade d'une Europe, elle-même menacée de désintégration par le Brexit. Pourtant, la France et les Français ne sont nullement condamnés au déclin. Ni à l'humiliation. Ils disposent d'atouts majeurs, à commencer par les talents et les cerveaux, la culture et la civilisation dont ils sont les dépositaires. Et les solutions du mal français sont parfaitement connues. Ne nous manque que l'essentiel : la volonté (pour nous redresser) et le chemin (pour nous réformer). Voilà pourquoi la prochaine élection est décisive ! Ces chroniques qui refusent notre tentation du déni décrivent, avec la lucidité habituelle de l'auteur, ce que pourrait être le sursaut national.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.