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Les inégalités d'apprentissage. Programmes, pratiques et malentendus scolaires
Bautier Elisabeth ; Rayou Patrick
PUF
19,50 €
Épuisé
EAN :9782130575276
Le but de l'ouvrage est de reprendre la question de l'échec scolaire à la lumière des évolutions récentes de la scolarisation et du rôle de l'école dans la société française, ainsi que des modèles d'analyse en sciences de l'éducation. Il s'agit de mettre en évidence la nécessité de faire évoluer le cadre explicatif ou au moins interprétatif des difficultés scolaires de certains élèves, et des inégalités scolaires qui en découlent, du fait des nouvelles logiques qui rendent la seule sociologie des écarts culturels ou la psychologie des difficultés d'apprentissage inopérantes pour rendre compte de phénomènes et processus relativement récents. La notion de « malentendu » est ici largement mobilisée pour rendre compte de ces glissements de perspectives. Sans mettre de côté les puissants mécanismes sociaux qui contrarient les aspirations démocratisantes de l'école, elle interroge les analyses et pratiques des apprenants comme celles des enseignants qui, pris dans les multiples logiques qui traversent aujourd'hui le système éducatif, ne sont pas toujours capables d'identifier les processus sous-tendant l'activité de l'autre. Sans édulcorer la difficulté de la tâche à accomplir pour surmonter ces malentendus, sans vouloir culpabiliser ceux qui participent à leur existence, les auteurs proposent des pistes pour repenser individuellement et collectivement les situations d'apprentissage. Biographie de l'auteur Élisabeth Bautier, maître de conférences en sciences de léducation à lUniversité de Paris III, est responsable de l'équipe de recherche ESCOL puis ESSI depuis 2000. Elle est notamment l'auteur de Pratiques langagières, pratiques sociales (L'Harmattan, 1995) et a dirigé l'ouvrage Apprendre l'école et apprendre à l'école. Des risques de construction des inégalités dès la maternelle (2006). Patrick Rayou est professeur de sciences de l'éducation à l'université Paris VIII, agrégé de philosophie et docteur en sociologie. Ayant longtemps enseigné la philosophie en lycée, il est notamment l'auteur de La grande école (Puf, « L'éducateur », 1999).
Cet ouvrage étudie les pratiques scolaires en maternelle afin de comprendre comment peuvent, ou non, se construire, dès les débuts de l'école, les habitudes de travail et la socialisation intellectuelle nécessaires à la construction des savoirs et à la poursuite d'une scolarité.Ces observations mettent en évidence les sources de difficultés rencontrées par les élèves, notamment ceux de milieu populaire, dans leur confrontation avec les activités et les situations d'apprentissage mises en oeuvre par les enseignants. Ces situations, ces activités ne sont pas toujours appréhendées par les élèves sur le registre des apprentissages. Leurs habitudes langagières et cognitives, les connaissances familières ne correspondent pas aux attentes et aux présupposés des enseignants. Fort de ces constats, l'ouvrage propose une analyse détaillée des pratiques et donne à percevoir les chemins à renforcer pour favoriser la mise en réussite de chacun et de tous dès le début de la scolarisation. Enseignants, formateurs, parents trouveront dans cet ouvrage les repères nécessaires pour analyser, dynamiser leurs pratiques et renforcer leurs échanges. Biographie de l'auteur Sous la direction de Elisabeth Bautier, professeur des Universités, coresponsable de l'équipe ESCOL (Université Paris 8). Avec les contributions de J. Le Breton, O. Burger, C. Catteau, S. Chevillard, C. Joigneaux, C. Passérieux et C. Thouny. Ces différents auteurs ont une activité dans l'enseignement primaire; ils participent aux recherches de l'équipe ESCOL.
Les pratiques langagières de chacun d'entre nous sont à la fois linguistiques, sociales et cognitives. C'est faute de tenir compte de cette complexité que les constructions didactiques unidimensionnelles élaborées pour remédier à, l'échec scolaire se révèlent finalement si peu efficaces. Revenant sur les vingt années de recherches en sociolinguistique scolaire qui ont suivi la publication des travaux de Bernstein, l'auteur décrit l'hétérogénéité des pratiques langagières d'enfants, d'adolescents et d'adultes en difficultés et étudie les liens entre rapport au langage, rapport au savoir et démarches d'apprentissage. Une synthèse critique, théorique et méthodologique destinée tant aux chercheurs qu'aux formateurs.
L'étude de l'enfant exigerait celle du milieu ou des milieux où il se développe. Impossible autrement de déterminer exactement ce qu'il leur doit et ce qui appartient à son développement spontané. Il est vraisemblable d'ailleurs qu'il ne s'agit pas d'apports distincts qui se juxtaposeraient, mais de réalisations où chacun des deux facteurs actualise ce qui est en puissance dans l'autre."Wallon, "L'étude psychologique et sociologique de l'enfant", 1947.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.