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La plainte de l'impératrice. Edition français-anglais-allemand. Avec 1 DVD
Bausch Pina
L ARCHE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782851817563
Le titre du film paraît biblique, un peu provocant. Une femme, des femmes, un homme, des hommes. Qui ne sont peut-être qu un et se manifestant sous plusieurs apparences. Des enfants aussi et, bien sûr, des passions. La danse en fait partie. Autant de marques pour jalonner le parcours. Justement, un parcours peu habituel à l intérieur de la ville et dans les paysages autour de Wuppertal, où la chorégraphe habita et travailla pendant presque quarante ans. Un portrait ne raconte pas une histoire. On peut seulement deviner la biographie de celui ou de celle qui est portraituré. Même quand il s étale dans le temps ce qui est ici le cas une histoire se dégage à peine. Au lieu de cela le film creuse dans la profondeur des sensations, des atmosphères jamais vues et entendues. C est aussi un film sur les saisons. Les feuilles en automne. La neige en hiver. L herbe au printemps. Sur des arbres qui portent des numéros. Sur des eaux vives et des fruits étranges. Il y a un désir criant dans ce film, le besoin d être aimé, la peur de la fin.
En novembre 1987, quand débute le tournage de La Plainte de l'impératrice, Pina Bausch est à l'apogée de sa gloire. Elle a porté la révolution dans le spectacle vivant, cassant tous les codes, inventant tout au fur et à mesure, pièce après pièce. Filmer, c'est pouvoir sortir de scène, du théâtre, c'est avoir accès à l'espace extérieur, à la nature. Il y a là le désir d'un appel d'air. Comment la chorégraphe et sa troupe de Wuppertal ont-ils trouvé le chemin qui conduit de la scène à la caméra? Pourquoi ce film sera-t-il la seule réalisation cinématographique de Pina Bausch? C'est ce que raconte cet ouvrage. Federico Fellini, Pedro Almodóvar, Heiner Müller, Pippo Delbono, Bob Wilson mais aussi Susan Sontag, François Weyergans, Hervé Guibert et Peter Esterhazy, pour n'en citer que quelques-uns, se succèdent pour exprimer un désir compulsif, pour s'approprier le pouvoir et la force de la réalisatrice. Il y a, dans l'oeuvre de Pina Bausch, un avant et un après de La Plainte de l'impératrice. Le film reste une énigme et fixe un point de rupture dans l'oeuvre théâtrale, qui l'oblige à se transformer. Aujourd'hui Pina Bausch a disparu. La Plainte de l'impératrice, oeuvre maudite et culte, au titre prémonitoire, ne se rend toujours pas. Comme un roc solitaire.
Walzer est un extrait de la pièce du même nom de Pina Bausch. Elle a été créée, à l'été 1982, au Théâtre Carré à Amsterdam et enregistrée à l'automne de la même année, sous la direction de la chorégraphe, au théâtre de Wuppertal. Quand, en 1986, le Norddeutsche Rundfunk de Hambourg s'intéresse à l'oeuvre, Pina Bausch a sélectionné et monté le matériau et ainsi est né le film Walzer.
Dans l'Italie glaciale de 1943, alors que les troupes allemandes battent en retraite, une patrouille américaine est envoyée en reconnaissance dans la montagne. Pendant deux jours et deux nuits, ces hommes vont endurer le froid, la fatigue et surtout la peur: peur de se perdre dans ce labyrinthe boisé, d'être trahis par leur guide, surpris par les tireurs embusqués. Et puis ils sont hantés: par la nostalgie d'un temps de paix de plus en plus irréel, et par la culpabilité face au crime de guerre qu'a commis leur sergent, alors que leur parvient la rumeur des massacres. Peuvent-ils conserver leur dignité morale? Peuvent-ils même espérer survivre? Ce huis clos en plein air s'inscrit dans la prestigieuse lignée des récits de guerre américains. En maître de la forme brève, Richard Bausch excelle à rendre la tension permanente, l'impression de chaos, la réalité concrète des sensations, dans un style nerveux, lapidaire, inventif, tout en aspérités. Rarement a-t-on vu restituée de façon aussi palpable l'expérience indicible des soldats. Et si ce cauchemar hivernal est ancré dans un contexte historique précis, sa puissance et son intensité lui donnent une portée universelle. Moraliste et humaniste, Bausch nous parle, avec Paix, de la guerre. De toutes les guerres. Et il nous livre, du même coup, son meilleur roman.
Il y a des surprises qui ressemblent à des miracles. Avant de tourner son film La Plainte de l?impératrice, Pina Bausch s?est pliée à un exercice. Elle a dû montrer aux coproducteurs des chaînes de télévision, qu?elle était capable de faire un film sans scénario. Sa méthode était incompatible avec les méthodes traditionnelles du cinéma. Ainsi, un film est né, un film qui documente les répétitions d?une de ses pièces portant le titre (intraduisible) Ahnen. Et ce film montre un ensemble de danseuses hors pair. En attendant, en cherchant et créant. Un document unique. En fait il y a ici vraiment de quoi crier au miracle.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.