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Le pays au-delà du crépuscule. Friedrich Nietzsche & Anne Frank à Sils-Maria
Baumont Stéphane
ENCRE MARINE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782841863051
Sils-Maria, haut lieu de villégiature philosophique de Friedrich Nietzsche : de son bureau, au c?ur de la haute Engadine, il voit, là, juste sous le ciel, une haute falaise très escarpée. Viendra s'y construire peu de temps après sa disparition, un chalet. Au bord du précipice. C'est là qu'Anne Frank passa, chez des amis de ses parents, les étés de 1935 et 1936, années pathétiques de l'hitlérisme conquérant. Entre le philosophe et la toute jeune Anne, d'une maison l'autre, dans un au-delà du temps qui sollicite rencontre et dialogue, un pays au-delà du crépuscule se dessine. Par petites touches. Dans le froid glacial du haut plateau de la haute Engadine. Dans la clairière aménagée par Hölderlin et Plutarque. Dialogue des morts avec les textes philosémites de Nietzsche, l'ermite de Sils-Maria, avec l'allégresse de celle qui va, bientôt, nous livrer son Journal. Peu à peu les mots construisent le chalet qui n'existait pas, révèlent l'admiration et le respect du Philosophe pour le Peuple juif auquel Anne appartient. Ecritures d'ombres sur les pierres, les parois, les clairières, les poutres des chalets, des chambres de l'Une, du bureau et de la petite table de l'Autre. Immémoriales stèles dans les clairières de l'Engadine. Croisement d'âmes sur les sentiers de l'Alpe. Il fait décidément beau à Sils-Maria,. Très beau.
À égale distance de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, centre du monde dans l'Antiquité, mère nourricière et haut lieu de nos mythologies universelles - du Minotaure à l'Atlantide -, chantée par Ovide, Virgile et Homère, la Crète fut une formidable thalassocratie et le plus ancien des empires maritimes. Deuxième île de la Méditerranée orientale après Chypre, la Crète offre d'admirables sites portuaires lovés dans des golfes profonds, ainsi que des passages entre vallées engendrant la naissance et la fondation des grandes citées antiques comme Cnossos, Gortyne et Phaestos. Balade en compagnie de Stéphane Mallarmé, Jules Supervielle, Jacques Lacarrière, Fernand Braudel, Nikos Kazantzaki, Lawrence Durrell, Paul Morand, Camille Mauclair, Michel Butor, Pandelis Prevelakis, Henry Miller, Ioanna Karystiani et bien d'autres.
Roi du sport" , le football a envahi notre vie quotidienne avec ses finales spectaculaires, ses matchs locaux, nationaux ou internationaux, ses champions et leurs buts, ses dirigeants et ses entraîneurs, ses supporters et leurs dérives de hooligans, ses joies et ses drames, ses scandales et ses affaires de corruption... Né à la fin du XIX ? siècle et importé d'Angleterre, ce sport, simple par ses règles, est devenu universel et populaire. Premier jeu de France et du monde, le football a évidemment suscité l'intérêt des écrivains : passements de jambes, dribbles, petits ponts, penalties et autres une-deux en compagnie d'Albert Camus, Raymond Aron, Jean Giraudoux, Henry de Montherlant, Umberto Eco, Pierre de Coubertin, John King, René Fallet, Renaud Camus, Pierre Desproges, Peter Handke, Doc Gynéco et bien d'autres...
Nantes: ville d'un fleuve autant que d'une mer, ville des ballades de Paul Fort et des chansons mélancoliques et populaires de Barbara, cité où naquit le surréalisme avec Jacques Vaché, ami d'André Breton, et le rêve de voyage autour du monde avec Jules Verne. Pour les uns, Nantes est "la Venise de l'Ouest" entre Erdre et Loire; pour d'autres, c'est une "cité de brumes". Promenons-nous dans cette Nantes aux reflets changeants, du passage Pommeraye à la rue de la juiverie, du quai de la Fosse au Beffroi du Bouffay, de l'île Feydeau au château des ducs de Bretagne, en compagnie de Jules Vallès, Flaubert, Stendhal, Paul Morand, Pieyre de Mandiargues, Paul Nizan, Michel Tournier, Jean Rouaud, Jacques Prévert, Alphonse Daudet, Michel Chaillou, Julien Gracq et bien d'autres.
A l'extrémité la plus orientale de la Suisse, entre l'Italie et l'Autriche, l'Engadine constitue la première grande vallée d'Europe de haute altitude, du col de Maloja (1815 m) à Vinadi (1086 m), à la frontière austro-suisse. Accessible par huit cols routiers et chemins de fer, mondialement connue par la station de ski Saint-Moritz, ville organisatrice des jeux olympiques d'hiver et des championnats du monde, l'Engadine, et plus particulièrement Sils-Maria, est, à la suite de Friedrich Nietzsche, le haut lieu de l'humanisme et de l'esthétisme philosophique, poétique et littéraire du XXe siècle. Subtil alliage de la nature et de la culture, ce " toit de l'Europe " abrite un génie du lieu, approché ici sur les pas d'André Gide, Hermann Hesse, Yves Bonnefoy, Theodor Adorno, Marcel Proust, Pierre-Jean Jouve, Jean Cocteau, Renaud Camus, Paul Celan et bien d'autres.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.