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Le goût du Pays basque
Baumont Stéphane
MERCURE DE FRAN
6,60 €
Épuisé
EAN :9782715228351
Terre de contrastes, le Pays basque est multiple. Arrière-pays plein de mystères et de sentiers, de villages de pelotaris et de rugbymen, d'églises et de cimetières, le Pays basque, c'est aussi une côte et sa solitude transatlantique, ses falaises, ses phares et ses hautes maisons, ses barres et ses digues, ses vagues qui offrent, aux grandes marées, des flocons d'écume qui tombent comme de la neige sur les stations balnéaires ou le sable des plages. Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz exhalent des parfums océaniques; Cambo-les-Bains, Arcangues, Saint-Pée-sur-Nivelle, Hasparren, Espelette invitent à la montagne... Balade dans ce bout maritime et montagnard de l'Europe, à l'ouest des Pyrénées, entre le fleuve Adour et le rio Ebro, en compagnie de Victor Hugo, Jules Michelet, Pierre Loti, Jules Verne, Roland Barthes, Marie Darrieussecq, Renaud Camus, Jean Echenoz, Emmanuel Le Roy Ladurie, Claude Nougaro, Florence Delay et bien d'autres.
On ne peut se faire une idée juste des hautes montagnes qu'on ne les ait parcourues. Les points de vue, terribles et charmants, qu'on y rencontre sont faits pour nourrir l'imagination des poètes, mais leurs tableaux n'en peuvent rendre la réalité et me dégoûtent de vous la crayonner." En 1757, Madame du Boccage, témoignait déjà de l'attrait exercé par le mont Blanc. Point culminant des Alpes, conquis pour la première fois en 1786 par le Dr Paccard et le guide Jacques Balmat, puis, l'année suivante, par H. B. de Saussure, le mont Blanc est bien plus qu'une montagne: c'est un personnage à part entière autour auquel se sont cristallisés mythes et légendes. Que l'on soit poète ou montagnard - ou les deux - cette "cathédrale de la terre" fascine de toute éternité. Ascension en compagnie de Lamartine, Rousseau, Hugo, Chateaubriand, Dickens, Frison-Roche, Dumas, et bien d'autres...
Sils-Maria, haut lieu de villégiature philosophique de Friedrich Nietzsche : de son bureau, au c?ur de la haute Engadine, il voit, là, juste sous le ciel, une haute falaise très escarpée. Viendra s'y construire peu de temps après sa disparition, un chalet. Au bord du précipice. C'est là qu'Anne Frank passa, chez des amis de ses parents, les étés de 1935 et 1936, années pathétiques de l'hitlérisme conquérant. Entre le philosophe et la toute jeune Anne, d'une maison l'autre, dans un au-delà du temps qui sollicite rencontre et dialogue, un pays au-delà du crépuscule se dessine. Par petites touches. Dans le froid glacial du haut plateau de la haute Engadine. Dans la clairière aménagée par Hölderlin et Plutarque. Dialogue des morts avec les textes philosémites de Nietzsche, l'ermite de Sils-Maria, avec l'allégresse de celle qui va, bientôt, nous livrer son Journal. Peu à peu les mots construisent le chalet qui n'existait pas, révèlent l'admiration et le respect du Philosophe pour le Peuple juif auquel Anne appartient. Ecritures d'ombres sur les pierres, les parois, les clairières, les poutres des chalets, des chambres de l'Une, du bureau et de la petite table de l'Autre. Immémoriales stèles dans les clairières de l'Engadine. Croisement d'âmes sur les sentiers de l'Alpe. Il fait décidément beau à Sils-Maria,. Très beau.
À chacun sa montagne et sa façon de l'appréhender : à Pétrarque sa méditation au sommet du mont Ventoux, à Cézanne ses pinceaux pour la Sainte-Victoire, à René Char sa «montagne déchirée», à Senancour sa prose poétique sur les pentes des dents du Midi, à Samivel la philosophie de «l'amateur d'abîmes», à Victor Hugo la stupéfiante découverte du cirque de Gavarnie, à Philippe Jaccottet et à André Velter les flocons tranquilles ou pathétiques de la poésie des altitudes... Qu'elle s'appelle Chomo Lungma ou Kilimandjaro, K2 ou mont Blanc, «mont Analogue» ou «Montagne déchirée», mont Perdu ou aiguille de la République, Cervin ou Fitz-Roy, qu'elle soit dans une mer de nuages, sur les peintures alpines ou dans les haïkus japonais, la montagne est tout à la fois majestueuse, mystérieuse et magique. À découvrir aussi sur les pas de Thoams Mann, Maurice Herzog, Dino Buzzati,Gabriele D'Annunzio, Rainer Maria Rilke, Pierre Jean Jouve, Jean-Jacques Rousseau, Julien Gracq, Michel Butor, Hermann Hesse et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.