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Le goût de la radio et autres sons
Baumgartner Thomas
MERCURE DE FRAN
7,50 €
Épuisé
EAN :9782715233492
Le son est une magie et une évidence. Fluidité insaisissable, il est matière disponible pour la littérature. Par le son, on entre dans le fantastique : saisi par l'oreille, le lecteur accepte la proximité d'une autre dimension et d'autres possibles. Les romans et les récits n'ont pas attendu les technologies de reproduction, de diffusion, de captation du son pour en faire le véhicule d'utopies et de légendes. Avec le progrès technique, le son se manipule, se stocke. C'est là que la radio entre en scène : avec elle, la parole se voit douée d'ubiquité, à la fois dans le studio et potentiellement dans le monde entier. Mais sait-on jamais qui écoute ? Voyage dans cet étrange pays de la radio et des sons en compagnie d'Homère, Rabelais, Francis Bacon, Samuel Beckett, Roland Dubillard, Jacques Roubaud, Denis Podalydès, Vincent Ravalec, Jean Tardieu, Roger Grenier, Roland Barthes, Eric Chevillard, François Bon, Dominique A, Jean Cocteau et bien d'autres...
Entre mars 1968 et juillet 1990, L'Oreille en coin fait des week-ends de France Inter un moment à part. Jusqu'à trois demi-journées de programmes ironiques, innovants et modernes. Du jamais entendu jusque-là! La radio de L'Oreille est une radio sans vedettes, à la fois sophistiquée et populaire, un atelier créatif qui contient toutes les formes de radios. Il y a bien sûr les dimanches matin des chansonniers, où passent Jean Amadou, Patrick Burgel, Pierre Saka, Maurice Horgues, Jacques Mailhot, Françoise Morasso, Yves Lecoq... Et, à partir de 1984, hommes et femmes politiques commencent à défiler, et certains vieux briscards, comme Gaston Defferre, Valéry Giscard d'Estaing ou Edgar Faure n'hésitent pas à mettre à l'épreuve leur sens de la répartie. On y rencontre aussi les jeunes loups du moment, parmi lesquels Alain Juppé, Dominique Strauss-Kahn et même Nicolas Sarkozy. Les samedis et dimanches après-midi sont de vrais moments de convivialité et d'inventivité radiophonique. Nombreux sont ceux qui y apprennent leur métier ou développent leur talent: Kriss, Daniel Mermet, Paula Jacques, Daniela Lumbroso, Ève Ruggieri... Entre autres. Ils y côtoient certains anciens qui marquent déjà l'histoire de la radio: Claude Dominique, Yann Paranthoën, Gérard Sire, RobertArnaut... Un voisinage fécond rendu possible par les deux figures qui créent et dirigent L'Oreille en coin: Jean Garretto et Pierre Codou. Ce livre raconte l'histoire de cette émission unique et fait la part belle aux souvenirs de ses acteurs et aux témoignages de ses auditeurs.
Résumé : Dans les aéroports, dans les gares, sur Internet ou en traversant la rue, à la boulangerie, dans nos rêves, le jour ou la nuit, au boulot, à l'école, chez ma mère, en vacances, au supermarché, au café, à la radio, à la télé, dans le hall, dans le jardin, à la piscine, on nous canalise, on nous empêche, on nous incite, on nous fait comprendre, on nous scanne, on nous demande de rester de l'autre côté de la ligne qui est là, on nous dévisage, on nous demande d'être ressemblant, on nous touche, on nous regarde dans le sac, on nous réclame la carte, on nous réclame l'autre carte, puis un justificatif, on nous demande de retirer le casque, on nous laisse attendre dans le sas, on nous regarde en coin, on nous fait inscrire notre nom là, et là, et là, on nous demande de ne pas sourire, on nous fait prendre un numéro, on exige qu'on reste à notre place dans la file. C'est ainsi, partout. Sauf au coeur de la littérature, la vraie, la grande. Elle échappait à cet air du temps, c'est terminé. Voilà quelques incipits de grands textes, introductions souvent fameuses, transformés légèrement et systématiquement. Et augmentés d'un léger suspense. Pour raisons de sécurité, évidemment.
Résumé : En dix témoignages, ce livre propose une expérience : celui d'une parole longue sur un sujet tabou. Un joueur de poker en ligne, une auxiliaire de vie, un multimillionnaire, une consultante racontent comment faire avec l'argent-contrainte, objet de lutte, instrument de pouvoir, de domination, de définition.
Analyser en détail les quatre premiers romans de Chrétien, Erec et Enide, Cligès, Le Chevalier au Lion (Yvain) et Le Chevalier de la Charrette (Lancelot), serait aussi présomptueux qu'impossible. Il a paru plus efficace d'en étudier pour chacun la forme neuve, la torsion nouvelle que Chrétien impose à un univers de référence à peu près fixé à partir d'Erec et Enide. Nous ne chercherons donc pas à retrouver dans cette oeuvre si éclatée un parcours esthétique concerté et encore moins un message unifié sur l'amour, le pouvoir, l'aventure, etc. Il nous semble au contraire que la fascination qu'a exercée Chrétien sur son premier public sans doute, sur les écrivains du XIII ? siècle à coup sûr, puis sur la critique du XX ? siècle, et qu'elle exerce encore, espérons-le du moins, sur un public moderne, tient avant tout à sa diversité, à l'aspect caméléon d'un auteur en quête de public, qui paraît avoir saisi sa chance et l'air du temps à chaque nouvel essai, sans chercher d'autre cohérence, d'autre signature qu'une paradoxale liberté d'inventions, de recadrages, de déplacements imprévus dans le monde clos qu'il s'est lui-même créé". Emmanuèle Baumgartner.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.