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Dire et penser le temps au Moyen Age
BAUMGARTNER
SORBONNE PSN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782878543131
L'historien antique visait d'abord à rendre compte de l'enchaînement des causes. Le clerc médiéval veut avant tout situer les événements dans le temps, souci lié à la conception chrétienne d'un temps qui a eu une origine, sa création par Dieu, une coupure essentielle, l'Incarnation, et se déroule selon un sens, orienté vers une fin. A côté de récits consacrés au passé mythique, puis historique de l'Angleterre bretonne, puis normande, s'invente dès la fin du XIe siècle une historiographie d'un nouveau type, en liaison avec l'extraordinaire aventure que furent la Première Croisade et, en 1099, la prise de Jérusalem. On passe alors à une pratique neuve d'une histoire écrite bien souvent, par des acteurs et/ou témoins. Dès la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle on verra (avec Robert de Clari, Villehardouin, Joinville) le vécu de l'historien - ou du mémorialiste ? - entrer en tension avec une grille de lecture préfabriquée. "Dire le temps" dans sa matérialité brute n'advient jamais. Aux purs marquages temporels se tissent inévitablement une pesée et une pensée du temps, révélant aussi bien le projet conscient de l'écrivain que le sens plus secret selon lequel il en a dévidé et retordu le fil.
Analyser en détail les quatre premiers romans de Chrétien, Erec et Enide, Cligès, Le Chevalier au Lion (Yvain) et Le Chevalier de la Charrette (Lancelot), serait aussi présomptueux qu'impossible. Il a paru plus efficace d'en étudier pour chacun la forme neuve, la torsion nouvelle que Chrétien impose à un univers de référence à peu près fixé à partir d'Erec et Enide. Nous ne chercherons donc pas à retrouver dans cette oeuvre si éclatée un parcours esthétique concerté et encore moins un message unifié sur l'amour, le pouvoir, l'aventure, etc. Il nous semble au contraire que la fascination qu'a exercée Chrétien sur son premier public sans doute, sur les écrivains du XIII ? siècle à coup sûr, puis sur la critique du XX ? siècle, et qu'elle exerce encore, espérons-le du moins, sur un public moderne, tient avant tout à sa diversité, à l'aspect caméléon d'un auteur en quête de public, qui paraît avoir saisi sa chance et l'air du temps à chaque nouvel essai, sans chercher d'autre cohérence, d'autre signature qu'une paradoxale liberté d'inventions, de recadrages, de déplacements imprévus dans le monde clos qu'il s'est lui-même créé". Emmanuèle Baumgartner.
Que peut-on ressentir lorsqu'on s'élance de la stratosphère à 39 kilomètres au-dessus du sol, pour plonger vers la Terre à la vitesse du son?Aujourd'hui, un seul homme au monde peut répondre à cette question: Felix Baumgartner. Le 14 octobre 2012, cet Autrichien subjuguait le monde entier avec son saut supersonique.Dans Ma vie en chute libre, son livre de témoignage, Felix Baumgartner dévoile tout sur la réalisation de la fameuse mission Red Bull Stratos. Il revient sur les mille et un tracas, les grandes joies et les peurs intenses qu il a dû affronter pour relever ce défi où, une fois de plus, il jouait sa vie.Ce sportif de l'extrême devenu champion du monde de base jumping revient sur son parcours et nous entraîne dans les coulisses des nombreux exploits qu'il a réalisés avant ce saut ultime.
Dès leurs premières manifestations, vers 1150, les récits sur Tristan et Iseut posent diversement une seule question : à quel prix des amants peuvent-ils vivre l'absolu du désir ? La réponse est cruellement pessimiste. Symbolisé par le " vin herbé ", le désir est désordre au monde, désastre pour l'être humain. Tout au long du Moyen Âge, d'autres récits sur Tristan et Iseut tentent cependant avec plus ou moins de succès de conjurer cette représentation, édulcorent et déplacent l'image tristanienne de la folie amoureuse. Puis l'oubli s'installe. Jusqu'au moment où le XIXe siècle anglais et allemand donne à l'histoire des amants de Cornouailles - mais pour combien de temps encore ? - son statut de mythe, de lieu où penser l'amour dans son rapport au monde, à Dieu, au néant. Cette étude suit dans ses principales mutations, du Moyen Âge à la fin du XXe siècle, l'évolution d'un " conte " d'amour et de mort qui a également été le lieu où expérimenter, dès le XIIe siècle, toutes les ressources de l'art du roman et qui s'est très tôt annexé d'autres modes artistiques : peinture, sculpture, musique, et, à partir du XIXe siècle, l'opéra, le théâtre, le cinéma.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.