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La décadence des intellectuels. Des législateurs aux interprètes
Bauman Zygmunt ; Tricoteaux Manuel
ED. J. CHAMBON
25,20 €
Épuisé
EAN :9782742770816
Durant toute l'ère moderne, les intellectuels exercèrent sur l'opinion un talc de législateurs au nom dune vérité unique, absolue et universelle. Ils se voulaient les guides dont les préceptes permettraient à coup sûr de se rapprocher de la société juste et bonne. Mais à l'heure de la postmodernité, nous vivons dans un monde éminemment pluriel, où cohabitent de multiples cadres de référence, ayant chacun sa grille de lecture et ses critères de rationalité, et où coexistent des positions comparables et concurrentes qui ne peuvent être réconciliées. Dans ce contexte de pluralisme irréversible, un consensus à l'échelle mondiale sur les visions du monde et les valeurs étant impossible, la communication entre les traditions est devenue la question majeure de notre temps. Incapables d'éclairer leurs concitoyens à la lumière d'une Vérité sapée par k relativisme, les intellectuels se recyclèrent en interprètes des traditions culturelles. Dans La Décadence des intellectuels, Zygmunt Bauman, sociologue lucide sur notre époque, retrace et éclaire cette évolution, des Lumières à la culture de consommation. La vigie d'autrefois a quitté son poste et troqué sa longue-vue contre une loupe. Elle nous observe, nous scrute et nous apprend à mieux nous connaître. Mais qui empêchera le bateau sur lequel nous sommes tous embarqués de se briser sur les récifs ? . . Né en 1925 en Pologne, Zygmunt Bauman a enseigné la philosophie à l'université de Varsovie avant d'en être chassé en 1968 lors de persécutions antisémites. A partir de 1971, il a enseigné la sociologie à l'université de Leeds, dont il est professeur émérite. Son oeuvre exerce une très forte influence sur notre époque. Nous avons déjà publié La Vite en miettes (2003), L'Amour liquide (2004), La Société assiégée (2005) et La Vie liquide (2006).
Aborde la fragilité des liens humains. L'auteur évoque le sentiment d'insécurité inspiré par cette fragilité, ainsi que les désirs conflictuels visant à resserrer les liens. Dans une société mondialisée, prônant notamment la consommation et développant de vastes réseaux de communication, les relations humaines deviennent flexibles plutôt que durables.
Nous assistons au passage d'une phase "solide" à une phase "liquide" de la modernité. A l'état liquide, rien n'a de forme fixe, tout peut changer. Dans un environnement fluide, faut-il s'attendre à une inondation ou à une sécheresse? Mieux vaut se tenir prêt pour l'une comme pour l'autre. Les structures, si tant est qu'il y en a, ne tiendront plus longtemps. Elles finiront elles aussi par prendre l'eau, se liquéfier, suinter, et fuir. Les autorités aujourd'hui révérées seront demain tournées en dérision, méprisées et huées, les célébrités seront oubliées, les idoles à la mode ne survivront plus que dans les jeux télévisés, les nouveautés seront mises au rancart, les causes éternelles seront abandonnées pour d'autres causes tout aussi éternelles, les puissances indestructibles tomberont aux oubliettes, les palais et les banques seront engloutis par d'autres plus grands encore ou finiront tout simplement par disparaître, les actions à la hausse seront dévaluées, les brillantes carrières déboucheront sur une voie de garage.
Avec l'avènement de la modernité liquide, la société de production s'est transformée en une société de consommation. Désormais, les individus sont à la fois les promoteurs des produits et les produits dont ils assurent la promotion. Ils sont dans le même temps la marchandise et le vendeur, les biens et leurs représentants de commerce. Ils habitent tous le même espace social qu'on décrit habituellement par le terme de "marché'. L'épreuve à subir pour accéder aux meilleures positions sociales exige qu'ils se reconditionnent sans cesse en produits capables d'attirer l'attention sur eux-mêmes. Cette subtile transformation des consommateurs en produits est le trait le plus caractéristique de la société de consommation dans laquelle nous vivons. C'est sa vérité cachée, son secret le plus enfoui et le mieux gardé. Montrant que"la remarchandisation constante est à la marchandise, et donc au consommateur, ce que le métabolisme est aux organismes vivants', Zygmunt Bauman, dans ce nouvel opus brillant et décapant, examine l'impact des attitudes consuméristes sur des aspects apparemment distincts du cadre social (politique et démocratie, divisions sociales et stratification, communautés et partenariats, construction de l'identité, production et utilisation du savoir) et dénonce l'illusion et les dangers d'une société au sein de laquelle il est impératif de consommer pour être. Biographie de l'auteur Né en 1925 en Pologne, Zygmunt Bauman a enseigné la philosophie à l'université de Varsovie avant d'être chassé en 1968 lors de persécutions antisémites. A partir de 1971, il a enseigné la sociologie à l'université de Leeds dont il est professeur émérite. Son oeuvre exerce une très forte influence sur notre époque. Les éditions Jacqueline Chambon ont déjà publié La Vie en miettes (2003), L'Amour liquide (2004), La Société assiégée (2005), La Vie liquide (2006) et La Décadence des intellectuels.
Zygmunt Bauman La société est assiégée sur deux fronts : La société assiégée d'un côté, un monde globalisé, que ne structurent plus les anciennes règles, de l'autre, une politique de gestion de la vie de plus en plus "liquide" et mal définie. L'espace compris entre ces deux fronts, gouverné jusque récemment encore par les principes régissant l'Etat-nation souverain et identifié par les sociologues comme la "société", est chaque jour plus difficile à concevoir comme une entité autonome. D'où le défi posé à une sociologie fondée sur une conception de la société en grande partie dépassée. Mais la transformation radicale de son objet n'invalide pas l'utilité de la sociologie : permettre à l'humanité davantage de maîtrise de son destin. Ce livre explore ainsi les nouveaux dilemmes de nos sociétés (vitesse/ lenteur, privé/public, autorité/idolâtrie, événement/ politique), pour montrer comment, dans ce monde globalisé, l'action est à la fois possible et exigée.
Résumé : Après le succès de Quand la lumière décline, Eugen Ruge poursuit l'exploration de son histoire familiale dans un roman haletant. Moscou, 1936. La jeune communiste allemande Charlotte échappe aux persécutions nazies et part avec son mari et d'autres en Union soviétique. Avec d'autres, elle va faire travailler pour le service de renseignements du Komintern, avec d'autres communistes de tous les pays. Mais les purges viennent de commencer et touchent bientôt des connaissances de Lotte. Son sort devient de plus en plus incertain.
Cette biographie ne se propose pas de revisiter le mythe Hannah Arendt mais plus modestement souhaite offrir au lecteur, grâce une chronologie impeccable et de nombreux témoignages, des clés pour aborder cette ?uvre protéiforme. Elle entend faire de la vie de l'écrivain un vecteur vers ses livres. Cette approche nous a paru particulièrement judicieuse s'agissant d'un auteur qui a été publié en France chez plusieurs éditeurs et dans le plus grand désordre. Une démarche méthodique qui replace les ?uvres dans les circonstances qui les ont vu naître nous a paru s'imposer. Surtout pour un écrivain qui à côté d'?uvres de réflexion philosophique ou sociologique a souvent écrit en réaction à des événements politiques, dont parfois elle fut non seulement le témoin mais aussi un des acteurs. Mais c'est aussi une biographie pleine d'émotion. Celle des témoins de sa vie qui tous insistent sur son charme, son franc-parler, son humour et surtout sa fidélité en amitié qu'elle mettait, disent-ils, au-dessus de l'amour. Enfin l'abondance de l'iconographie rend cette lecture aussi plaisante qu'indispensable.
Ditfurth Christian von ; Chambon Jacqueline-Thérès
La deuxième affaire criminelle du Pr Stachelmann, du département d'histoire de l'université de Hambourg, va une fois de plus le mettre directement en cause et lui faire même connaître la prison.On fête un nouveau confrère, le Pr Griesbach, autrefois citoyen de RDA, qui arrive de Berlin accompagné de sa ravissante épouse. Stachelmann est immédiatement séduit et ne résiste pas quand celle-ci le drague un soir où son mari est parti en voyage. Et quand, les jours suivants, le mari n'est toujours pas rentré, c'est tout naturellement à lui qu'elle demande de partir à sa recherche à Berlin. Là, il découvre que Griesbach, passé à l'Ouest, était à la tête d'une filière de passeurs qui aidait ceux qui voulaient fuir le régime. Stachelmann rentre bredouille, mais lorsqu'il ouvre la coffre de sa voiture, c'est le cadavre de Griesbach qu'il y trouve...Dans cet excellent policier, nourri d'histoire, c'est cette fois la Stasi, avec ses insidieuses méthodes d'intimidation et son habileté à manipuler les consciences, qui est au c?ur de l'énigme, quatorze ans après la fin de la RDA.
Résumé : Entre roman policier et secrets de famille, le roman d'Alex Berg décrit la complexité de ces destins d'exilés (ici, celui très actuel d'une petite Syrienne) où les familles sont brisées et le passé souvent enfoui sous les décombres de l'Histoire.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.