Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ulle
Baum Vicki ; Bestaux Eugène
PHEBUS
19,25 €
Épuisé
EAN :9782752901460
L'un des plus grands romans de Vicki Banni (1924), dans sa veine la plus sombre, la plus " mal-pensante ". Ulle (diminutif d'Ulrich), un gamin qui ne veut pas grandir, est la tête de Turc de son quartier - on est dans une petite ville encore marquée par l'esprit de la vieille Allemagne. Le gamin fait tôt l'apprentissage de la solitude et de la honte assumée, sinon acceptée. A dix ans, il lui faut bien admettre l'évidence: il est nain, et devra continuer de subir sa vie durant quolibets, rebuffades, désamour... Sauvé par le cirque où il se produit comme acrobate, puis par le théâtre, il en vient, l'âge venu - non sans avoir manqué lui-même de s'égarer à l'heure du succès -, le c?ur toujours blessé mais presque réconcilié avec lui-même, à attendre la fin comme une délivrance: la mort bientôt, demain peut-être, le rendra l'égal de tous... La dernière page tournée, on pense à Poil de Carotte, à Freaks (l'évocation du monde du cirque est un grand moment du livre)... mais, surtout, on ne peut s'empêcher de songer au Tambour de Günter Grass, qui dans le même sillage sut évoquer lui aussi la grandeur et la détresse d'un destin voué à cheminer au ras des pâquerettes. Car c'est ainsi que les petits sont grands ! Ce que n'étaient certes pas près d'admettre, à l'époque, les amis d'un certain Adolf Hitler, qui n'en était alors qu'à monter sur la table dans les brasseries pour demander qu'on l'aide à débarrasser la terre de tous les " avortons ".
Le grand-père du héros a bientôt cent ans, presque un siècle ! Il a tellement vécu qu'il ne sait plus trop où il en est. Alors quand son petit-fils vient lui rendre visite... il le prend pour son frère, et l'appelle Prosper ! Le garçon envisage de le détromper, mais décide finalement de jouer le jeu. Il suivra son grand-père dans le jardin de sa résidence, devenu pour l'occasion un véritable Far West, avec des canyons à traverser et des Sioux à attaquer. Car, malgré la maladie, c'est un grand-père qui a encore plein d'aventures en lui.
Résumé : Au début du XXe siècle, alors que Bali est sous occupation néerlandaise, un navire s'échoue au large de l'île. Le peu scrupuleux commandant du bateau se plaint alors auprès des Hollandais du pillage de l'épave par les Balinais. L'affaire s'envenime et tourne à l'affrontement entre les autorités locales et néerlandaises. En suivant le destin de trois personnages : Pak le paysan, Raka le danseur et Alit le rajah, cette saga dévoile l'une des singularités de la civilisation balinaise : le Poupoutan (littéralement "la Fin"), recours ultime d'un peuple pour sauver son honneur face à l'envahisseur. Imprégnée de la culture de Bali et de son histoire, Vicki Baum (1888-1960), auteur notamment de Grand Hôtel, livre là l'un de ses romans les plus saisissants.
Résumé : Ecrit en anglais par l'auteur exilée aux Etats-Unis et scénariste à Hollywood, ce roman est publié en 1943 dans une version édulcorée, l'auteur le traduit en allemand ensuite. Il sera publié en France en 2004 aux Editions du Rocher à partir de la version américaine et avec quelques autres coupes. Notre traduction restitue le livre dans son véritable texte tel que l'auteur l'a désiré. 1945, Hôtel Berlin. Poussés par le rationnement et les bombardements, tout ce que la ville compte de diplomates, de généraux, d'hommes d'affaires ou de héros du champ de bataille se retrouvent dans ce lieu au luxe suranné, comme dans un ultime refuge. La comédie humaine se poursuit jusqu'à l'absurde, et les dignitaires fatigués cherchent les étoiles qui pourraient continuer d'entretenir leurs rêves de victoire ; au milieu de tous ces hommes brillent Tilli, une femme facile mais désargentée, et Lisa Doorn, égérie du Führer pour qui la foule envahit encore chaque soir le théâtre. C'est elle que va rencontrer Martin Richter, l'étudiant révolté, le téméraire opposant au régime, poursuivi par la Gestapo. Guidée par lui, elle va ouvrir les yeux sur la réalité et la barbarie du nazisme, puis l'aider dans sa folle aventure et sa fuite éperdue, jusqu'à succomber à son charme... Tandis que les bombes font vaciller les vieux murs, l'étau se resserre autour de cet amour naissant, symbole de liberté en ce lieu où chacun règle ses comptes et s'apprête à acquitter le prix des exactions commises pendant la guerre.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?