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Ossip Ossipovitch
Baudry Marie
ALMA EDITEUR
17,00 €
Épuisé
EAN :9782362794926
Dans une Odessa fictive, la jeunesse se soulève entrainant la population à braver le pouvoir. Mais la quête de démocratie directe n'est pas si facile. Premier roman impressionnant de maîtrise, cette fable politique où la fantaisie, le burlesque et la poésie se jouent de la fin du monde laisse toute sa place à l'imaginaire. Odessa. On ne sait pas trop quand, mais cela pourrait être aujourd'hui. Odessa, certes, mais qui n'est pas tout à fait l'Odessa réelle : cette ville pourrait être n'importe quelle grande ville, enflée de l'orgueil d'être le seul lieu au monde où se passe quelque chose, déniant l'ennui qui la ronge. L'un des orgueils de cette ville, c'est Ossip Ossipovitch, le grand écrivain. Au début du roman, il revient, faisant circuler de mystérieuse façon (une sorte de télépathie ? ) ses textes que les Odessites commentent fiévreusement. Ce ne sont plus les récits drolatiques d'autrefois, mais d'étranges textes de fin du monde, qui sont discutés par tous, et donnent notamment naissance à un mystérieux groupe, " les Purs ", dont le but est de renverser l'ordre ancien pour mettre fin à une vie qu'ils jugent vide de sens. Pourtant les Purs se perdent en vaines discussions, et quand bien même ils parviennent à organiser un prodigieux et apparemment salvateur Carnaval qui embrase toute la ville, ils n'en excluent pas moins deux de leurs membres Reinhardt et Macha. Cette exclusion provoque la dissolution du groupe, et l'on pourrait se croire revenus à la torpeur initiale. Ce serait sans compter sur l'irruption d'une jeunesse - garçons et filles - qui, sans discours, passe à l'action, occupe les places de la ville, provoquant une répression sans précédent. Le soulèvement odessite prend alors des couleurs burlesques, tandis que survient une nouvelle catastrophe menaçant bien davantage que l'armée, la survie de la ville. Fable d'aujourd'hui et pour aujourd'hui, Ossip Ossipovitch évoque - sous couvert d'Odessa - un monde où l'on peut reconnaître, par anamorphose, certains événements plus familiers : la peur des attentats, la quête de démocratie directe (Nuit Debout, Gilets jaunes), l'impossible insurrection qui redonnerait sens et beauté à la vie... Cette fable politique veut braver la violence et le cynisme des pouvoirs en rendant désirable et possible la révolte.
Résumé : "II y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux." A l'aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l'esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s'éduquer et s'amender pour espérer, un jour, devenir digne d'Edmée. Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d'éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l'oeuvre de George Sand.
Résumé : Dans Le Vote des femmes, paru en 1908, Hubertine Auclert défend avec ardeur la nécessité de prendre en compte les femmes dans une république digne de ce nom. L'autrice y mêle des chapitres engagés, dans lesquels elle déploie une argumentation implacable et résolument moderne, mais aussi des courriers adressés aux élus, députés et préfets de son temps, ainsi que les réponses qu'elle a reçues, rendant compte de toutes ses tentatives pour changer les mentalités de son époque. A la fois précieux document historique, texte militant et démonstration imparable, ce texte féministe incontournable donne à lire le combat de toute une vie.
Baudry Marie-Thérèse ; Bozo Dominique ; Chastel An
Résumé : Depuis l'édition originale en 1978, ce titre fondamental a été régulièrement réimprimé, pour répondre au succès jamais démenti (1984, 1990, 2000, 2002, 2005...). La précédente édition date de 2011. Consacré aux termes de la sculpture, domaine souvent méconnu ou superficiellement connu, ce vocabulaire met en évidence l'apport des traités et des études techniques qui sont demeurés inchangés jusqu'au XIXe siècle. Ce sont tous les procédés liés au moulage, au modelage, à la taille, à la fonte, aux stades de la création et à la composition, les exemplaires authentiques, les copies, les moulages ou les réductions qui sont expliqués et exposés dans un ordre méthodique rigoureux. Toutes les opérations successives de mise en forme et de décor sont analysées, décrites, illustrées et choisies de manière à répertorier tous les procédés utilisés aux diverses époques, sans prétendre constituer une histoire de la sculpture. Comme l'écrivait alors l'historien d'art André Chastel : "Cet instrument de travail est sans équivalent sur le plan international".
Consacré aux termes de la sculpture, domaine souvent méconnu ou superficiellement connu, ce vocabulaire met en évidence l'apport des traités et des études techniques qui sont demeurés inchangés jusqu'au XIXe siècle. Ce sont tous les procédés liés au moulage, au modelage, à la taille, à la fonte, aux stade de la création et à la composition, les exemplaires authentiques, les copies, les moulages ou les réductions qui sont expliqués et exposés dans un ordre méthodique rigoureux. Toutes les opérations successives de mise en forme et de décor sont analysées, décrites, illustrées et choisies de manière à répertorier tous les procédés utilisés aux diverses époques, sans prétendre constituer une histoire de la sculpture
1967. Une cantina oubliée dans le désert de Sonora, Mexique. Louis-Marie, l'amnésique, y partage sa solitude avec le dévoué, brave et stupide Felipe. Mais son véritable confident est un cactus cierge qu'il a nommé Ferdinand, et dont les grands bras levés vers le ciel seraient des antennes permettant de communiquer avec Dieu. Une solitude à deux bientôt troublée par l'arrivée surprise de la trop belle et provocante Rita, flanquée de son vieil amant, Juan... Oui, tout peut arriver à la Cantina. Et tout arrive : des chassés croisés amoureux, une horde de flower children, des coups de feu dans le désert, la recette du véritable tequila sunrise, les extraterrestres, l'amour sous peyotl... De ce désordre insensé pourrait bien jaillir la vérité qui échappe à Louis-Marie. Une vérité dépassant de loin tout ce qu'il avait oublié, tout ce qu'il aurait pu imaginer.
Coupé de sang ou teinté de fiel, mêlé de larmes ou relevé d'iode ; le Whisky trône au bar, chez Jean Ray, tel le breuvage-roi. Alcool philosophai, il porte en lui tous les vertiges, toutes les révélations et tous les songes. Etreindre en son poing la fleur du malt, c'est tenir la clef des songes, le cordial d'apocalypse. Dont acte avec ces Contes du Whisky, constitués de récits parus entre 1923 et 1925, enrichis de quelques textes rares. Celui que la presse célèbrerait comme la "Shéhérazade du Nord" ou la "Sibylle de Gand" teste ici son coup d'archet de grand visionnaire noir, faisant ses gammes sur fond d'abîmes. Immondes mutations arachnéennes, anecdotes à l'humour d'un noir goudronneux, récits de maraudeurs et dits de forbans, saynètes d'usuriers et bestiaire frénétique, confession d'outre-monde ou fariboles d'ivrognes? Chacun de ces contes est une prose arrachée à l'album de la nuit et à toutes les ivresses, celles des pontons du Nord, des îles au loin, des tavernes d'arrière-port ou des chambres hantées. Le Whisky vous y est un confident ou un boutefeu, un conseiller ou un ami avec qui sombrer. Oui, à plein verres, l'or du démon !
C'est parce qu'il a été un piètre joueur de golf ? "le plus détestable que le monde ait porté" ? que Jean Ray a écrit les Contes noirs du golf. Par vengeance. Il y reprend, bien sûr, tous les thèmes de sa mythologie personnelle : les univers intercalaires, la déchéance des dieux, l'envoûtement, la magie noire... C'est en décembre 1952 que Jean Ray, traversant de graves difficultés, commence sa collaboration avec la revue Golf. Comme souvent, il y est poussé pour des raisons prosaïquement alimentaires : malgré le succès de La cité de l'indicible peur et de Malpertuis, quelques années plus tôt, l'écrivain est toujours en mal d'argent. La fortune que connaît alors P. G. Wodehouse (l'auteur de Jeeves) dans les pays anglo-saxons lui a donné des idées, d'autant plus qu'il n'existe pas d'auteur "golfique" de cet acabit parti les écrivains de langue française...
Se fondant sur des archives exceptionnelles - notamment celles de l'INA et du procès de 1945 - Yves Pourcher analyse la trajectoire d'un petit journaliste agité prêt à tout pour se hisser en haut de l'affiche. Localier magouilleur dans les journaux de Nancy, il devient polémiste politique à Paris. Jean Hérold découvre la radio et ses effets dévastateurs. Sa voie est tracée. Il sera le relais et l'amplificateur de tout ce qui râle et dénonce. D'abord soutien de l'Action française puis animateur du service français de Radio Saragosse, au micro des Franquistes. Après la défaite, Hérold-Paquis entre au service de Vichy où son zèle et son agressivité finissent par déranger. Le Maréchal est trop mou ? Hérold-Paquis rejoint les nazis, nouveaux maîtres de Radio-Paris. Après le débarquement, il fuit en Allemagne où il continue son métier de speaker enragé. Arrêté, il est jugé, condamné à mort et fusillé le 11 octobre 1945. A 33 ans. Cette histoire est aussi celle des années conquérantes de la radio, l'influenceur le plus puissant de la période 1930-1940. Yves Pourcher en restitue de manière très vivante la profusion, l'inventivité aussi bien que les ambiguïtés. De quoi faire réfléchir, à l'heure tout aussi vertigineuse des réseaux sociaux et des infox...