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Architecture & tradition académique au temps des Lumières
Baudez Basile ; Leniaud Jean-Michel
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753521223
Dans le système des beaux-arts, l'architecture, en tant qu'art utile, a toujours occupé une place singulière. Issue des arts du dessin, elle côtoyait sur un pied d'égalité la peinture et la sculpture dans les premières académies fondées par les humanistes de la Renaissance. Ces institutions connurent leur âge d'or au siècle des Lumières dans le domaine des sciences, des lettres et des arts. Les académies artistiques d'Europe se définissaient comme des cercles professionnels, des organes de consultation pour le pouvoir politique et des écoles visant à transmettre un certain nombre de principes esthétiques. Elles jouèrent un rôle crucial pour la structuration de la profession architecturale, l'établissement de normes théoriques et la diffusion de la pratique de l'expertise dans l'Europe classique. Cet ouvrage examine pour la première fois la manière dont ce modèle propre au monde occidental, si décrié à la fin du XIXe siècle, a donné naissance dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à la profession moderne d'architecte et à une façon de concevoir l'art de bâtir qui est encore la nôtre.
Contrairement à la génération des Piranésiens français, qui participèrent au développement de l'archéologie romaine puis essaimèrent dans toute l'Europe le goût du retour à l'antique, la génération des architectes nés autour de 1740 qui exercèrent avant et après la Révolution française a peu bénéficié des progrès de l'historiographie sûr l'architecture des Lumières de ces trente dernières années. Ce volume, centré autour de la figure de Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), permet d'étudier un groupe d'architectes formés pour la plupart à l'Académie royale d'architecture, employés par les Bâtiments du roi, qui partagent certes une culture commune, mais exercent leur métier de manière bien différente. La Révolution qui balaya la clientèle aristocratique marqua un arrêt brutal pour certains ou permit à d'autres, bien plus nombreux, de s'insérer dans les nouvelles structures administratives et sociales nées des décombres de l'Ancien Régime. L'héritage des architectes du goût "à la Grecque" semble procurer à cette génération les bases d'une grande liberté d'invention dans le cadre de grandes commandes institutionnelles comme dans celui de l'architecture domestique, grâce à un renouvellement des modèles porté par une connaissance de plus en plus fine de l'ailleurs. Ce recueil permet de réévaluer les oeuvres de ces quarante cinq années, toutes indifféremment qualifiées de néoclassiques, dans une perspective comparatiste et de remettre en question les appellations stylistiques liés aux périodes historiques du "style Louis XV" à l'Empire. Composé de vingt-quatre contributions inédites organisées autour de quatre grands thèmes l'oeuvre de Chalgrin, la trajectoire de ses contemporains en France et en Italie, les nouveaux programmes architecturaux et enfin les cadres institutionnels ce volume permet d'offrir une vision entièrement renouvelée d'une période mal connue de l'histoire de l'architecture, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles.
On confond souvent sacrifice humains et autosacrifice. Si le premier a intéressé de nombreux chercheurs, et une abondante littérature parfois "romanesque", cet ouvrage richement documenté fait le point sur l'autosacrifice précolombien. Il fait la part belle aux images, et est le premier à être consacré à l'autosacrifice pré-colombien. Si l'autosacrifice obéit à de multiples motivations, il s'agit d'abord de payer avec son corps pour les bienfaits, déjà reçus ou attendus. Le simple fait d'exister fait de l'homme un débiteur. L'autosacrifice constitue la phase essentielle d'un cycle sans fin de don et de contre-don, d'humiliation et de rédemption, de souffrance et de bien-être. Cet ouvrage, qui fait la part belle aux images, est le premier à être consacré à l'autosacrifice pré-colombien.
Avec la collection des "Petits Manuels", l'Ecole du Louvre propose, en format réduit et en noir et blanc, la reprise des éditions originales de ses "Manuels" aujourd'hui épuisés. Ils sont un prolongement éditorial de son enseignement associant analyse des oeuvres et réflexion théorique sur les témoignages d'une civilisation. Ce volume sur la Mésoamérique est la réimpression de l'édition de 1995.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.