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L'élitisme républicain. L'école française à l'épreuve des comparaisons internationales
Baudelot Christian ; Establet Roger
SEUIL
11,80 €
Épuisé
EAN :9782020993685
De quoi souffre l'Ecole en France? D'abord et avant tout son élitisme: une culture du classement et de l'élimination précoce, doublée d'une grande tolérance aux inégalités et à leur reproduction. Tel est l'enseignement qui ressort des comparaisons internationales développées dans ce livre. L'école française demeure au XIXe siècle otage des idées qui l'ont vu naître à la fin du XIXe siècle: distinguer une petite élite sans se soucier d'élever suffisamment le niveau des autres. Pour certains, peu nombreux, la méritocratie scolaire est une course aux meilleures positions; pour d'autres, très nombreux, elle se traduit par une relégation rapide et désormais particulièrement coûteuse sur le marché du travail. Au total, la France qui a longtemps cru disposer de la meilleure école du monde fait figure de mauvaise élève dans sa catégorie, celle des pays riches et développés. Biographie de l'auteur Christian Baudelot et Roger Establet sont sociologues. Ils travaillent ensemble depuis plus de 40 ans. Leur intérêt pour l'école en tant que facteur d'égalité et d'inégalités sociales comme de développement économique ne s'est jamais démenti. On leur doit notamment L'Ecole capitaliste en France (Maspero, 1971), L'Ecole primaire divise (Maspero, 1975), Le niveau monte (Seuil, 1989), Allez les filles! (Seuil, 1992, Points, 2006) et Quoi de neuf chez les filles? (Nathan, 2007).
Résumé : Le niveau scolaire est un ludion qui va et vient au gré des fantasmes et des souvenirs d'enfance révisés à la hausse. Le niveau-qui-baisse, cette vieille idée de vieux, porte d'ailleurs en elle sa propre contradiction puisqu'elle circule depuis près de deux siècles. A ce train-là, nous en serions encore à la machine à vapeur et au cataplasme ! Se fondant sur une analyse rigoureuse de trente ans d'archives, les auteurs administrent la preuve objective que, contrairement aux idées reçues, le niveau monte. Mais leur réfutation des poncifs est tout aussi alarmante que les refrains cafardeux : le niveau monte, certes, mais pas pour tous ni partout également. L'écart se creuse entre un peloton de tête plus étoffé qu'hier, plus performant que jamais, et les autres, moins nombreux qu'hier, mais plus démunis que jamais. Le point sur une polémique séculaire. Une réflexion sur notre avenir à tous.
De la maternelle à la fac, les filles sont les meilleures. Et ce, partout dans le monde. Mais sur le marché du travail, elles ne sont ni les premières ni les mieux payées. Pourquoi un tel gâchis de compétences ? Après plusieurs années d'enquête, les auteurs démontrent que si l'instruction des femmes a progressé en un siècle, la famille et les entreprises ralentissent insidieusement leur percée : filières et débouchés verrouillés, préjugés culturels... Au final, les filles accumulent un meilleur capital, les garçons gèrent mieux leurs acquis. Il suffirait d'un petit effort pour la situation change. Allez les filles !
Baudelot Christian ; Cartron Damien ; Gautié Jérôm
Composante essentielle du niveau de vie, le salaire est un enjeu considérable pour la majorité des travailleurs. Comment les salariés' perçoivent-ils à la fois le salaire qu'ils reçoivent et les écarts qui le séparent de celui des autres ? Quels sont les critères de justice auxquels ils se réfèrent ? Pour comprendre les modalités subjectives de la perception des salaires, une grande enquête - "SalSa" ("Les salaires vus par les salariés") - a été menée auprès d'un échantillon de salariés des entreprises et de la fonction publique, soit plus de 6 000 personnes. Si la comparaison entre les deux secteurs (privé et public) se heurte à des difficultés méthodologiques, elle n'en est pas moins éclairante. Entre le milieu des années 1990 et la fin des années 2000, on assiste à un renversement de l'écart de satisfaction entre les deux secteurs : à tous les niveaux, les agents de la fonction publique se déclarent aujourd'hui nettement moins satisfaits que leurs homologues des entreprises, alors que c'était l'inverse il y a vingt ans. Ce renversement, en partie fondé sur des changements importants dans la hiérarchie des salaires, semble largement amplifié par les comparaisons salariales au sein de chaque secteur et entre les secteurs, à travers les sentiments d'espoir et de frustration qu'elles suscitent.
Résumé : Le développement de la consommation accroît-il la participation aux valeurs centrales de la vie sociale ? Y a-t-il encore aujourd'hui des classes sociales ? L'étude scientifique de leurs budgets donne-t-elle la clé de toutes les relations qu'elles entretiennent entre elles : ségrégation, exploitation, distinction, exclusion, voire imitation ou rattrapage ? La classe ouvrière est-elle intégrée à la société moderne ? L'impressionnante bibliographie de ses travaux atteste que la curiosité de Maurice Halbwachs s'est étendue aux domaines les plus divers de la vie sociale : du prix des loyers à Paris à la mémoire familiale, de la ségrégation urbaine à Chicago aux avatars de la localisation des lieux saints, des changements produits par la guerre de 1914 sur l'âge respectif des époux à l'homogénéisation des taux de suicide dans les différents comtés d'Angleterre. En articulant une théorie ambitieuse de la société avec une investigation empirique riche et cohérente, Maurice Halbwachs (1877-1945) a donné le branle à la sociologie moderne des modes de vie.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.