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Le XXIe siècle des Lumières
Bauby Pierre ; Savy Robert
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365123822
Cet ouvrage se veut être une réflexion sur la période d'incertitudes, de reculs et de déstabilisations des références que nous traversons, sur la base de mes travaux antérieurs et de mon parcours singulier. Je fais l'hypothèse qu'elles relèvent des " Lumières " du XVIIIè siècle - notre " patrimoine commun -, non de leur contenu, mais du fait qu'au lieu de contribuer à les faire vivre, nous les avons considérées comme un bloc figé, pétrifié, sclérosé. L'objectif est de resituer les Lumières - comme toute chose, pensée ou doctrine - dans le temps et le lieu de leur élaboration, sur la base des connaissances théoriques et pratiques de l'époque, afin d'examiner ce qui peut ne plus correspondre à la situation et aux connaissances actuelles, aux besoins et aux attentes, afin de proposer des pistes pour répondre aux enjeux et défis du XXIè siècle.
La France, pays du service public, des services publics ; une référence en Europe et dans le monde, qui relève d'une série de diversités de champs d'action, de formes, de modes d'organisation et de gestion, de destinataires, unis par la référence aux principes d'égalité, de continuité et d'adaptabilité. Les services publics, qui semblaient inscrits de manière stable dans la tradition française, connaissent une série de bouleversements qui tiennent aux changements technologiques, à l'évolution des besoins, aux transformations économiques comme à l'intégration européenne. Comprendre ces mutations, apprécier les logiques qui les structurent, dégager les perspectives d'évolution, préciser les marges de manoeuvre qui existent : tels sont les objectifs que Pierre Bauby s'est fixés pour donner à chaque lecteur-citoyen les outils de maîtrise de son avenir. L'auteur dissipe nombre d'idées reçues et propose une démarche associant sciences politiques, économiques et juridiques. Il montre que l'Europe n'est pas le fossoyeur des services publics, mais peut être le cadre partagé de leur devenir.
Galabov Antoniy ; Rouet Gilles ; Bauby Pierre ; Lo
Au sein de l'UE, Etats et marchés s'articulent dans une économie devenue mixte. Dans ce contexte, la question de l'organisation des services publics et de la participation des citoyens est fondamentale : comment faire, au mieux, au plus près des besoins et en fonction des budgets disponibles ? Il s'agit de trouver les voies d'une légitimation des choix entre accès et qualité, de donner les moyens aux bénéficiaires de devenir acteurs et responsables, et d'organiser une participation citoyenne à la production et à la distribution des services publics.
Suesser Pierre ; Colombo Marie-Christine ; Bauby C
Cet ouvrage permet d'approfondir la réflexion sur les concepts et les pratiques en santé maternelle et infantile et de les confronter aux perspectives ouvertes par les lois de modernisation du système de santé et de protection de l'enfant, afin de se projeter vers la PMI du futur. Les auteurs proposent une lecture des enjeux de la politique publique qui engagent l'avenir de la PMI à l'occasion du vote en 2016 de la loi de modernisation de notre système de santé et de la loi de protection de l'enfant. Ils rendent compte des pratiques professionnelles au service de la santé des enfants, des femmes et des familles et montrent que la PMI peut servir efficacement de point d'appui pour d'autres domaines du système de santé.
Résumé : Depuis sa création en 1957, l'Europe a connu une croissance territoriale soutenue et un approfondissement qui ont conduit l'ensemble des acteurs de chaque pays à se repositionner et à faire évoluer leurs pratiques. Alors même qu'ils sont au c?ur du système de valeurs de tous les Etats membres, les services publics constituent un exemple symptomatique d'une construction européenne qui continue de privilégier une logique économique de concurrence au détriment des objectifs d'intérêt général. Dans quelle mesure l'Europe a-t-elle un impact sur les services publics et comment, à l'inverse, ceux-ci peuvent-ils contribuer à sa refondation ? Telles sont les questions croisées qui sous-tendent cet ouvrage où sont passés en revue cinq secteurs de services publics (l'eau, l'énergie électrique et gazière, le logement social, le transport public urbain et le service postal) à travers six pays européens. Ce livre est le fruit d'un travail collectif de l'AITEC, réseau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engagés dans le mouvement social. L'association milite pour le développement d'une expertise citoyenne indépendante et de propositions alternatives autour de trois axes forts : l'accès aux services publics pour tous, le droit à la ville et le financement du développement. Sa rédaction a été assurée par Sarah Valin. Pierre Bauby, ainsi qu'Hélène Cabioc'h et Fanny Petit en ont effectué la coordination.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.