En quelques pages, Gaston Baty donne une définition forte et convaincante du metteur en scène dans son acception moderne, comme s'il exprimait la quintessence de ses patients efforts, de ses victoires et de ses échecs. Son parcours est l'un des plus significatifs de l'activité théâtrale en France entre les deux guerres. Visionnaire, Gaston Baty a compris comment le théâtre français pouvait se renouveler, avec l'affirmation du rôle prépondérant du metteur en scène. Il a ainsi indiqué la voie à une nouvelle génération d'artistes. Le Metteur en scène est la réédition d'un texte de 1944 qui inaugure parfaitement le propos de cette collection à destination des artistes, des étudiants et des pédagogues, sur les définitions possibles, théoriques, esthétiques et pratiques, de la mise en scène.
Projet fondateur de toute une lignée d'expériences concrètes dans le monde, la cité-jardins fait partie des concepts urbains dont le succès et l'enjeu résident dans les réinterprétations et les réappropriations possibles. Letchworth, Hampstead Garden, Suresnes, la Butte rouge, les banlieues américaines, les villes nouvelles en Europe, autant d'exemples qui témoignent de la diffusion d'un modèle sous des formes différentes. Les contributions ici rassemblées présentent une approche historique du concept des cités-jardins dans le contexte des événements, des personnes et des milieux idéologiques qui l'ont produit et développé à la charnière du XIXe et du XXe siècle. Elles présentent en filigrane la vie sociale et l'art de vivre qui prévalent dans ces lieux. Textes de Ginette Baty-Tornikian, Stephen Chambers, Christian Dupuy, Franck Jackson, Roger-Henri Guerrand, Janet R. Horne, Susanna Magri, Christine Moissinac, Alessandra Ponte, Mervyn Miller, Amina Sellali, Georges Teyssot, Ann-Carol Werquin, Alain Demangeon.
Résumé : Jean Barois participe de l'effervescence esthétique qui caractérise 1913, en multipliant les expérimentations formelles, telles que la composition hybride, l'art du collage, le régime dialogué, l'esthétique documentaire, les jeux typographiques et le style coupé. Chronique mélancolique du modernisme intellectuel, faisant l'inventaire de l'affaire Dreyfus, s'interrogeant sur la puissance des liens religieux, c'est aussi un roman de la conscience malheureuse, méditant sur l'identité perdue et la responsabilité impossible. Arracher des bribes au réel, pour constituer une masse puissamment vivifiante, capable de remémorer le passé et de porter le lecteur à approfondir sa propre conscience de soi, et cela dans une forme neuve, composite et expressive : l'ambition de Roger Martin du Gard a fortement retenu la critique contemporaine, et continue, cent ans plus tard, à nous requérir. Ce livre réunit ainsi des analyses nouvelles sur les enjeux de la fragmentation et de la composition dans Jean Barois, et les archives d'une réception critique singulièrement attentive à l'originalité de ce roman.
Ce qui empêche les gens de réaliser leurs ambitions artistiques, ce n'est pas un manque de talent, mais l'absence de deadlines !" Chris Baty. Vous avez toujours voulu écrire, mais vous n'avez jamais eu le temps/l'opportunité/le courage/les connaissances/etc. (rayez la mention inutile). Laissez Chris Baty, le créateur du marathon littéraire NanoWrimo, vous guider à travers 4 excitantes semaines d'écriture intensive. Les règles de survies pour la semaine 1, les points critiques du scénario de la semaine 2, les doutes insoutenables de la semaine 3 et l'excitation de la semaine 4. Alors lancez-vous !
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.