La nature et la pensée Quelle est la structure qui relie toutes les créatures vivantes ? Gregory Bateson livre ici l'aboutissement de ses recherches biologiques sur le monde du vivant, en menant une réflexion d'ampleur sur les sources de la pensée et de la connaissance. Après avoir synthétisé dans "Ce que tout élève sait" quelques simples vérités nécessaires pour apprendre à penser, il montre qu'au sein du vivant chaque étape de l'évolution biologique est un processus mental. Du crabe à l'orchidée, en passant par l'amibe ou l'homme, et jusqu'au schizophrène, comment tout cela tient-il ensemble ? Le mécanisme de l' "évolution" dans la nature et celui de la "pensée" sont mis en regard, et leur comparaison fait surgir de nouveaux horizons. Gregory Bateson (1904-1980) Anthropologue, psychologue, il fut l'une des figures majeures de l'école de Palo Alto. Il est notamment l'auteur de Vers une écologie de l'esprit (2 vol. , 1995 et 2008) et Une unité sacrée (1996). Traduit de l'anglais par Alain Cardoën, Marie-Claire Chiarieri et Jean-Luc Giribone
Résumé : " Au cours de mon existence, j'ai mis les descriptions de briques et de brocs, de boules de billard et de galaxies dans une boîte, et je les y ai laissées en paix. Dans une autre boîte, j'ai mis les choses vivantes : les crabes, les hommes, les problèmes de beauté et les problèmes de différence. C'est le contenu de la seconde boîte qui constitue la matière de ce livre... Quelle est la structure qui relie le crabe au homard et l'orchidée à la primevère ? Et qu'est-ce qui les relie, eux quatre, à moi ? Et moi à vous ? Et nous six à l'amibe, d'un côté, et au schizophrène qu'on interne, de l'autre ? Je voudrais vous expliquer pourquoi j'ai été biologiste toute ma vie ; et ce que j'ai essayé d'étudier ; quelles sont les idées que je peux partager sur le monde biologique où nous habitons et menons notre existence. Comment tout cela tient-il ensemble ? Quelle est la structure qui relie toutes les créatures vivantes ? " G. B. Gregory Bateson (1904-1980) livre ici au public l'aboutissement d'une recherche qui est passée par l'ethnologie, l'anthropologie, l'éthologie, la psychiatrie, la cybernétique. Le mécanisme de l'" évolution " et celui de la " pensée " sont mis en regard, et leur comparaison fait surgir un horizon nouveau.
Résumé : " Je vous ai proposé deux des thèmes principaux de ce que j'appellerais une épistémologie biologique. D'abord toute vie mentale est reliée au corps physique comme la différence, ou le contraste est lié au statique et à l'uniforme. Ensuite j'ai soutenu que le regard posé sur le monde sous l'angle des choses est une distorsion entretenue par le langage, et qu'une vision correcte du monde doit se fonder sur les relations dynamiques qui contrôlent la croissance(...). Peut être cela suffira-t-il à montrer que si on prenait au sérieux ce que je dis avec beaucoup de sérieux - cela pourrait provoquer un changement presque total de notre façon de vivre, de la façon de concevoir nos vies, nos relations interpersonnelles et nous-mêmes (....) Evidemment on peut enseigner l'histoire naturelle comme si c'était un sujet mort. Je sais cela, mais je crois aussi que la monstrueuse pathologie atomiste que l'on rencontre aux nivaux individuel, familial, national et international - la pathologie du mode de pensée erroné dans lequel nous vivons tous - ne pourra être corrigée, en fin de compte, que par l'extraordinaire découverte des relations qui font la beauté de la nature.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.