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75 ans de silence
Bastide Linda ; Cordier Jean-Noël
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343213910
Cette histoire se situe entre 1905 et 1982. Linda Bastide a construit son récit dans une forme particulière : un double roman. "Il était une fois notre vie" , que Rifka Sachs, sa belle mère juive polonaise, anglaise, apatride, française, enfin, lui a racontée : son éternelle fuite avec Jacob Knobel, son jeune mari, depuis leur Pologne natale et passant par la Palestine ; jusqu'à Paris où ils sont raflés et enfermés pendant cinq ans dans des camps séparés, servant de monnaie d'échange et de garantie de paix avec l'Amérique. En totale immersion, Linda Bastide nous offre une deuxième histoire, celle, incroyable, qu'elle est en train d'écrire ; et qu'elle signale par des termes empruntés au cinéma. Elle émaille son texte d'authentiques, rarissimes et inestimables documents de famille, qu'elle a offerts au musée de la Shoah.
Une Suédoise et un prince russe émigré, ancien général, conspirateur, escroc, mythomane, se rencontrent à Paris, unissent leur solitude, échangent leur amitié, se font souffrir. Ensemble, ils traversent les événements qui ont bouleversé la France : la guerre de 1939-1940, l'occupation, la libération. Et c'est, en définitive, leurs tentatives répétées pour se faire admettre dans la communauté française, leurs luttes à l'intérieur du catholicisme, de la bourgeoisie française, du malheur politique français qui nous sont narrées. Réfugiés l'un contre l'autre, enfouis dans ce "creux de Paris" que rencontre un jour Choralita Brichs, l'héroïne, au cours de ses pérégrinations, ces étrangers montrent par leur déchirement que la vraie vie est faite d'un mouvement volontaire d'abandon, de renoncement, d'adieu. "Les adieux, c'est ce qui fait le moins mal, lorsque personne ne vous regarde vous en aller".
Une Suédoise et un prince russe émigré, ancien général, conspirateur, escroc, mythomane, se rencontrent à Paris, unissent leur solitude, échangent leur amitié, se font souffrir. Ensemble, ils traversent les événements qui ont bouleversé la France : la guerre de 1939-1940, l'occupation, la libération. Et c'est, en définitive, leurs tentatives répétées pour se faire admettre dans la communauté française, leurs luttes à l'intérieur du catholicisme, de la bourgeoisie française, du malheur politique français qui nous sont narrées. Réfugiés l'un contre l'autre, enfouis dans ce «creux de Paris» que rencontre un jour Choralita Brichs, l'héroïne, au cours de ses pérégrinations, ces étrangers montrent par leur déchirement que la vraie vie est faite d'un mouvement volontaire d'abandon, de renoncement, d'adieu... «Les adieux, c'est ce qui fait le moins mal, lorsque personne ne vous regarde vous en aller.»
Résumé : Depuis son enfance basque, sur les collines de Guéthary, Francis Carennac était obsédé par le souci de discerner les apparences des êtres et leur vérité, le masque et le visage. Toute son adolescence est commandée par les questions qu'il se pose au sujet de sa famille et de la jeune fille qu'il aime. Jeune compositeur, "apprenti sorcier", il traverse Paris, les milieux de la musique, les revues littéraires ; entraîné en Suède, à la poursuite d'une femme, d'une mère, mêlé à des complots politiques, secrétaire d'un ambassadeur, il effrite sa jeunesse, et son "éducation" est plus celle d'un détective sentimental que d'un compositeur. Du moins ne ruse-t-il pas avec la musique, qui donne à cette vaste fresque sa gravité. Voici le célèbre quatuor de Schubert, écouté par un romancier musicien.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.