Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'homme au désir d'amour lointain
Bastide François-Régis
GALLIMARD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782070738786
Sa voiture était couverte de poussière collée par le sel de la mer. Il sortit de Mittelbourg et avisa bientôt une station-service. Il choisit le programme le plus complet, avec lustrage spécial. On indiquait même la durée : dix-huit minutes (...)Sous les rouleaux bleus et les ruissellements de mousse, il se dit qu'il était là dans le seul endroit où un homme pouvait pleurer tranquillement (...), et il sifflota souvent. Il pensa une fois de plus à la question du Prince André, voyant passer Natacha : "Pourquoi est-elle heureuse ?" Et il la tourna dans tous les sens, essayant aussi avec "malheureuse", tantôt sur la Reine Ilma, tantôt sur Susah la Noire. Et il lui apparut que cette formidable curiosité était bien la question centrale de tout roman. Il écrirait un jour un roman, pour répondre à cette seule question. Ce ne serait pas un de ces romans à clés qu'il détestait. Il dirait tout. Par exemple, pour raconter son séjour en Villanovie, il n'inventerait pas un trop commode pays imaginaire. Il écrirait la plus longue dépêche de sa courte carrière diplomatique. Il tâcherait de la faire complète, circonstanciée, mais simple, à la première personne du singulier ; la plus modeste des personnes, contrairement à l'idée reçue. Il sifflota encore (...) Il prit lentement la route de Trieste".
Ce livre se présente comme une symphonie romantique. Une enfance heureuse à Biarritz en est l'andante. Le narrateur aux prises avec Luce, jeune femme moderne, c'est le scherzo. L'adagio, douloureux, raconte les amours de Fred et de Maria. Dans le finale apparaît un astrologue allemand. Peu à peu, l'autobiographie se transforme en roman, dont les thèmes sont l'enfance, la mer, la musique, la jalousie, le voyage...
Résumé : " Sa voiture était couverte de poussière collée par le sel de la mer. Il sortit de Mittelbourg et avisa bientôt une station-service. Il choisit le programme le plus complet, avec lustrage spécial. On indiquait même la durée : dix huit minutes (...) Sous les rouleaux bleus et les ruissellements de mousse, il se dit qu'il était là dans le seul endroit où un homme pouvait pleurer tranquillement (...), et il sifflota souvent. Il pensa une fois de plus à la question du Prince André, voyant passer Natacha : " pourquoi est-elle heureuse ? " Et il la tourna dans tous les sens, essayant aussi avec " malheureuse ", tantôt sur la Reine Ilma, tantôt sur Susah la Noire. Et il lui apparut que cette formidable curiosité était bien la question centrale de tout roman. Il écrirait un jour un roman, pour répondre à cette seule question. Ce ne serait pas un de ces romans à clés qu'il détestait. Il dirait tout. Par exemple, pour raconter son séjour en Villanovie, il n'inventerait pas un trop commode pays imaginaire. Il écrirait la plus longue dépêche de sa courte carrière diplomatique. Il tâcherait de la faire complète, circonstanciée, mais simple, à la première personne du singulier ; la plus modeste des personnes, contrairement à l'idée reçue. Il sifflota encore (...) Il prit lentement la route de Trieste. "
Le capitaine Valognes est chargé d'une mission musicale en Sarre. Il doit mettre d'accord Français et Allemands avec la Musique. Plus encore qu'un témoignage politique sur le célèbre "pot à charbon" qu'est la Sarre, frontière ardente, champ magnétique des exils, des résistances, des faiblesses, des espoirs, ce livre est un roman des illusions germaniques... De cette jeune actrice que Valognes aima, de ce chef d'orchestre déchu, de tous ces personnages dont la "culture" est la seule limite au désespoir, de cette Sarre nocturne de 1945, que reste-t-il aujourd'hui, sinon de nouveaux désespoirs, que le capitaine Valognes, en aimant Esther, avait aperçus ?
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.