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L'homme au désir d'amour lointain
Bastide François-Régis
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070394692
Sa voiture était couverte de poussière collée par le sel de la mer. Il sortit de Mittelbourg et avisa bientôt une station-service. Il choisit le programme le plus complet, avec lustrage spécial. On indiquait même la durée : dix huit minutes (...) Sous les rouleaux bleus et les ruissellements de mousse, il se dit qu'il était là dans le seul endroit où un homme pouvait pleurer tranquillement (...), et il sifflota souvent. Il pensa une fois de plus à la question du Prince André, voyant passer Natacha : " pourquoi est-elle heureuse ? " Et il la tourna dans tous les sens, essayant aussi avec " malheureuse ", tantôt sur la Reine Ilma, tantôt sur Susah la Noire. Et il lui apparut que cette formidable curiosité était bien la question centrale de tout roman. Il écrirait un jour un roman, pour répondre à cette seule question. Ce ne serait pas un de ces romans à clés qu'il détestait. Il dirait tout. Par exemple, pour raconter son séjour en Villanovie, il n'inventerait pas un trop commode pays imaginaire. Il écrirait la plus longue dépêche de sa courte carrière diplomatique. Il tâcherait de la faire complète, circonstanciée, mais simple, à la première personne du singulier ; la plus modeste des personnes, contrairement à l'idée reçue. Il sifflota encore (...) Il prit lentement la route de Trieste. "
Le capitaine Valognes est chargé d'une mission musicale en Sarre. Il doit mettre d'accord Français et Allemands avec la Musique. Plus encore qu'un témoignage politique sur le célèbre "pot à charbon" qu'est la Sarre, frontière ardente, champ magnétique des exils, des résistances, des faiblesses, des espoirs, ce livre est un roman des illusions germaniques... De cette jeune actrice que Valognes aima, de ce chef d'orchestre déchu, de tous ces personnages dont la "culture" est la seule limite au désespoir, de cette Sarre nocturne de 1945, que reste-t-il aujourd'hui, sinon de nouveaux désespoirs, que le capitaine Valognes, en aimant Esther, avait aperçus ?
Un jeune spahi de la Division Leclerc prend la plume, aux premiers jours de l'occupation française en Allemagne, et raconte à une amie restée en France, la Bavière, la tentation de la Bavière, les pièges ravéliens de la jeune fille allemande, les discours d'un ancien officier de la Wehrmacht... Cette Lettre n'est pas un témoignage de guerre : bien plutôt un essai de capitulation devant la poésie, une sorte de Silence de la mer inversé, qui répond, en Bavière, à la belle phrase de Vercors : "Je ne puis, sans souffrir, offenser un homme, fût-il mon ennemi".
Résumé : Depuis son enfance basque, sur les collines de Guéthary, Francis Carennac était obsédé par le souci de discerner les apparences des êtres et leur vérité, le masque et le visage. Toute son adolescence est commandée par les questions qu'il se pose au sujet de sa famille et de la jeune fille qu'il aime. Jeune compositeur, "apprenti sorcier", il traverse Paris, les milieux de la musique, les revues littéraires ; entraîné en Suède, à la poursuite d'une femme, d'une mère, mêlé à des complots politiques, secrétaire d'un ambassadeur, il effrite sa jeunesse, et son "éducation" est plus celle d'un détective sentimental que d'un compositeur. Du moins ne ruse-t-il pas avec la musique, qui donne à cette vaste fresque sa gravité. Voici le célèbre quatuor de Schubert, écouté par un romancier musicien.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).