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La loi
Bastiat Frédéric
SHS EDITIONS
8,00 €
Épuisé
EAN :9791041815104
Ce n'est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c'est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois. Qu'est-ce donc que la Loi ? Ainsi que je l'ai dit ailleurs, c'est l'organisation collective du Droit individuel de légitime défense . Chacun de nous tient certainement de la nature, de Dieu, le droit de dé- fendre sa Personne, sa Liberté, sa Propriété, puisque ce sont les trois éléments constitutifs ou conservateurs de la Vie, éléments qui se complètent l'un par l'autre et ne se peuvent comprendre l'un sans l'autre. Car que sont nos Facultés, sinon un prolongement de notre Personnalité, et qu'est-ce que la Propriété si ce n'est un prolongement de nos Facultés ? Si chaque homme a le droit de défendre, même par la force, sa Per- sonne, sa Liberté, sa Propriété, plusieurs hommes ont le Droit de se concerter, de s'entendre, d'organiser une Force commune pour pourvoir régulièrement à cette défense".
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.
Frédéric Bastiat (1801-1850) prévient : " Il m?apparaît que presque toutes les erreurs économiques qui désolent ce pays proviennent d?une fausse notion sur les fonctions du numéraire ". Pourquoi maudire l?argent ? Selon lui, c?est précisément parce qu?on le confond toujours avec la richesse. " La richesse, c?est le numéraire ; accroître le numéraire, c?est accroître la richesse ". " Si le peuple souffre, c?est qu?il n?a pas assez d?argent. Il en faut faire ", disent les hommes politiques. Et comme il n?est pas aisé de multiplier les métaux précieux, " nous ferons du numéraire fictif, ajoutent-ils, rien n?est plus aisé, et chaque citoyen en aura plein son portefeuille ! Ils seront tous riches ", ironise Bastiat. Dans cette affaire, " ce qu?on voit ", c?est que l?augmentation de la quantité de monnaie permet aux banques de prêter de l?argent aux particuliers et aux États de rembourser facilement leur dette. Mais " ce qu?on ne voit pas ", c?est que cette création de monnaie ne reposant sur aucune création de richesse réelle entraînera l?inflation et la ruine des épargnants.
Oublié en France, Frédéric Bastiat est considéré aux Etats-Unis comme un auteur de première importance. Son pamphlet, La Loi, y a été diffusé à plus d'un million d'exemplaires. Il est aujourd'hui traduit en Russie comme en Chine ! Qui était Frédéric Bastiat ? Homme d'action et extraordinaire propagandiste, il est né à Bayonne en 1801. Il se fait connaître à quarante cinq ans par son combat en faveur du Libre Échange. En cinq ans, au prix d'une activité exceptionnelle, il écrit une œuvre considérable tout en menant un combat politique intense. Après la révolution de 1848, il se rallie franchement à la République. Il est élu député des Landes à l'Assemblée constituante, puis à la Législative. Il y siège à la gauche et devient vice-président du Comité des finances. Visionnaire, Frédéric Bastiat a su anticiper dès 1848 les errements qui conduiront à l'effondrement à l'Est des sociétés communistes. Défenseur des " petites gens ", il prend le parti des consommateurs contre celui des spoliateurs. Il combat le protectionnisme, comme la conquête de l'Algérie. Pamphlétaire, il dénonce chez les " hommes de l'Etat " la soumission aux intérêts privés contre l'intérêt général. Il polémique avec Lamartine, Proudhon, Louis Blanc... Il meurt à Rome le 24 décembre 1850. Il a quarante neuf ans. Cette troisième édition des textes clés de Frédéric Bastiat, dont certains ne sont plus disponibles en France depuis plus d'un siècle, est augmentée de documents nouveaux. Elle est préfacée par Jacques Garello et accompagnée de la table ronde animée par Alain Madelin lors de sa première édition.
Résumé : " Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre ? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s'être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme : "A quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l'indus- trie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l'on ne cassait jamais de vitres ? " Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu'il est bon de surprendre flagrante delicto , dans ce cas très simple, attendu que c'est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques".
Le sociologue Célestin Bouglé réunit en 1931 dans ce petit livre les résumés de quelques-unes de ses conférences données depuis la guerre auprès de divers groupements de propagande : pacifistes et féministes, laïques et coopérateurs. Comme il le reconnaît lui-même dans son avant-propos, "Le lecteur remarquera que, dans ces conférences elles-mêmes, je me suis efforcé d'incorporer et d'utiliser les résultats des-recherches de sociologie proprement dite auxquelles j'ai pu d'autre part me livrer, par exemple en étudiant les idées égalitaires, la démocratie ou les castes. La question reste ouverte : la difficile question des rapports de la science avec l'action, de la sociologie avec la morale proprement dite. J'ai touché pour ma part à cette question, qui obsède tant de philosophes aujourd'hui, en étudiant "l'évolution des valeurs" ; j'espère pouvoir y revenir quelque jour. Cet ouvrage comprend : Avant-propos, par Célestin Bouglé I. Tradition Française et Société des Nations II. La Coopération Intellectuelle Internationale III. Le Problème Moral de la Démocratie IV. La Vie Morale et l'Idéal National V. Féminisme et Sociologie VI. Producteurs et Coopérateurs.
Paul Landormy La musique française (volume 3) : Après Debussy Cette trilogie, promenade musicale et historique du critique Paul Charles-René Landormy, nous montre avec érudition l'évolution de la musique au fil des âges, soulignant pour chaque artiste la plus remarquable de ses oeuvres et l'influence qu'a pu avoir son époque et son entourage. Ce premier opus est consacré à la période qui s'étend de la Révolution à Berlioz. Outre des anecdotes sur les musiciens, plusieurs analyses d'oeuvres importantes - en particulier des opéras - nous sont proposées. Paul Charles-René Landormy est un philosophe, musicologue et critique musical français né le 3 janvier 1869 à Issy-les-Moulineaux et mort à Paris le 17 novembre 1943. Ouvrages : Socrate, Paris, Delaplane, 1901 Descartes, Paris, Delaplane, 1902 Histoire de la musique, Paris, Delaplane, 1910 (a fait l'objet de plusieurs rééditions, revues et augmentées) Brahms, Paris, Alcan, 1920 "Faust" de Gounod : étude historique et critique, analyse musicale, Paris, Mellottée, 1922 Bizet, Paris, Alcan, 1924 La vie de Schubert, Paris, Gallimard, 1928 Albert Roussel (1869-1937), Paris, 1937 Gluck, Paris, Gallimard, 1941 Gounod, Paris, Gallimard, 1942 La Musique française, Paris, Gallimard, 1943-1944 (3 volumes : De la Marseillaise à la mort de Berlioz ; De Franck à Debussy ; Après Debussy)
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Mauss et Durkheim ne s'attaquent à rien de moins qu'au projet de réécrire la table kantienne des catégories : la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas le fruit des seules forces de l'individu, mais ont une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et d'espèces, et plus généralement sur l'activité scientifique de classes. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord et chez les Aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho ; on ne saurait classer les choses sans appartenir à des sociétés structurées. On comprend le profit à tirer de ce constat pour mieux appréhender les activités scientifiques modernes.