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Immigration et espace public. La controverse de l'intégration
Bastenier Albert ; Dassetto Felice
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738417237
Les migrations de ce siècle sont une nouvelle étape du peuplement européen. Elles élargissent les sociétés du vieux continent. Mais l'inclusion des nouvelles populations émerge comme question sociale nouvelle. Souvent elle est appréhendée à partir des "problèmes sociaux" qui se posent et des tensions que la cohabitation fait surgir. Elle est perçue avant tout comme dysfonction, accident et anomalie. Ceci empêche de percevoir d'abord et d'analyser ensuite les processus bien réels de restructuration et de recomposition sociale que les migrations engendrent en Europe. C'est dans l'espace public que "vieux nationaux" et "nouveaux entrants" négocient leur coprésence : depuis les lieux de la vie quotidienne en passant par les institutions et administrations, jusqu'à la définition même de la citoyenneté. Un immense travail est ainsi en cours au sein des sociétés européennes pour réaffirmer les positions sociales de chacun, les appartenances et les définitions de soi. La question de l'intégration des migrants devient de cette manière celle de l'intégration de la société. Ce livre tente de reformuler les termes du problème controversé de l'intégration. En faisant le pont entre la sociologie des migrations, de l'ethnicité et de l'espace public, il vise à dégager des concepts féconds pour l'analyse des enjeux sociaux induits tant par les anciennes que par les nouvelles migrations qui s'annoncent.
Cette cinquième livraison des Etudes d'histoire du droit et des idées politiques marque la préoccupation du Centre toulousain qui les publie de s'ouvrir sur une réflexion à caractère international. En l'occurrence, c'est une étude sur les regards croisés qu'échangent la France et l'Italie depuis le xvie jusqu'au xxe siècle qui constitue le thème retenu, avec la volonté de ne pas s'en tenir à l'évocation des affinités intellectuelles qui se sont développées depuis longtemps entre les deux pays mais d'élargir le champ d'intérêt aux questions de diplomatie et aux problèmes que pose l'immigration. Sept contributions sont consacrées à ces divers aspects du domaine traité, sans prétention à l'exhaustivité. Elles mêlent des travaux de jeunes docteurs à ceux de professeurs confirmés. Ils ont souhaité conjuguer leurs efforts. La diversité de leurs points de vue témoigne du souci de traiter la question sous des angles variés, même les moins classiques, n'hésitant pas à faire appel, à côté de l'histoire des institutions et de la société et de la science politique, à des champs d'investigation moins habituels dans les faculté de droit, tel l'opéra, et à des méthodes moins fréquentes, comme l'analyse de contenu.
Douze "grands patrons" , chacun dans sa spécialité, font ici le point des nouvelles connaissances médicales. La rédaction de ce livre a été décidée par quelques membres de l'Académie nationale de Médecine. Si la confiance dans les progrès de la médecine est justifiée, ils ont pensé qu'il était de leur devoir de ne pas en cacher les limites. Même quand il y a, en partie, échec, le malade vivant, mais difficilement, le médecin conserve son rôle essentiel : son activité, sa bonté peuvent alors compenser les manquements de son art. On en trouvera ici des exemples. Au sommaire : Vivre avec son hérédité, par le professeur Jacques Ruffié ; Vivre avec l'atome, par le professeur Pierre Lépine ; La vie des mal-voyants, par les professeurs Paul Brégeat et Guy Offret ; Vivre avec le coeur d'un autre, par le professeur Charles Dubost ; Vivre sans reins, par les professeurs Jean Crosnier et Jean-Louis Funck-Brentano ; Vivre sans larynx, par le professeur Jean Leroux-Robert ; Le cancer et vous : malade et médecin, par le professeur Raymond Latarjet ; Vivre mieux avec son hypertension artérielle, par le professeur Philippe Meyer ; Propos sur l'obésité, par les professeurs Gilbert Dreyfus et Henri Bricaire ; Vivre avec son rhumatisme, par Stanislas de Sèze et Marc de Sèze ; Vivre son âge avancé, par le professeur Paul Bastenie ; De rigoureux combats : retarder la mort, par le professeur Jean Bernard.
Cette analyse des politiques sociales menées par la Belgique en faveur des immigrés jusqu'en 1980 montre que bien des tensions actuelles résultent des manquements du passé et, surtout, d'une absence d'orientation politique claire sur ce qui devait être poursuivi dans ce domaine. Elle montre également que bien des aspects actuels de ce qu'on appelle aujourd'hui le problème de l'intégration des immigrés ne concerne pas seulement la volonté des Etats de promouvoir des politiques actives d'insertion des minorités transplantées, mais aussi de leur capacité de poursuivre un tel objectif.
Bastenier Albert ; Boubeker Ahmed ; Battegay Alain
Dans la genèse et la conduite des débats auxquels l'immigration a donné lieu en Europe depuis de nombreuses années, le rôle dévolu aux médias n'a jamais été négligeable. Il était dès lors des plus intéressant de s'enquérir de la manière dont, au moment du déroulement d'un événement aussi chargé politiquement et symboliquement que fut la guerre du Golfe, les mass-médias intervinrent dans la construction sociale de la réalité. Au travers d'analyses de presse et d'interviews de journalistes en Italie, en France et en Belgique, les trois contributions ici rassemblées ont cherché à comprendre à quelles logiques sociales répondait la production médiatique au cours de cette période, quelles ont été les attitudes adoptées par les mass-médias à l'égard des minorités ethniques présentes dans ces pays et le comportement de celles-ci.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.