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L'art d'accompagner en placement familial. Du salon du prêt-à-penser à l'artisanat du sur-mesure
BASS DENISE/PELLE AR
ERES
22,10 €
Épuisé
EAN :9782865867073
Tout le dispositif de placement familial est traversé par l'idée d'accompagnement : l'assistante maternelle accompagne l'enfant, le psychologue accompagne l'équipe, le travailleur social accompagne tout le monde maintenant une ambiguïté quant à la nature de cette tâche et à ses objectifs. Sa fonction a-t-elle à voir avec l'encadrement, le contrôle ou est-elle référée à celle d'un tiers symbolisant, d'un médiateur, termes du prêt-à-penser auxquels il faudra trouver un contenu. Autrement dit, doit-on accompagner ou garantir ? Où et quand l'intervenant social qui accompagne ce trio infernal (enfants, parents, famille d'accueil) va-t-il interroger ses propres capacités à la rencontre, évoquer sa souffrance et sa culpabilité et analyser tous ces contre-transferts en jeu ? Dans quelle équipe pourra-t-il évaluer ses actes pour se décentrer d'un savoir préétabli, pour s'engager sans se laisser " dévorer " ? De son côté, l'assistante maternelle professionnalisée, formée, doit aimer sans s'attacher, savoir faire sans trop savoir, protéger sans abuser, éduquer sans enfermer, être maternelle sans être mère. Où sa parole peut-elle être prise en compte ? Et d'ailleurs a-t-elle à rendre des comptes ou à rendre compte ? Le dispositif de placement, outil complexe où doivent se conjuguer des fonctions professionnelles diverses, sera-t-il utilisé par des artisans ou par des bricoleurs ? Comment chaque catégorie professionnelle sera-t-elle à même de reconnaître sa spécificité sans perdre de vue l'enfant au quotidien, avec son histoire mais surtout avec son désir et sa souffrance ? travailler " à plusieurs " en placement familial, c'est fabriquer un n?ud tellement subtil entre tous les acteurs qu'il n'y aura pas trop d'un ouvrage pour en démêler l'enchevêtrement.
Dans le champ médico-psycho-social et éducatif, les groupes croissent et se multiplient : groupes de parents, groupes d'ados, groupes d'enfants, groupes de professionnels, groupes d'usagers, sans oublier les "groupes de mêmes" (même symptôme, même handicap, même problématique...). Il est vrai que le premier groupe auquel le petit humain est généralement confronté est sa famille. Il y découvre l'amour et la haine, le conflit oedipien et le voeu de meurtre du père, les joies et les frustrations de la rivalité fraternelle. De ce groupe il devra sortir pour en fonder d'autres, sur le schéma culturel de l'exogamie. Mais qu'est-ce qui pousse donc aujourd'hui les institutions à vouloir réunir les personnes (usagers ou professionnels) dont elles ont la charge dans des groupes dits de parole ? Quels sont les buts conscients et inconscients de ceux qui les proposent ? Si les objectifs essentiels de ces groupes sont que les participants "parlent" , il est urgent de repenser le sens donné au mot "parole" . Les professionnels, eux, ont comme outils "l'équipe" , la "supervision" , "les groupes de parole" . Mais s'agit-il pour autant de groupes ? Selon le dispositif, quelle part du sujet est sollicitée ? Quelle attente d'affiliation des individus au groupe est imaginée ? Quel projet de cohérence institutionnelle est souligné ? Dans cet ouvrage, nous interrogeons avec ceux qui ont la responsabilité de ces groupes - qu'ils en soient les promoteurs, les animateurs, les thérapeutes - la différence entre groupe et collectif, entre groupe et bande, entre parole et parlotte, entre conscient et inconscient. Nous réfléchissons à la spécificité du travail "en groupe" et à ses objectifs en tenant compte du contexte culturel et institutionnel dans lequel il se développe. Nous questionnons l'idéologie de la fonction groupe, débattons des pratiques multiples et identifions les démarches indispensables qui, plutôt que de faire disparaître la personne, auraient la chance de la faire exister. Henri De Caevel est psychanalyste (Bruxelles), ancien président du GRAPE. Denise Bass, psychopédagogue, est directrice du GRAPE. Mise en vente le 26 août 2005
L'évolution de la loi 2007 et des politiques publiques conduit le dispositif de protection de l'enfance à résister à la séparation de l'enfant et de sa famille. Dans le même temps, nous assistons à une fragilisation de la place de l'enfant devenu de plus en plus nomade. Comment, dans ce contexte, permettre à l'enfant séparé et placé de se construire à partir et au-delà de sa famille d'origine, et parfois malgré elle ? Comment peut-il trouver/créer sa place à partir de la multiplicité des places qui lui sont proposées dans ce jeu complexe de dispositifs ? Enfin, si les placements en institution ou en famille d'accueil sont encore les modes dominants de séparation de la famille d'origine, d'autres dispositifs comme le placement en milieu naturel ou le parrainage de proximité constituent de nouvelles manières de mobiliser les places.
Résumé : Au Montana, entre la rudesse de l'hiver et l'explosion du printemps, se glisse une cinquième saison, quand les glaces se transforment en boue et la végétation n'a pas repris ses droits. Rick Bass la décrit avec l'émerveillement du poète, comme plus tard les oies remontant du sud et les ours noirs arpentant les pentes inondées de soleil. Témoignage le plus abouti de l'écrivain sur la vallée du Yaack, cet ouvrage est une déclaration d'amour à une nature sauvage qui risque de disparaître.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.