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Le Visiteur N° 24, mars 2019
Basbous Karim
INFOLIO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782884747950
La forme d'une ville raconte l'idée que la société se fait d'elle-même, de ses valeurs, de ses institutions et de ses modes de vie. Cette forme repose entre autres sur l'espace public, thème auquel ce numéro du Visiteur est consacré. L'espace public mérite de ne pas être réduit à une définition juridique - ce qui n'est pas privé. Hormis les fonctions pratiques de cet espace public, que représente-t-il et que porte-t-il ? D'où vient-il et comment s'est-il transformé au fil des siècles ? Quelles différences fondamentales peut-on relever d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre ? Comment s'est-il adossé à l'architecture, à la géographie, aux infrastructures et au droit pour s'établir ? Est-il aujourd'hui le seul vecteur de l'urbanité contemporaine ? Appartient-il au passé, ou peut-il se réinventer ? La notion même d'espace public a-t-elle encore un sens dans les mégapoles ? Comment la religion, la justice, le pouvoir, le marché se sont-ils associés au parvis, à la place ou au boulevard autrefois, et comment les institutions et le commerce le font-ils aujourd'hui ? De jour ou de nuit, d'un quartier à l'autre, les comportements diffèrent et le trottoir change d'aspect. C'est aussi par le dévoiement que l'espace public vit, lorsque la prostitution, les lieux de rencontre, le trafic, le campement ou la barricade instaurent leurs propres règles. Quel est son destin à l'heure des objets autocentrés, du tout numérique, de la privatisation des quartiers, des politiques sécuritaires, du divertissement, de l'excès normatif dans la gestion des flux ? Ce numéro du Visiteur explore les dimensions historique, politique, sociale, technique et esthétique de l'espace public
Depuis sa renaissance en 2008 [après cinq ans d'interruption], Le Visiteur , revue d'architecture, entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Cette revue tentera l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. SOMMAIRE du numéro 15 : - un article monographique sur un édifice remarquable et méconnu, pour rester fidèles à notre promesse de révéler des ouvres majeurs méconnues, hors du mainstream redondant. Il s'agira des archives de Tolède par Mendaro Corsini. - Un article de Hashim Sarkis. - Une section comprenant des articles inspirés du dernier colloque de la Société Française des Architectes intitulé : "Le territoire dans tous ses états". Il ne s'agit pas des actes à proprement parler, mais d'une sélection.
Résumé : Le thème de ce numéro est la cité au XXIe siècle. Diverses questions autour de la démocratie et la citoyenneté, ont inspiré ce numéro du Visiteur, qui réunit des textes d'architectes, mais aussi de juristes, de philosophes, et d'écrivains. Le thème de ce numéro est la cité au XXIe siècle. La crise de la démocratie représentative nous conduit souvent à convoquer la notion de cité, comme s'il fallait rappeler les ori-gines de nos civilisations pour en conjurer les dérives. Cette notion qui associe l'ordre politique à l'ordre urbain, si elle a encore un sens, est mise à rude épreuve. Que devient-elle à l'ère des réseaux sociaux, de la mondialisation, de la financiarisation, de la surveil-lance numérique et de l'érosion des libertés ? Appartient-elle au passé ? Ou peut-elle encore définir un projet de société urbaine et démocratique à l'heure des métropoles surpeuplées et des direc-tives sécuritaires, auxquelles s'est ajoutée récemment la " distancia-tion sociale " imposée par la pandémie ? De quelle citoyenneté avons-nous pris le chemin, à notre insu, en laissant s'installer nos nouvelles habitudes (commande d'un objet qui sera livré le jour même ou le lendemain, au prix de déséqui-libres sociaux, écologiques et économiques ? Née avec le débat public dans l'agora, la cité peut-elle trouver aujourd'hui un espace démocratique où la parole de tous peut être entendue ? La plupart des lieux urbains imaginés au XXesiècle, qu'ils soient pro-gressistes ou historicistes, n'ont pas intégré un espace public pour la parole : il y manque quelque chose qui fait le citoyen. De quelle réalité politique et sociale ce manque est-il le symptôme ? L'intérêt général et la perspective à long terme sont-ils possibles dans les conditions actuelles ? Ces questions, et bien d'autres encore, ont inspiré ce numéro du Visiteur, qui réunit des textes d'architectes, mais aussi dejuristes, de philosophes, et d'écrivains.
Résumé : Ce numéro du Visiteur s'intéresse aux rapports entre l'architecture et le marché. Il s'agit d'interroger en premier lieu la relation que la discipline architecturale et la pratique entretiennent avec les puissances économiques et, à travers celles-ci, avec les instances politiques. Tout " marché " implique un échange ; de quel échange de valeurs l'architecture est-elle le théâtre ? Quels critères président aux choix des projets ? Par ailleurs, le goût des élus, la décision régalienne, les " jurys " aux motivations complexes, la doxa architecturale exercent ? de manière concentrée ou diffuse, manifeste ou implicite ? un pouvoir qui façonne nos villes. L'histoire des concours elle-même est riche d'enseignements sur le rapport que la société, à travers la commande publique, a entretenu avec les grands projets. En 1971, le concours du Centre Pompidou, international, ouvert et anonyme, était gagné par deux jeunes inconnus. En 2012, le nouveau palais de justice de Paris est attribué en partenariat public-privé au groupe Bouygues, qui s'était assuré pour l'occasion les services de l'un des deux inconnus de 1971, à la tête désormais de la plus grosse agence de France : en quarante ans la place du projet architectural s'est vue considérablement réduite au profit de la seule notoriété. Le " petit monde " de la commande d'Etat était déjà à l'oeuvre dans l'Italie du XVe siècle. Pour Philippe Potié, la naissance conjointe, alors, du capitalisme et du projet architectural n'a rien de fortuit : au morcellement du temps propre au capitalisme, l'architecture oppose un " éternel retour " à un temps archaïque dont l'auteur nous explique la nécessité.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.
Heartfulness est une méthode de méditation centrée sur le coeur. De par sa pratique très simple, elle s'adresse autant à des débutants qu'à des pratiquants chevronnés et s'intègre facilement à notre quotidien. Une méthode simple qui a transformé la vie de millions de pratiquants heartfulness à travers le monde. La Voie heartfulness est une série de franches conversations entre Kamlesh Patel et Joshua Pollock, dans lesquelles ils explorent la pratique et les principes de la méthode Heartfulness. Ce livre se compose de trois parties. La première examine la nature de la recherche spirituelle et démystifie la méditation et la transmission yogique. La deuxième présente les pratiques de base de heartfulness : la méditation, le nettoyage ou cleaning et la prière. Il alterne les connaissances de base et l'enseignement pratique. Chaque chapitre se termine par une marche à suivre étape par étape qui précise ces pratiques simples. La troisième partie est une discussion sur le rôle invisible mais vital du guru pour nous soutenir dans notre voyage intérieur. La Voie heartfulness est une invitation à faire l'expérience d'une pratique simple qui transforme la vie. Ce que ce livre offre est une méthode expérientielle qui a aidé de nombreuses personnes à découvrir une connaissance, une sagesse par elles-mêmes. Nous pouvons chercher la spiritualité en divers endroits, mais la Source spirituelle ne peut jamais être trouvée à l'extérieur. C'est une présence qui ne peut jamais être saisie, seulement ressentie. Quand nous le faisons, c'est avec le coeur que nous la ressentons, car le coeur est l'organe du ressenti. Pratiquer heartfulness, c'est chercher l'essence au-delà de la forme. C'est chercher la réalité derrière le rituel. C'est se centrer au coeur de son coeur et y trouver le vrai sens et la vraie satisfaction.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.