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Le Visiteur N° 13, Mai 2009
Basbous Karim
INFOLIO
20,30 €
Épuisé
EAN :9782884745925
Tous les six mois, la revue Le Visiteur entend donner la parole au discours critique en architecture et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Le Visiteur tente l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. SOMMAIRE - Karim Basbous, Editorial - " Le projet en question " : - Arnoldo Rivkin, L'invention inactuelle - Franco Purini, Architecture et politique - Rémi Rouyer, Le pixel et le surplus - Rémi Rouyer, Les figures de transposition du projet - Laurent Salomon & Judith Rotbart, N'être qu'un peintre égaré dans l'architecture - Benoît Goetz, La maison du projet - Joseph Abram, La terre et la pierre. La référence à l'Egypte antique dans le rationalisme architectural du XXe siècle - Mike Davis, Qui bâtira l'Arche ? - dossier sur l'architecte chilien José Cruz-Ovalle : - Fernando Pérez Oyarzun, José Cruz Ovalle, architecte : approche d'une situation - Alejandro Gabriel Crispiani, Hériter de l'avant-garde, ou l'empreinte de la forme - Jose Cruz-Ovalle, Quatre coordonnées simultanées, l'université Adolfo Ibánez AUTEURS : Ont collaboré à ce numéro : Joseph Abram, Karim Basbous, Alejandro Gabriel Crispiani, Jose Cruz-Ovalle, Mike Davis, Benoît Goetz, Fernando Pérez Oyarzun, Franco Purini, Arnoldo Rivkin, Judith Rotbart, Rémi Rouyer, Laurent Salomon
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Résumé : Depuis sa renaissance en 2008 (après cinq ans d'interruption), Le visiteur entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question, souvent éludée, de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Cette revue tentera l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet.
Depuis sa renaissance en 2008 [après cinq ans d'interruption], Le Visiteur , revue d'architecture, entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Cette revue tentera l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. SOMMAIRE du numéro 15 : - un article monographique sur un édifice remarquable et méconnu, pour rester fidèles à notre promesse de révéler des ouvres majeurs méconnues, hors du mainstream redondant. Il s'agira des archives de Tolède par Mendaro Corsini. - Un article de Hashim Sarkis. - Une section comprenant des articles inspirés du dernier colloque de la Société Française des Architectes intitulé : "Le territoire dans tous ses états". Il ne s'agit pas des actes à proprement parler, mais d'une sélection.
Depuis sa renaissance en 2008 [après cinq ans d'interruption], Le visiteur entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Cette revue tente l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. SOMMAIRE n°21 : Karim Basbous, Editorial, Jean-Patrick Fortin, Article sur l'ouvre d'Edith Girard Patrick Germe, Article sur l'ouvre d'Edith Girard Jean-Louis Cohen, Inter-, bi-, ou transnationale : l'architecture moderne à l'épreuve des frontières Gwénael Clément, L'horizon américain Olivier Gahinet, Tenir la distance Philippe Potié, La quête naturaliste des modernes Pierre Bergounioux, Des échos durables Pierre Gencey, Un paradis domestique dans l'enfer urbain Pascal Q. Hofstein, Défier le monde David Diamond, Emprunter le paysage Caroline Constant, Dialogue contre manifeste François Prodromidès, La lumière inquiétante Laurent Salomon, De la critique à l'autocritique David Leatherbarrow, Réalités possibles et possibilités réelles : l'architecture à l'époque moderne Jean-François Chevrier, " A qui veut ! " ou Les aventures de la différence spatiale Karim Basbous, Le verbe orphelin Michaël Foessel, La promesse de l'intime Antoine Picon, Sommes-nous devenus post-modernes ? Nathalie Heinich, Catégoriser le " moderne " et le " contemporain "
Heartfulness est une méthode de méditation centrée sur le coeur. De par sa pratique très simple, elle s'adresse autant à des débutants qu'à des pratiquants chevronnés et s'intègre facilement à notre quotidien. Une méthode simple qui a transformé la vie de millions de pratiquants heartfulness à travers le monde. La Voie heartfulness est une série de franches conversations entre Kamlesh Patel et Joshua Pollock, dans lesquelles ils explorent la pratique et les principes de la méthode Heartfulness. Ce livre se compose de trois parties. La première examine la nature de la recherche spirituelle et démystifie la méditation et la transmission yogique. La deuxième présente les pratiques de base de heartfulness : la méditation, le nettoyage ou cleaning et la prière. Il alterne les connaissances de base et l'enseignement pratique. Chaque chapitre se termine par une marche à suivre étape par étape qui précise ces pratiques simples. La troisième partie est une discussion sur le rôle invisible mais vital du guru pour nous soutenir dans notre voyage intérieur. La Voie heartfulness est une invitation à faire l'expérience d'une pratique simple qui transforme la vie. Ce que ce livre offre est une méthode expérientielle qui a aidé de nombreuses personnes à découvrir une connaissance, une sagesse par elles-mêmes. Nous pouvons chercher la spiritualité en divers endroits, mais la Source spirituelle ne peut jamais être trouvée à l'extérieur. C'est une présence qui ne peut jamais être saisie, seulement ressentie. Quand nous le faisons, c'est avec le coeur que nous la ressentons, car le coeur est l'organe du ressenti. Pratiquer heartfulness, c'est chercher l'essence au-delà de la forme. C'est chercher la réalité derrière le rituel. C'est se centrer au coeur de son coeur et y trouver le vrai sens et la vraie satisfaction.
Ce catalogue du Musée de l'art brut de Lausanne présente l'oeuvre de Nanetti en détail, telle qu'elle était au moment de sa création aussi bien que dans son état actuel (très dégradé). Il est enrichi d'un dépliant de sept mètres, des commentaires de plusieurs spécialistes et d'un film de 20 minutes, I graffiti della mente. Chaque jour, Fernando Oreste Nannetti (1927-1994) a gravé des signes mystérieux sur les façades de l'hôpital psychiatrique de Volterra, en Toscane, réalisant en huit ans une création monumentale (70 mètres de long). A y regarder de près, ces signes apparaissent comme des lettres formant des mots et des phrases. Nannetti rapporte les nouvelles qu'il dit recevoir par télépathie, avec des extraits de journal intime, des énoncés biographiques, récits de guerre ou descriptions fantastiques, le tout accompagné de dessins. Un incontournable de l'art brut, une oeuvre fascinante. L'exposition Nannetti "colonel astral" se déroulera du 25 février au 28 août 2011.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.