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Le Visiteur N° 12, Novembre 2008
Basbous Karim ; Campbell Hugh ; Farrell Yvonne ; R
INFOLIO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782884745857
A l'occasion de sa renaissance [après cinq ans d'interruption], Le Visiteur entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Cette revue tentera l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. Ce numéro est centré sur la présentation d'une réalisation exceptionnelle de Y. Farrell et Sh. McNamara, l'université Bocconi de Milan, et un retour sur le thème du " projet ", qui a fait l'objet d'un colloque organisé par la Société française des architectes et le CNRS. SOMMAIRE du n°12 : Karim Basbous Editorial Hugh Campbell L'edificio Grafton, architecture éponyme Yvonne Farrell & Shelley McNamara Structuring space Raymund Ryan Architectura logico-graftonica Karim Basbous & Pierre Caye Présentation du colloque Luigi Snozzi Appel à la Résistance (sous forme d'aphorismes) Olivier Gahinet Mies et les post-modernes Karim Basbous Le projet comme recherche Antoine Picon Le projet au risque du numérique Pierre Caye Différence, mouvement, projet dans la théorie architecturale des Anciens Philippe Potié L'architecture comme " acte de foi ", lecture ruskinienne. Paul Chemetov Jeune homme dans le train de la modernité
Depuis sa renaissance en 2008 (après cinq ans d'interruption), Le visiteur entend donner la parole au discours critique, et installer un espace de pensée au service d?un réel débat, où l?on pourra notamment discuter la question, souvent éludée, de la réussite architecturale, en s?appuyant sur des cas précis. Cette revue tentera l?alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet.
Résumé : Ce numéro du Visiteur s'intéresse aux rapports entre l'architecture et le marché. Il s'agit d'interroger en premier lieu la relation que la discipline architecturale et la pratique entretiennent avec les puissances économiques et, à travers celles-ci, avec les instances politiques. Tout " marché " implique un échange ; de quel échange de valeurs l'architecture est-elle le théâtre ? Quels critères président aux choix des projets ? Par ailleurs, le goût des élus, la décision régalienne, les " jurys " aux motivations complexes, la doxa architecturale exercent ? de manière concentrée ou diffuse, manifeste ou implicite ? un pouvoir qui façonne nos villes. L'histoire des concours elle-même est riche d'enseignements sur le rapport que la société, à travers la commande publique, a entretenu avec les grands projets. En 1971, le concours du Centre Pompidou, international, ouvert et anonyme, était gagné par deux jeunes inconnus. En 2012, le nouveau palais de justice de Paris est attribué en partenariat public-privé au groupe Bouygues, qui s'était assuré pour l'occasion les services de l'un des deux inconnus de 1971, à la tête désormais de la plus grosse agence de France : en quarante ans la place du projet architectural s'est vue considérablement réduite au profit de la seule notoriété. Le " petit monde " de la commande d'Etat était déjà à l'oeuvre dans l'Italie du XVe siècle. Pour Philippe Potié, la naissance conjointe, alors, du capitalisme et du projet architectural n'a rien de fortuit : au morcellement du temps propre au capitalisme, l'architecture oppose un " éternel retour " à un temps archaïque dont l'auteur nous explique la nécessité.
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre.Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou LaMartinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l?habitatcontemporain, de la Résistance grecque à l?enseignement à l?Ecole des Beaux Arts.Une autobiographie qui se lit comme un roman, un personnage phare de l?architecture au 20esiècle, en un mot: un classique.
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.