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Dictionnaire critique des enjeux et concepts des "éducations à"
Barthes Angela ; Lange Jean-Marc ; Tutiaux-Guillon
L'HARMATTAN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782343126784
Depuis le début des années 80 apparaissent de nombreuses "éducations à" (développement durable, santé, citoyenneté, solidarité internationale, médias et information, citoyenneté, patrimoine...). Elles prennent en charge des enjeux globaux et induisent des formations à la responsabilité individuelle et collective. Elles traduisent des modifications en profondeur des logiques éducatives. Elles sont ainsi sources de nouvelles problématiques et questionnements pour le champ des sciences de l'éducation et les formations. Elles s'inscrivent d'abord dans la continuité des actions éducatives scolaires, parce qu'elles existent sous des formes historiquement diversifiées depuis l'origine de l'enseignement général et obligatoire. Elles se formalisent aussi comme significatives d'une rupture, parce qu'elles s'inscrivent dans un contexte de pression économique mondialisée et dans une perspective affichée de socialisation et d'éducation globale et normative. Mais chacune présente des spécificités de références, d'insertion dans les systèmes éducatifs et les disciplines, de prise en charge par les acteurs de l'éducation. L'émergence des "éducations à" questionne les systèmes éducatifs existants, dans leurs structures, leurs contenus, leurs finalités. Ces prescriptions et préconisations imposent de revisiter certains concepts des sciences de l'éducation en usage dans le monde francophone.
J'ai lu votre nouvel ouvrage avec beaucoup d'intérêt et de plaisir. C'est bien écrit et "enlevé" … Comme le dit si justement votre préfacière, vous mobilisez une approche anthropologique de l'éducation qui ne se limite pas à l'approche exclusivement scolaire ; vous redonnez toute sa place à la famille, à la société et aux éducateurs en général. Votre réflexion sur l'autorité prend ainsi toute son ampleur et se dégage des lieux communs habituels auxquels elle est trop souvent condamnée. De plus, j'ai particulièrement apprécié votre référence à la méthodologie proposée par Henri Desroches et l'exposé du travail qui a été mené avec un groupe de partenaires… Il est exemplaire et pourrait donner des idées à beaucoup de ceux et celles qui cherchent comment se saisir des questions éducatives aujourd'hui. Bref, c'est un petit ouvrage qui sera fort utile. Je souhaite que de nombreux lecteurs aient la chance de le rencontrer". Philippe Meirieu
Au travers de la DS, du bifteck-frites, du strip-tease ou du plastique, les Mythologies ne sont pas seulement un formidable portrait d'une France entrant, avec les années cinquante, dans la culture de masse moderne, elles sont aussi l'invention d'une nouvelle critique de l'idéologie : d'une part celle-ci ne loge pas dans les grandes abstractions mais dans les objets les plus quotidiens, d'autre part elle n'appartient pas au monde des idées, elle est d'abord langage, ou plus précisément un certain système de langage que seule une sémiologie une science des signes est en mesure de décrypter.
Barthes Roland ; Sauzeau-Boetti Anne-Marie ; Menzi
Un atelier de peinture, puis un tribunal à Rome, au XVIIe siècle, fournissent ici la mise en scène d'un viol : réel, fictif, on ne le saura vraiment, et peu importe. L'essentiel est qu'il soit efficient, de structure opérante : ne s'agit-il pas moins que de marquer, et de remarquer, du double sceau d'une loi unique, en sa version privée comme en sa version publique, celle qui, fille et disciple d'abord, femme et peintre, et des plus maîtresse de son art, ensuite, s'apprête à transgresser cette même loi ? Qu'importe alors que le père, tout d'abord, selon toute vraisemblance, double voyeur, rival et complice, de son meilleur disciple et ami, finisse par se retourner en adversaire et partie de celui-ci, pour mieux inscrire son propre nom sur le corps et les tableaux de sa fille ? De deux hommes, d'une seule loi, Artemisia Gentileschi est ici l'enjeu. De "deux femmes" — ainsi que le fait remarquer Roland Barthes ici-même, si justement — et de leur même geste, celui qui oeuvre à la décapitation d'Holopherne, Artemisia se fera la scénariste, la portraitiste : revanche qui, dans sa nécessaire inversion, tente de donner toute la mesure symbolique du dommage subi, celui où l'interdit pouvait prendre le masque de l'initiation.
Cet ouvrage examine en profondeur l'actuelle crise des savoirs scolaires à l'ère des défis globaux (environnement, sécurité, interculturalité, inégalités, énergies, laïcité, fake news, etc.). D'une part, ces savoirs manquent de légitimité scientifique en l'absence de cursus universitaire capable de prendre en charge les enjeux précédents dans leur globalité et, d'autre part, ils apparaissent comme trop " empilés " face aux urgences politiques et sociétales, c'est-à-dire sans être appuyés sur une vraie réflexion épistémologique. Pour autant, l'institution scolaire continue d'évaluer, d'orienter et de délivrer des diplômes dont la valeur s'érode peu à peu. Il y a donc urgence à repenser la pertinence des savoirs scolaires dans nos sociétés contemporaines afin de pouvoir aborder les problèmes dont on ne connaît pas encore les solutions. En explorant les enjeux actuels de plusieurs " éducations à ", les auteurs proposent des pistes de réflexion et des réponses concrètes pour former les élèves à une véritable pensée critique et créative. Ils donnent les clefs d'une " éducation au politique " susceptible de préparer les futurs citoyens aux défis auxquels ils auront à faire face, immanquablement. Un ouvrage essentiel pour tous ceux qui s'intéressent aux évolutions de l'éducation et à la manière dont les savoirs peuvent répondre aux défis du XXIe siècle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.