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Cette France-là. Volume 2, 01 07 2008/30 06 2009
Barthélémy Anne-Isabelle
LA DECOUVERTE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782707160157
Un état des lieux de la politique d'accueil, de filtrage et d'éloignement des étrangers menée en France sous la présidence Sarkozy. Un examen incisif de la politique d'immigration de trois points de vue : d'abord celui des hommes, des femmes et des enfants qu'elle prend pour cibles, ensuite celui de ses maîtres d'oeuvres et de ses exécutants, enfin celui des arguments avancés pour la justifier. Plus que jamais, la politique d'immigration et d'identité nationale figure au premier plan des préoccupations de Nicolas Sarkozy. Sans doute le déclenchement soudain de la crise économique avait-il d'abord conduit le chef de l'Etat à promettre une moralisation du capitalisme financier et l'avènement d'une croissance " verte " qui n'oublierait pas l'emploi. Toutefois, son incapacité à tenir de tels engagements l'a bientôt convaincu de revenir sur ses terrains d'élection : la lutte contre l'immigration " subie " et le traitement des troubles identitaires prétendument éprouvés par les Français. Tout en durcissant encore un dispositif dont le volet " immigration choisie " a pratiquement disparu, Eric Besson, ministre de l'immigration depuis janvier 2009, ne demeure pas moins fidèle à une rhétorique qui porte le filtrage des frontières au compte de l'entretien d'une société ouverte et justifie le harcèlement des étrangers par le souci d'une meilleure intégration. Ainsi n'hésite-t-il pas à soutenir que la fermeté dont il fait preuve a pour dessein de conjurer les réactions xénophobes dont les périodes de récession sont souvent l'occasion. C'est à l'analyse de ce nouveau contexte qu'est consacré le deuxième volume de cette France-là. Les auteurs de cet ouvrage collectif se fixent à nouveau trois objectifs. A travers une centaine de " récits " - portraits de sans-papiers d'un côté, de préfets de l'autre - il s'agit d'abord d'illustrer les effets produits par la politique française d'immigration tant sur les étrangers qui la subissent que sur les principaux responsables de sa mise en oeuvre. Ensuite, les " descriptions " qui composent la deuxième partie de l'ouvrage s'efforcent de cerner l'évolution de la mission confiée au ministère successivement dirigé par Brice Hortefeux et Eric Besson. Elles s'attachent d'une part à rendre compte du renforcement de la suspicion systématique qui entoure l'immigration familiale et les demandeurs d'asile, et d'autre part à rapporter le renouvellement des pratiques gouvernementales et de leurs justifications à la convergence croissante des politiques européennes en matière d'immigration. Enfin, les " interrogations " sur lesquelles s'achève le deuxième volume de Cette France-là portent d'abord sur les raisons qui ont amené les gouvernements européens à élever l'immigration au rang de problème prioritaire, et ensuite sur la manière dont ils sont parvenus à légitimer une politique dont le ressort est la constitution d'une minorité fragile en objet de préoccupation phobique.
Depuis que les Autres ont libéré les cassandra sangue de l?esclavage, les fragiles prophétesses du sang courent un grave danger. Simon Wolfgard, chef des terra indigene de l?Enclos de Lakeside, n?a d?autre choix que de faire appel à Meg Corbyn. En effet, les entailles de la jeune femme révèlent d?étranges visions qui sont pour Simon le seul espoir de mettre un terme au conflit. Son sacrifice est nécessaire, car l?ombre de la guerre s?étend de l?autre côté de l?Atlantik, et les conspirations d?un groupuscule extrémiste menacent de la propager à Thaisia.
Résumé : Grâce à son don de clairvoyance, Meg Corbyn a gagné sa place auprès des dangereux terra indigene de Lakeside. Lorsque l?apparition d?une nouvelle drogue violente et addictive remet en cause le pacte fragile entre Autres et humains, la petite ville est de nouveau plongée dans la tourmente. Les aptitudes de Meg devraient permettre à Simon Wolfgard, dirigeant métamorphe de l?enclos, d?éviter un bain de sang. Mais encore faut-il pouvoir déchiffrer ses visions à temps. D?autant que l?homme qui veut récupérer la prophétesse se rapproche, mettant en péril les vies de tous ceux qui la considèrent à présent comme l?une des leurs.
Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...
L'insurrection humaine a été brutalement réprimée par les Aînés, ces terra indigene plus sauvages et dangereux encore que leurs congénères des Enclos. Ceux qui ont survécu savent qu'il faut désormais craindre les êtres qui rôdent dans les territoires interdits. Heureusement, l'Enclos de Lakeside a subi peu de dégâts grâce aux efforts de Meg, Simon et de la meute humaine. Mais l'arrivée du frère du lieutenant Montgomery, un vaurien prêt à tout pour s'enrichir aux dépens des autres, menace de détruire la paix fragile obtenue. Et tandis que les Aînés s'intéressent à ce nouveau type de prédateur, Meg voit dans ses cartes l'ombre de la mort qui rôde...
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Résumé : Climatique, économique, politique : le réfugié est l'une des principales figures de notre siècle. Or les Etats présupposent que la majorité des demandeurs d'asile mentent pour obtenir la qualité de réfugiés. Ils exigent donc des preuves, qui ne peuvent passer que par le témoignage. Mais comment témoigner quand on ne parle pas la même langue ? Qu'implique le fait de se remémorer dans l'urgence ce qui nous a traumatisé ? Un essai devenu une référence sur la nécessité d'un refuge territorial et psychique, sur des pathologies qui seraient spécifiques aux réfugiés, et donc sur l'émergence d'une nouvelle "clinique de l'asile".
Chauvet Lisa ; Gubert Flore ; Jaulin Thibault ; Me
L'histoire politique récente de nombreux pays d'Afrique montre la fragilité et le caractère réversible des transitions démocratiques. Dans ce contexte, et alors que les projections démographiques africaines laissent entrevoir une intensification des mouvements migratoires, la question de la capacité des migrants à influer sur la politique de leur pays d'origine se pose avec acuité. L'ouvrage réunit une douzaine d'études de cas mobilisant à la fois des approches qualitatives, fondées sur l'étude ethnographique des pratiques ou des parcours politiques des migrants, et des enquêtes quantitatives originales menées par les auteurs de l'ouvrage. Les activités politiques transnationales - électorales et non électorales - des migrants sont tout d'abord étudiées à travers l'analyse des mobilisations d'émigrés égyptiens, camerounais, gabonais, congolais, maliens, sénégalais et tunisiens en Europe. L'influence politique que les migrants exercent sur leur famille ou communauté d'origine en diffusant des idées et en adoptant des comportements politiques acquis en migration est ensuite examinée, à travers les exemples du Mali, du Mozambique, du Cap-Vert, du Sénégal, du Maroc, de la Tunisie et de l'Egypte. L'ouvrage décrit enfin la capacité des normes et des ressources acquises en migration à modeler l'émergence de nouvelles élites politiques ou manières de faire en politique, et à modifier les relations de pouvoir existantes.
Résumé : Le voile intégral porté par un certain nombre de femmes musulmanes a fait l'objet en 2010 d'une loi d'interdiction générale, à l'issue d'un débat qui a impliqué les plus hautes institutions de la République et mobilisé l'attention de nombreux citoyens. Le cas peut paraître très particulier et d'une portée limitée, mais il est cependant très révélateur. L'ouvrage part de l'analyse de la discussion qu'il a provoquée. Sa dissection minutieuse fait ressortir la contradiction entre la logique des juristes et la logique politique du législateur, une contradiction lourde de conséquences pour la vie collective. Bien au-delà du cas de la burqua, c'est l'ensemble des problèmes soulevés par le multiculturalisme et plus profondément encore par l'idéal du cosmopolitisme qui reçoit un puissant éclairage. Comment accorder les principes de droit et les exigences politiques du vivre-ensemble ?
Premier ouvrage du genre, le Dictionnaire de l'immigration en France est un recueil critique de mots et de concepts que le droit, le discours politique, le propos ordinaire véhiculent pour nommer et qualifier des personnes et des groupes n'appartenant pas à l'ordre national, ou n'étant pas perçus comme lui appartenant naturellement. Il y a peu de domaines de la vie sociale, économique, politique et culturelle où les mots employés vont de soi. Le débat public sur l'immigration et les immigrés, quelle que soit leur nationalité, est celui qui, sans aucun doute, permet toutes les approximations et les inexactitudes. Cet ouvrage se propose donc d'être un répertoire rigoureux de mots à enjeux, ceux qui soulèvent des difficultés de définition et des problèmes de compréhension. Expliquer et faire le point sur un thème au carrefour d'une pluralité de disciplines en sciences humaines, telle fut notre ambition. Ce dictionnaire était plus que nécessaire. Il était devenu une urgence intellectuelle et scientifique.