20 millions d'habitants prévus en 2011. L'une des densités les plus fortes au monde. Des embouteillages gigantesques. Des montagnes de déchets. Un ciel gris de pollution. Un patrimoine pharaonique et islamique menacé. Le Caire souffre. D'une centralisation excessive. De collusions entre l'ex-régime de Moubarak et les hommes d'affaires. D'une politique visant à contrôler les foules plutôt que de les écouter. Et pourtant: un parc urbain jaillit d'une décharge, des îles agricoles sont préservées sur le Nil, les célèbres chiffonniers du Caire se mobilisent. Des jeunes militent sur Internet pour promouvoir le solaire, le vélo en ville ou le covoiturage. Des entrepreneurs se lancent dans le bio. Une vision durable s'esquisse dans la plus grande ville d'Afrique. Dans cet ouvrage rédigé juste avant la révolution, une vingtaine de pionniers témoignent. À l'origine des revendications d'aujourd'hui, ils seront les réformateurs de demain.
Ce livre interroge le sens donné par les jésuites des pré-Lumières à l'idée de Beau. Dans la quête d'un "je ne sais quoi" mystérieux, frappant l'âme humaine comme un "feu céleste" pour l'élever au Beau absolu, les religieux veulent montrer l'alliance du Beau et du Vrai, point de rencontre avec la Vérité divine. Les "extraits" critiques des Mémoires de Trévoux, dont ils assurent la rédaction entre 1701 et 1762, analysent les publications européennes en Sciences, Lettres, Arts et Moeurs. A côté de la mise en valeur de l'harmonie de la nature par les physiciens et les naturalistes, les "Trévousiens" soulignent la beauté des mathématiques, tout particulièrement la "sublime et transcendante" géométrie. Parmi les productions artistiques et les "ouvrages de l'esprit" , la musique donne lieu à une intense querelle autour de la nature du son. Le potentiel didactique des vers latins est mis en avant, et l'"expression mesurée de la nature" fait de la poésie une philosophie authentique. Quant à la peinture, elle doit prioriser "la vérité". Pour autant, le discours anthropologique trévousien ne se borne pas à un panorama "raisonné" d'une culture moderne qui s'émancipe des pesanteurs traditionnelles. Il correspond aux exigences ignatiennes d'une spiritualité active et féconde.
Résumé : En 1571, Corine de Pâquelin arrive à la cour des Valois, comme demoiselle d'honneur de Catherine de Médicis. La jeune fille naïve côtoie les grands de ce monde et découvre un univers d'intrigues et de complots, aussi bien amoureux que politiques. Elle rencontre Quentin de Gayrand et tombe amoureuse. Mais elle est catholique et lui protestant, et les guerres de religion font rage. La Saint-Barthélemy leur sera-t-elle fatale ?
Résumé : Des déchets radioactifs aux ondes électromagnétiques en passant par les OGM, les inquiétudes et les controverses mettant en cause le monopole des experts sur l'orientation des décisions politiques relatives aux questions technologiques se multiplient. Loin de déplorer une crise de confiance, les auteurs de ce livre analysent les nouvelles relations entre savoir et pouvoir qui émergent de ces débats. Refusant les traditionnelles oppositions entre spécialistes et profanes, professionnels de la politique et citoyens ordinaires, ils tirent profit des expériences existantes pour tracer les contours d'une démocratie technique et imaginer des dispositifs de décision capables de répondre à ces nouveaux défis.
Que signifie " participer à l'action publique " pour des citadins qui ont été longtemps tenus à l'écart des politiques urbaines ? S'agit-il seulement d'intégrer les dispositifs participatifs mis en place et contrôlés par les institutions ? Au Sud comme au Nord, la participation fait aujourd'hui partie des grands principes des politiques urbaines. Si l'Amérique latine et des villes comme Porto Alegre, au Brésil, ont joué un rôle pionnier dans le développement de la démocratie participative, il faut également tenir compte d'autres régions, telles que le continent africain, le Proche et le Moyen-Orient. Loin de rester inactifs, les citadins d'Afrique et d'Orient multiplient les initiatives, le plus souvent en marge des cadres officiels. Faisant acte de résistance, voire de désobéissance quand leurs intérêts sont menacés, ils cherchent aussi à négocier avec les institutions l'accès aux biens publics. Qu'elle prenne la forme de pratiques imposées par les organismes internationaux, de mobilisations locales ou de négociations informelles, la participation des citadins du Sud à l'action publique mérite d'être mieux connue, pour faire avancer la réflexion sur le gouvernement des villes et sur la démocratie locale.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Cet atlas saisit, à l'échelle du continent européen et de ses colonies, les dynamiques et les bouleversements qui ont eu lieu pendant trois siècles, du XVIe au XVIIIe siècle : Les révolutions intellectuelles, les découvertes et innovations scientifiques. L'entrée dans les guerres modernes. L'ouverture au monde et l'exploration de nouveaux territoires. Grâce à près de 120 cartes, cet atlas permet de comprendre comment l'Europe s'est transformée d'un point de vue politique, économique et culturel.
4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?