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Le cycle des Contrées Tome 4 : Chroniques scandaleuses de Terrèbre
Barthe Léo ; Berneron Pauline
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846790642
L'origine de ces Chroniques est légendaire: témoignages recueillis par l'enquêteur Molavoine et, à la mort de ce dernier, transmis à Barthélemy Lécriveur; retrouvés par son fils, publiés par Léo Barthe avec la complicité de Saturnin Lassicope, ces récits hantent les Voyages du Fils, le précédent volume du cycle des Contrées. L'ouvrage présenté ici est tel que l'a souhaité l'"oncle Léo": manières noires révélatrices des ombres de Barthélemy et de sa compagne Coralie - les personnages emblématiques du Veilleur du Jour -, ces Chroniques mettent au jour les relations troublantes entre le regard et le désir. Le dernier texte, de la propre main de Léo Barthe, rend compte d'un instant originel: l'acte passionnel qui tout à la fois donnera vie à Coralie et décidera de la carrière du chancelier Lonvois. Biographie de l'auteur Léo Barthe, hétéronyme de Jacques Abeille, est également un des personnages du cycle des Contrées: il a publié à Terrèbre des ouvrages érotiques, parfois scandaleux, qui l'ont contraint à quitter la cité portuaire et à suivre son frère Laurent dans les Hautes Brandes (voir les Voyages du Fils). De Léo Barthe, le lecteur pourra découvrir aux éditions Deleatur (Amateur de Conversation; chez Climats, Histoire de la bergère, Histoire de la bonne, Histoire de l'affranchie; à la Musardine, Camille et Zénobie la Mystérieuse.
Résumé : Si je fus bouvier, c'était qu'en moi le sang des âges lointains ne s'était pas assagi. " Par goût de la solitude, un homme s'est choisi une vie d'errance et va, au gré de ses envies, de ferme en ferme pour offrir ses services journaliers. Mais la quiétude de son existence silencieuse se voit rompue un après-midi par une apparition. Alors qu'il erre dans la campagne, le vagabond surprend une bergère emportée par l'ardeur de ses sens, et qui offre son cul à une touffe d'orties. S'initie alors entre l'homme sans attaches et la jeune femme sauvage une quête éperdue du désir et de la plus violente liberté... Histoire de la bergère est né d'une histoire d'amour. Il y a une trentaine d'années, condamné par les circonstances à une relation épistolaire, un écrivain décide d'écrire pour sa maîtresse un roman érotique qui déploie leurs désirs les plus secrets. Jacques Abeille imagine ainsi la vie d'une femme farouche, assoiffée de volupté, et offre le texte à celle qu'il aime. C'est ce roman que nous republions aujourd'hui, sous l'habituel pseudonyme de l'auteur : Léo Barthe. Cette figure de femme insoumise est au coeur de la trilogie que Léo Barthe a intitulé De la vie d'une chienne et dont Histoire de la bergère est le premier volume. Cette trilogie fut initialement publiée par les éditions Climats entre 2002 et 2003, dans un relatif anonymat. La reconnaissance dont jouit ultérieurement l'oeuvre de Jacques Abeille imposait la redécouverte de ces trois magnifiques romans dédiés aux désirs les plus crus et à l'émancipation des femmes. Mon coeur a fait un saut et s'est partagé quand j'ai vu jaillir son cul, son cul si pâle qu'elle tendait par mégarde à portée de ma main. J'aurais voulu la prévenir que sa peau dans son intimité la plus tendre risquait d'être brûlée par les orties. En même temps je désirais que cette cruauté acérée crispe sa chair. Comme si mon désir était contagieux, je l'ai vu reculer, se tendre sur ses cuisses tremblantes dans la direction des feuilles urticantes qu'elle ne pouvait voir. A n'en pas douter, elle cherchait à se faire griffer par la pointe des feuilles. Elle s'est relâchée pour se soulager... Une courte brise a passé sur la pointe des hautes herbes. Les orties ont cambré leur tige et de la tête ont balayé les fesses ouvertes. La bergère a laissé échapper un gémissement rauque.
Aux abords du XIXe siècle, et aux confins d'une province reculée, dans une noble demeure délabrée, Gérard grandit sous l'autorité ombrageuse d'un oncle aigri en ignorant tout du monde et des affres de l'amour. Lorsque accidentellement surgit dans sa vie Camille, charmant adolescent selon l'apparence, Gérard, de découverte en découverte, perdra son innocence en suivant une instruction libertine pour le moins fiévreuse et périlleuse. Mais qui est Camille, et qui se cache derrière cet être mi-ange, mi-démon ? Quelle destinée l'oblige à soumettre son corps à des cruautés qui mènent à l'extase, entraînant Gérard dans son sillage ? La flamboyante passion qui unit les protagonistes de ce long rêve halluciné résistera-t-elle aux révélations d'un passé aussi trouble que mystérieux ? Pour développer sans tabous ce grand roman d'amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents : celui de conteur habité des " choses " du corps - et du cœur, -, et celui d'écrivain souverain au royaume des mots...
Elle émet un petit roucoulement. "Mets-moi le doigt, juste un petit peu, oh, s'il te plaît!" "Madame n'en a pas eu assez?" "Je vais y passer de nouveau. Graisse-moi un peu, s'il te plaît." Le ton est enjôleur et suppliant. Je lui écarte les fesses entre le pouce et l'index, comme je viens d'apprendre à le faire, et je laisse tomber deux gouttes d'huile au centre de la corolle qui cligne sous l'impact. De la pulpe de l'index, je frotte doucement le plissé qui s'épanouit. J'engage la phalange. La sensation est exquise. Mon doigt est épousé, accueilli, ardemment voulu. Je ne vais pas très loin et me contente de brefs va et vient superficiels. J'entends qu'elle commence à haleter. Je retire mon doigt. Elle soupire. "Ah, que tu es donc cruelle!" "Madame n'y pense pas. Madame est attendue au salon." De nouveau je la masse jusqu'aux pieds et constate avec plaisir que les chairs ont retrouvé toute leur souplesse. "Madame, il faut y aller." "Oui, oui. C'est merveilleux; je me sens en pleine forme, comme neuve. Conduis-moi." Je lui prends la main. "Votre robe?" "Non, j'irai nue." Elle n'a sur le corps que ses chaussures à hauts talons.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson " un Blanc " et Mania Malkia, la nourrice, africaine au c?ur d'or et " forte gueule " forment une famille improbable et singulière. Roman à trois voix, " Sang mêlé " aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Il nous parle de la quête d'identité de Léo, pris entre deux mondes. Il nous parle aussi de l'homosexualité de Harry, cause de son exclusion du cercle des colons. Il nous parle de Mama Malkia, plus tout à fait africaine, mais noire aux yeux de tous. Il nous parle aussi de la décolonisation et évoque de manière saisissante l'atmosphère du Congo belge à la veille de l'indépendance. Chacune de ces voix nous parle de la difficulté à vivre sa différence. Chacune de ces voix nous livre sa vision de l'époque coloniale dans un questionnement sans outrance mais, sans compromis.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...