Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La bonne a tout fait
Bartelt Franz
BALEINE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782842195243
Voici un an que Le Poulpe reçoit de mystérieux courriersprovenant de Painrupt, un petit village en plein coeur desArdennes, écrits par un vieil homme cherchant à l'intéresser àune affaire de femme assassinée, soi-disant par son mari, unrichissime exploitant forestier. Ce vieil anar, Versus Bellum,paraît avoir tout prévu pour faire tomber ce « gros ». Maispour mettre son plan machiavélique à exécution, il a besoin duPoulpe. Sa mission: approcher la bonne au service du couple"dont le témoignage a innocenté le riche entrepreneur", sousune fausse identité, pour lui faire cracher le morceau.C'est donc moyennement convaincu de la santé mentale dubonhomme que Gabriel va se laisser tenter par le voyage « dansce pays où les virages secouaient les autobus plus durement que les vaguesde la mer font tanguer les bateaux ».Mais, qui sait? Les forêts ardennaises recèlent peut-êtred'autres mystères?
Il était là, le con ! Rond comme un bidon. Entouré d'une flopée d'ivrognes encore plus saouls que lui. Je ne l'avais jamais vu en ville. J'ai demandé au Gus qui c'était. Il n'en savait rien. J'ai recommandé une bière. Le type se vantait. Il ne parlait que de son pognon. Il en avait, puisqu'il payait les tournées en sortant de sa poche des poignées de billets. Il refusait la monnaie. Il s'y croyait. Le con. Ah, le con ! Le Gus m'a dit qu'il était déjà saoul en arrivant. Il avait touché la paie ou quoi ? Il buvait du blanc limé. De temps en temps, il se levait et chantait une connerie. Il y a connerie et connerie. Les siennes, c'était des conneries de l'ancien temps. On n'y comprenait rien. Des histoires de drap du dessous, que c'est celui qui prend tout. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Il retombait sur sa chaise, comme un sac. Il se remettait à parler de son pognon. Il en avait des tas. Stocké dans le tiroir de la salle à manger. Tout en liquide.- T'as pas peur de te faire attaquer ? a demandéun des gars. "
Franz Bartelt est né en 1949. Il vit dans les Ardennes. L'essentiel de son ?uvre est publié aux Éditions Gallimard, dont, récemment, La mort d'Edgar (2010) et Le testament américain (2012).
Résumé : Dans une petite ville de province, un assassin prolifique terrorise les arrêts de bus et les passages piétons : plus de quarante cadavres sont à déplorer. Quatre ans que l'inspecteur Gamelle, dépressif et fraîchement largué, ainsi que le bourrin, son adjoint cul-de-jatte, pataugent dans la semoule. Quatre ans que les astres refusent de s'aligner pour leur donner une piste. Sacré Saturne ! Bien loin de laisser tomber l'affaire, Gamelle sera amené à se poser les mauvaises questions, à se méfier des bonnes personnes et à suivre les idées saugrenues d'un aveugle particulièrement intrusif... Un trio inattendu dans un polar burlesque où Franz Bartelt nous séduit avec son style incomparable. Franz Bartelt vit dans les Ardennes depuis presque toujours. Il est l'auteur d'une cinquantaine de livres. Son Hôtel du Grand Cerf, salué par la critique lors de sa parution en 2017, était son premier roman au Seuil. A la fois poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, ce romancier très discret possède un style d'une rare élégance qui, allié à une imagination débordante, fait de lui un écrivain précieux.
Résumé : Majésu Monroe est brocanteur. Il propose à sa clientèle des objets ayant appartenu à des célébrités : un portrait du Christ à la mine de plomb dessiné par un officier romain, une chaussette - trouée - de Rimbaud, et mille autres raretés qui sentent l'escroquerie et la poésie. Majésu rencontre un jour Noème, fille d'un couple richissime, bien décidée à faire payer à ses parents les crimes de la bourgeoisie. L'amour naît instantanément, basé sur une même haine des riches, un même penchant pour l'alcool et une même absence de scrupules : le mariage est inévitable. Mais, à la mort accidentelle des parents de Noème, les projets du couple tournent court. Pire qu'une guerre civile, la guerre conjugale commence. On retrouve ici l'imagination retorse de Franz Bartelt, sa verve anarchisante et son style impeccable, pour la plus grande hilarité du lecteur.
Le burn-out, maladie de "l'épuisement", de "l'effondrement" ou du "don", est parfois présenté comme le "mal du XXIe siècle". Derrière la grande diversité des pathologies que le terme burn-out recouvre - ou parfois masque, s'agissant notamment de la dépression - c'est un parcours bien sinueux qui attend le malade, avec son lot de troubles de l'humeur, du sommeil, de l'attention ou de la mémoire et un inévitable repli sur soi. C'est le récit de cette épreuve et du cheminement de son auteur que propose cet ouvrage, en espérant qu'il pourra être utile au lecteur, malade ou proche d'un malade que l'épreuve trop souvent déboussole, isole et culpabilise.
Le Poulpe vient de recevoir une carte postale de sa Cheryl partie en Belgique visiter un lointain cousin. Or, voici qu'entre les "je t'aime" et les "tu me manques" elle glisse une information qui titille Gabriel : un ami de la famille vient de se faire assassiner, et l'enquête est au point mort. Ce Christian Fisher, marié, père de deux enfants, employé comme nombre de ses concitoyens par une sidérurgie moribonde, vidait des greniers avec son ami Lounès pour tenter de joindre les deux bouts : un type apparemment sans histoires. Un coup de Thalys plus tard et le Poulpe débarque dans la ville natale de Simenon. Liège, ses bords de Meuse, ses haut-fourneaux qui s'éteignent les uns après les autres, avec malgré tout, la solidarité, la joie de vivre et la bière qui réchauffent ses tavernes, une ville en crise où "tous doivent aller chercher l'espoir avec les dents". Pour quelle raison a-t-on massacré Christian ? S'était-il fait des ennemis avec son petit commerce ? Aurait-il payé le prix fort pour son engagement dans les combats sociaux de sa boîte ? Une chose est sûre : Gabriel ne repartira pas de là sans avoir trouvé le coupable.
Le modèle technocratique fondé sur l'augmentation de la production au coût le plus faible possible semble s'imposer chaque fois plus dans le monde, ce qui provoque des inégalités sociales. Dans cet ouvrage, l'auteur propose à cette société, qu'il désigne comme "postmodernité décadente", d'approfondir les exigences de la raison et de la démocratie. C'est ce qu'il envisage sous le terme de "postmodernité résistante".
Paul VI est considéré comme le premier pape moderne. Ame du Concile Vatican II, impliqué dans le dialogue avec le monde contemporain, il eut à affronter de nombreuses tempêtes, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise. Promoteur de la paix en pleine guerre froide, défenseur de la vie avec l'encyclique Humanae vitae, annonciateur de l'Evangile sur les cinq continents, son pontificat est actuellement l'objet d'analyse. Il aimait dire que les hommes croient davantage les témoins que les maîtres. Sa canonisation confirme qu'il fut lui-même un témoin authentique de la vérité, tout en souffrant de la crise du monde et de l'Eglise.