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Bachelard critique de Husserl. Aux racines de la fracture épistémologie / phénoménologie
Barsotti Bernard
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747516181
La philosophie des sciences de Bachelard, "exception française" coincée entre les deux grands massifs contemporains de la phénoménologie et de la philosophie analytique, fait figure de parent pauvre de la théorie contemporaine de la connaissance. Loin des jugements figés dont elle fait l'objet - scientisme reniant la philosophie, ou au contraire internalisme rivé au sujet -, l'auteur, en révélant la densité méconnue, notamment en France, du dialogue que Bachelard a entretenu avec la pensée de Husserl, fait de la pensée bachelardienne un témoin exceptionnel de la séparation de plus en plus irrémédiable entre les données de l'expérience phénoménologique et les constructions formelles de la science du XXe siècle, événement central qui a marqué le devenir de la philosophie de notre temps. Voir Bachelard aux prises avec la "pureté" husserlienne sur les questions du phénomène, de l'intentionnalité, de la temporalité ou de l'origine de la connaissance, nous livre des enseignements inattendus sur la portée du prétendu abîme entre philosophie des sciences et phénoménologie.
Quelle est cette puissance d'universalité, de vérité, d'équité, que nous nommons la "raison" ? La validité d'une si merveilleuse possession humaine n'a rien de naturel, mais s'inscrit dans une "histoire de la raison pure" que Kant avait ébauchée. Un étonnant chassé-croisé a lieu du XVIIe siècle à nos jours, où l'on voit d'un côté le rationalisme ontologique s'affaiblir en rationalisme transcendental, de l'autre l'empirisme sensualiste s'affaiblir en empirisme logique. On comprend mieux ensuite la tension pratique qui s'installe entre une éthique raisonnable et une morale rationnelle.
En 1927, Etre et temps éclate comme un coup de tonnerre. Heidegger y abat les deux fondements de toute la pensée occidentale : la subjectivité, avec son a priori (hérité de Kant) et son intentionnalité (venue de Husserl), et la temporalité, avec la double primauté de la succession et du présent. Tout au long du XXe siècle, sous le poids d'un ouvrage qui s'attribue la rigueur argumentative d'un "Traité" , la phénoménologie n'est plus jamais parvenue à renouer avec sa vocation transcendantale, apparaissant sous des versions herméneutiques, existentielles, ontologiques, cosmologiques, naturalistes, inspirées des thématiques larges que leur offre le texte-source. Il est grand temps, après un siècle de lecture, de recentrer l'attention sur le tissu logique d'Etre et temps. Or deux déchirures y apparaissent, précisément en ces moments cruciaux où l'authenticité du Dasein est censée se substituer à l'a priori éthique, puis le temps ekstatique au temps successif. Mais c'est aussi leur critique sans concession qui nous permet de réamorcer la dimension transcendantale perdue de la phénoménologie, soit, concrètement, la possibilité d'une transcendance verticale, émergeant au sein de la temporalité horizontale à la lumière de la notion de rythme.
La représentation, notion centrale dans la philosophie contemporaine, est aussi l'expression la plus frappante du monde actuel, gorgé de signes, d'images, de scènes et de " médias " de toutes sortes. Forme majeure de la relation de l'homme au monde, multiple dans ses incarnations théoriques et sociales, elle est frappée d'une ambiguïté insurmontable : elle exprime aussi bien le vide ontologique qui menace cette relation, que la liberté prométhéenne de l'homme emplissant le monde de ses projections.
De la révolte fiscale... à la philosophie. La Boétie a dix-sept quand l'essoufflement d'un mouvement populaire avec lequel il sympathise l'amène à s'interroger sur les raisons de ce qui ressemble à un reniement de l'aspiration à la justice et à la liberté, pire, à une sorte de "servitude volontaire". Armé d'encre et de philosophie, il tente d'éclairer le sens de cette attitude paradoxale, au cours d'une fulgurante enquête sur le comportement de la liberté humaine et le rapport complexe du peuple au pouvoir. Bernard Barsotti propose une relecture originale du Discours de la Servitude volontaire, en mettant l'accent sur la force interrogeante du texte, plutôt que sur les réponses que les interprétations les plus variées ont puy trouver. Ce qui compte, dans le Contr'Un, en plus de l'appel à la révolte politique et économique que les lectures marxistes et libertaires ont reconnu en lui, c'est l'invitation à questionner nos relations avec l'Etat et avec toutes les instances de domination qui "prennent soin" de nous. Le Discours est un aiguillon pour la pensée : La Boétie nous pousse moins à identifier les misons qui justifient la révolte dm soumis et des opprimés, qu'à essayer de comprendre pourquoi, de manière récurrente, tant de révoltes avortent.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.