Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
On bosse ici, on reste ici ! La grève des sans-papiers : une aventure inédite
Barron Pierre ; Bory Anne ; Chauvin Sébastien ; Jo
LA DECOUVERTE
19,30 €
Épuisé
EAN :9782707167873
Le 15 avril 2008, trois cents travailleurs sans papiers se mettent en grève et occupent leurs entreprises, en région parisienne. Ils seront bientôt des milliers. Ce mouvement est inédit: il lie un mode d'action traditionnel du mouvement ouvrier, une grève avec occupation des lieux de travail, à la revendication centrale de la lutte des sans-papiers, la régularisation. S'ouvrent alors deux années de lutte, tantôt souterraine, tantôt médiatisée, dont ce livre retrace l'histoire. Ces grèves révèlent que des pans entiers de l'économie (construction, nettoyage, restauration, confection, aide à la personne...), des petites aux grandes entreprises, du traiteur du coin aux familiers du pouvoir, de l'intérim aux ministères, reposent sur le recours à une main-d'oeuvre qui, privée de titre de séjour, devient la proie et l'instrument du dumping social. En contestant cette situation, des milliers de grévistes sans papiers ont pointé les contradictions de la politique de l'"immigration choisie" promue par Nicolas Sarkozy. Fruit d'une enquête collective, réalisé à partir d'observations directes (sur des piquets de grève, lors de manifestations, réunions, assemblées générales de grévistes...), de la collecte d'archives (tracts, dossiers de grévistes, protocoles de fin de conflit, circulaires ou notes des ministères), mais aussi d'une centaine d'entretiens avec des grévistes, des syndicalistes ou associatifs soutenant ou encadrant le mouvement, des employeurs, des agents de l'Etat à un niveau local et national, ce livre raconte au plus près les péripéties de ce mouvement, et en analyse les enjeux politiques, syndicaux et économiques.
Aller chez le dentiste est un traumatisme pour beaucoup. Ainsi, combien de patients croisent dans la rue leur praticien sans sa blouse et ne le reconnaissent pas, le cantonnant dans l'exercice de son seul art, comme si ces professionnels de santé étaient incapables d'autre chose que du maniement de leurs turbines ou de leurs daviers ? Henri Lamendin, par sa perspicacité et à travers des témoignages authentiques, et des illustrations inédites, nous démontre que des médecins de la bouche sont aussi capables de sensibilité, d'émotions et d'innovations artistiques. Certains écrivent, peignent ou encore chantent. Tous sont dentistes, mais le lecteur les découvrira tour à tour marionnettistes et acteurs de théâtre au XVIIIe siècle, musiciens et auteurs contemporains, et même chanteur à succès pendant la période Yé-Yé. C'est leur histoire que nous conte l'auteur avec finesse et délicatesse, sans jamais se départir de son humour. La médecine ne se résume pas seulement à l'application de protocoles thérapeutiques. Henri Lamendin nous en apporte ici une brillante démonstration. Le monde médical ne peut que s'en enorgueillir. Un livre drôle et émouvant qui ravira tous les amateurs d'art à n'en pas douter. Xavier Riaud
Nous sommes nés la même année qu'Astérix mais nos biberons étaient fuselés comme des lanceurs de Spoutniks et nos premiers gazouillis rappelaient le nom du cosmonaute Ga-ga-rine. Nous avions grandi en noir et blanc avec Nounours, Pollux et le cheval Poly. Rien ne nous préparait au monde insensé des Shadoks et de la capsule Appolo. Le premier homme en couleur s'appelait Jean-Claude Killy sur la neige blanche de Chamrousse. Après lui, tout est parti à vau-l'eau, à commencer par l'école : adieu plumes, encriers, buvards, bouliers et leçons de morale ! Les billes et les dames ont cédé la place au tac-tac et au flipper. Après la séparation des Beatles, et la crise du pétrole, nous avons vu pousser les centrales nucléaires et fleurir les hypermarchés. Entre disco et pop nous avons vibré avec Platini et Rocheteau, pleuré Cloclo autant que Mike Brandt. Et pour le bac comme pour le permis, nous avions les deux à la fois : pattes d'eph et col pelle à tarte...
Pierre Barrot, lui-même né en 1961, vous entraîne dans le passé. Avec lui, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde
Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de paysans, Michel Barrot, après avoir obtenu une licence de droit, a enseigné quelques années, puis a repris l'exploitation agricole de ses parents. Il est alors devenu agriculteur, éleveur, chasseur, exploitant de carrière, président d'un district urbain et maire d'une commune rurale.Pierre Barrot, son fils, est devenu très tôt journaliste. Il a vécu onze ans en Afrique de l'Ouest, où il a effectué de nombreux reportages, écrit plusieurs livres et produit des séries télévisées. Après une étape en Algérie où il a été attaché culturel, il s'est réinstallé en France où il s'occupe de droit d'asile.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.