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Vivre la bataille ? Expérience et participation dans les arts - XVe-XXIe siècle
Barreto Joana ; Delon Gaspard ; Lafille Pauline ;
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753588592
Une bataille vraie n'est pas un tableau" , dit Baudelaire dans son Salon de 1859. L'art possède-t-il une capacité réelle à rendre compte du combat ? Par sa démesure spatiale et temporelle comme par sa violence et par son désordre, la bataille conduit à des innovations artistiques de forme comme de technique. Elle pousse à l'émergence de dispositifs toujours plus immersifs, dépassant les limites expressives des médiums afin de faire revivre des événements insaisissables ainsi qu'une expérience hors du commun. Face aux ambitions des artistes, jusqu'où le spectateur devient-il acteur de la scène de bataille ? La spire historiée de la colonne Trajane, les galeries de batailles et les tentures modernes, les rotondes des panoramas ou encore les larges écrans du cinéma sont autant de dispositifs visant à produire une restitution vivante des faits militaires. Modernistes et contemporanéistes, historiens de l'art et de l'audiovisuel envisagent ici les usages, les réceptions et les émotions engendrés par les représentations de batailles. Celles-ci touchent puissamment au regard, à l'esprit et au corps du spectateur aux prises avec la fiction du combat. Avec le soutien le soutien du LARHRA - UMR 5190, de l'université Lumière Lyon 2, de l'Institut universitaire de France, du CERILAC d'Université Paris Cité, de Saprat - EA de l'EPHE-PSL (Sciences historiques et philologiques) et de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis.
La question des rapports du texte et de l'image fascine car tous deux sollicitent nos yeux, ces fenêtres de l'âme selon Léonard de Vinci. Visible et lisible entretiennent des relations étroites, souvent complémentaires. Les artistes comme les poètes ont amplement exploité les potentialités d'une telle proximité. Ces actes de colloque entendent renouveler et approfondir certaines des nombreuses questions soulevées par ces imbrications. En quoi l'étude des écrits d'artistes et de leurs lectures peut-elle contribuer à éclairer l'ensemble de leur oeuvre d'un jour nouveau ? Quelle ' est la nature des échanges entre texte et image lorsque leurs frontières se brouillent, lorsque l'image devient texte et le texte, image ? Quelle place donner à la typographie ou encore à l'image évoquée par un texte ? S'il est possible de lire dans le tableau, lorsque la lettre s'affiche directement dans l'image, peut-on en revanche prétendre lire un tableau comme on lit un texte ? De quelle manière le discours sur l'oeuvre, surimposant un texte à une image dans le but de la justifier, de la discuter ou de l'évaluer, en accompagne-t-il l'appréhension ? Réunissant les contributions de jeunes chercheurs issus de différents domaines des sciences humaines - notamment l'histoire, l'histoire de l'art et les études littéraires - cet ouvrage apporte des éléments de réponse à ces questions. Du Moyen Age à la seconde moitié du XXe siècle, il propose un regard neuf sur la multiplicité des échanges qui ont pu - et peuvent encore - se tisser entre lisible et visible.
Ils sont six amis d?université, quatre filles et deux garçons, et ont choisi New York, la ville de tous les possibles, pour mener leur vie d?adulte. Mais au rythme des mariages, naissances, échecs professionnels et personnels, leurs rêves et ambitions ne tardent pas à se heurter à l?épreuve de la réalité. En mettant en scène leurs vies entremêlées, les amitiés et les amours qui se nouent et se dénouent, Joanna Smith Rakoff fait la chronique d'une génération perdue, qui, entre espoirs et désillusions, essaie de trouver sa place dans le monde?
Résumé : Le 11 avril 1512, la victoire française sur les Espagnols à Ravenne est chèrement payée par la mort, à 23 ans, du commandant de l'armée, Gaston de Foix, duc de Nemours alors qu'il poursuivait les ennemis en fuite. La décimation de l'élite de la cavalerie française, lors de cette bataille abominablement meurtrière, marque un tournant dans les Guerres d'Italie par l'utilisation massive de l'artillerie. La mort du héros chevaleresque par excellence, Gaston de Foix, neveu de Louis XII et cousin de la reine d'Espagne, signe un passage d'époque. Si l'iconographie de la bataille de Ravenne est riche, celle de Gaston de Foix ne l'est pas moins - ce qui est pour le moins paradoxal puisque nous n'avons aucun portrait attesté du héros. Gaston de Foix occupe une place centrale dans l'imaginaire national jusqu'au XIXe siècle, en particulier dans les recueils historiques de costumes où il symbolise le siècle de Louis XII. Le portrait de Gaston de Foix est amené à prendre des significations totalement différentes (du chevalier sans peur au galant homme, du neveu du roi de France au frère de la reine d'Espagne). La mémoire de Gaston de Foix n'est pas seulement française. En s'adaptant à des contextes nationaux et à des discours historiques divers (de la France du XVIe siècle à la Hollande du XVIIe siècle), c'est bien la plasticité d'une mémoire européenne que ce livre tente de cerner.
Barreto Luis León ; Durand Marie-Claire ; Flores J
György Lukacs a dit que "le roman doit être l'épopée d'un monde sans dieux". Dans l'univers romanesque de Luis Leon Barreto, il n'y a point de héros mais des ombres qui se cachent dans les méandres d'une histoire chorale empreinte de mythe et de magie. Dans la nuit du 28 avril 1930, une jeune fille est assassinée par sa propre famille durant une séance de spiritisme. Un événement terrible, dans une atmosphère de mystère et d'énigme d'une mort qui fut probablement acceptée par la victime elle-même. Ce roman excitant, écrit comme une chronique, apporte une version magique de la réalité, une métaphore de l'existence humaine. Il nous introduit aussi au sein de la famille Van der Walle, qui quitte Les Flandres au XVIe siècle pour se rendre aux Canaries afin d'exploiter les plantations de canne à sucre. Les Iles Canaries sont bien plus qu'un paradis touristique. Géographiquement africaines, mais socialement et culturellement européennes, elles se positionnent comme une avancée de l'Amérique, la terre d'accueil de l'émigration canarienne. Le rapport de cette fiction avec le baroque hispano-américain est évident dans l'expression débordante de ses pages. La voie tracée dans le roman contemporain par Faulkner, Joyce ou Kafka, et reprise par Sabato, Borges, Vargas Llosa, Carpentier, Lezama Lima, Cortazar ou Garcia Marquez, a laissé des empreintes chez l'auteur canarien. "Une île est un territoire chargé d'électricité", écrit Leon Barreto. "C'est aussi un excellent laboratoire de la condition humaine", ajoute-t-il. La structuration imaginaire complexe de cet univers correspond à l'organisation littéraire particulière qui donne une forme et un sens à un monde romanesque dans lequel s'entrecroisent le passé et le présent.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.