La question des rapports du texte et de l'image fascine car tous deux sollicitent nos yeux, ces fenêtres de l'âme selon Léonard de Vinci. Visible et lisible entretiennent des relations étroites, souvent complémentaires. Les artistes comme les poètes ont amplement exploité les potentialités d'une telle proximité. Ces actes de colloque entendent renouveler et approfondir certaines des nombreuses questions soulevées par ces imbrications. En quoi l'étude des écrits d'artistes et de leurs lectures peut-elle contribuer à éclairer l'ensemble de leur oeuvre d'un jour nouveau ? Quelle ' est la nature des échanges entre texte et image lorsque leurs frontières se brouillent, lorsque l'image devient texte et le texte, image ? Quelle place donner à la typographie ou encore à l'image évoquée par un texte ? S'il est possible de lire dans le tableau, lorsque la lettre s'affiche directement dans l'image, peut-on en revanche prétendre lire un tableau comme on lit un texte ? De quelle manière le discours sur l'oeuvre, surimposant un texte à une image dans le but de la justifier, de la discuter ou de l'évaluer, en accompagne-t-il l'appréhension ? Réunissant les contributions de jeunes chercheurs issus de différents domaines des sciences humaines - notamment l'histoire, l'histoire de l'art et les études littéraires - cet ouvrage apporte des éléments de réponse à ces questions. Du Moyen Age à la seconde moitié du XXe siècle, il propose un regard neuf sur la multiplicité des échanges qui ont pu - et peuvent encore - se tisser entre lisible et visible.
Cet ouvrage présente une synthèse de l'expérience professionnelle, personnelle et culturelle du Professeur A. Barretto, médecin psychiatre brésilien. S'il est bien sûr inspiré de ses nombreuses lectures, ce livre est aussi empreint de toute la richesse du Brésil, terre d'immigration sans pareille. Le travail d'A. Barreto est ainsi nourri des approches pshycho-énergétiques et symboliques des symptômes selon les différentes cultures et traditions encore très vivantes sur terre. Les organes ont un langage. Les douleurs dans le corps sont les cris de l'âme. Ce que nous vivons au plus profond de nous-mêmes s'exprime à travers notre corps physique. En allant au-delà de la dimension physique et en auscultant le langage symbolique de nos douleurs, nous prenons conscience des interactions invisibles des processus en jeu. Ce livre est un outil pour les professionnels de la santé, mais aussi pour toute personne, désireuse de chercher du sens à l'expérience de la souffrance et de renforcer le processus de guérison. Il propose des pistes sérieuses, pour explorer les aspects spécifiques de la maladie et des souffrances. Par des questions précises et pertinentes le Pr. Barreto nous emmène dans la profondeur d'une rencontre avec nous-même. Soyons des déchiffreurs de nous-mêmes, de ce qu'exprime notre corps, qui dans son langage propre, parle de nous, du contexte dans lequel nous vivons, de notre histoire et de nos héritages transgénérationnels. Transformons la maladie en une opportunité de revisiter nos valeurs, de repenser notre mode de relation aux autres et notre manière de nous situer dans le monde. Contribuons ainsi activement, en harmonie avec la médecine, à retrouver la santé. Le défi est lancé : écoutons notre corps, ses subtilités et sa clairvoyance. Les bénéfices de ce livre seront reversés au Projet 4varas www. lesamisde4varas. fr
Au poste de police, je fus pris d'une folle envie de rire de satisfaction et d'orgueil pour avoir enfin compris que, dans ce bas monde, il faut employer la violence, les coups ÁÁde pied pour empêcher les salauds et les lâches de nous écraser complètement. Jusqu'alors, j'avais été la douceur en personne, la bonté et la timidité mêmes et je compris bien que je ne pouvais, je ne devais ni ne voulais pas être ainsi le reste de mes jours. ÁÁJe riais tout seul d'avoir découvert quelque chose que personne n'ignore. Par chance il n'était pas trop tard... "" Il ne s'agit pas là d'un art gratuit. Ni d'artifices verbaux. Mais de littérature ! Une littérature dont l'objectif sans failles, bien défini, permet à l'écrivain de s'engager envers son public afin de l'aider à percevoir non seulement le drame intime de l'individu, mais aussi les luttes, les erreurs et les bassesses de la société. "
Ils sont six amis d'université - quatre filles et deux garçons - et ont choisi New York, la ville de tous les possibles, pour mener leur vie d'adulte. Mais au rythme des mariages, naissances, échecs professionnels et personnels, leurs rêves et ambitions ne tardent pas à se heurter à l'épreuve de la réalité. En mettant en scène leurs vies entremêlées, les amitiés et les amours qui se nouent et se dénouent, Joanna Smith Rakoff fait la chronique d'une génération perdue, qui, entre espoirs et désillusions, essaie de trouver sa place dans le monde. Avec en toile de fond les bouleversements économiques et politiques de notre époque - du boom Internet au réveil brutal au lendemain du 11 Septembre -, ce roman d'apprentissage victorien dans l'âme, généreux et parfaitement maîtrisé, révèle une nouvelle voix de la littérature américaine contemporaine.
L'indien qui est en moi est le récit romanesque de la vie d'Adalberto Barreto, enfant du Sertâo, professeur de médecine sociale, psychiatre, théologien, anthropologue... Jean-Pierre Boyer, son collègue et ami grenoblois, a construit ce livre comme une tresse renouant et reliant au fil des événements l'histoire d'une famille, d'un peuple chassé par la misère et la sécheresse, d'une tribu d'Indiens déshérités, d'une communauté d'exclus vivant dans une favela - univers de pauvreté et de difficultés, mais aussi d'amour et d'espoir. L'ouvrage nous conduit en particulier au coeur d'un vaste projet de santé mentale communautaire, novateur et passionnant, qui associe psychiatres, psychologues, médiums, prêtres et guérisseurs. Dans les séances de thérapie communautaire animées par Adalberto, la science de la médecine occidentale se conjugue aux rituels afro-brésiliens pour permettre à chaque favelado en souffrance de trouver, en lui-même mais avec les autres, le chemin de sa propre guérison. Jean-Pierre Boyer a accompagné et écouté longuement Adalberto Barreto; il nous offre un voyage extraordinaire, à la rencontre de deux mondes et de deux cultures.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.
Le 9 novembre 1991, Yves Montand s'éclipsait pour toujours. Pourtant, dans ces pages, c'est bien lui qui parle, ce sont ses mots qui nous emportent. Recueil inédit de quarante confidences, entretiens et déclarations, Montand par Montand raconte cinquante ans d'une incroyable carrière, depuis ses premiers pas sur scène à Marseille jusqu'à son ultime rôle et ses derniers combats. Le lecteur (re)découvrira la poésie, la verve unique, la lucidité et la sincérité de ce génie du music-hall devenu monstre sacré du cinéma, cet artiste hors norme qui fut aussi un insatiable militant de la liberté. L'usine et le music-hall, Piaf et Prévert, Les Feuilles mortes et Le Salaire de la peur, le socialisme à l'Est et l'Amérique de Marilyn, L'Aveu et La Folie des grandeurs, Schneider, Deneuve, Sautet, Berri, le Papet, son fils Valentin... et, bien sûr, Simone Signoret : Yves Montand se révèle, s'explique, s'amuse, s'emporte, interpelle au rythme de ses succès et de ses doutes, de ses passions et de ses désillusions. A travers ses paroles sur la chanson et le cinéma, les sentiments ou la politique, Montand revient un instant parmi nous. Et on se rend compte combien il est actuel, combien aujourd'hui ses propos nous font défaut. Alors, écoutons-le...
Pervers impuissant ? Sadomasochiste ? Tyran narcissique ? Homosexuel refoulé comme l'avancent certains historiens ? Que sait-on au juste de la vie sentimentale d'un homme responsable de la mort de millions d'autres ? Et que peut-elle nous apprendre sur son rouvre de destruction ? Ainsi, ses relations avec sa camarade de parti Jenny Haug, puis avec Friedelind Wagner. Unity Mitford ou Maria Reiter visaient-elles seulement le commerce intime ? Quant à Winifred Wagner et Leni Riefenstahl. à défaut de lui avoir apporté la plénitude amoureuse, n'auront-elles pas contribue à son ascension en répondant à son dévorant besoin d'admiration De la passion funeste d'Hitler pour sa nièce Geli Raubal. poussée au suicide à 23 ans, à son mariage tardif avec Eva Braun. François Delpla autopsie une vie amoureuse qui aurait pu être très ordinaire si elle n'avait été si chaste. Il étudie ces relations tantôt séparément tantôt simultanément, sans jamais omettre leur contexte politique.