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Le voyage de Sparte
Barrès Maurice
BOURIN
18,87 €
Épuisé
EAN :9782849412060
Le voyage en Grèce, au tournant du XIXe siècle, est une figure obligée dans un parcours de lettré: un écrivain digne de ce nom doit aller se dorer au soleil de l'Attique et faire son pèlerinage aux sources de la civilisation classique. Aussi est-ce avec le sentiment d'accomplir son devoir que Maurice Barrès débarque à Athènes en avril 1900. Le Voyage de Sparte est le fruit littéraire de ce périple. Il se présente comme une balade initiatique, une odyssée éperonnée par une quête: celle de l'âme grecque. L'écrivain la cherche à Athènes, mais la beauté froide et morte de l'Acropole le laisse insensible. Après une errance dans le Péloponnèse, c'est à Sparte, entre les montagnes du Taygète et le fleuve Eurotas, dans cette plaine riante où souffle l'esprit, qu'elle se révèle enfin à lui. Ce texte, qui permet de mieux comprendre l'ascendant que ce styliste hors pair exerça sur toute une génération en quête de ferveurs extrêmes, mérite aujourd'hui de retrouver sa place dans les bibliothèques et les esprits.
Résumé : Le récit du voyage de Maurice Barrès, effectué en mai-juin 1914, ne sera mis en vente que le 28 novembre 1923, quelques jours avant sa mort, le 4 décembre. Paradoxalement, L'Enquête aux Pays du Levant ne sera jamais rééditée. Non seulement, fut ainsi mis de côté un fragment essentiel de l'?uvre de Barrès, mais surtout hélas fut ainsi négligé un texte majeur de la littérature orientaliste française. Il convient donc aujourd'hui de chercher à connaître un livre qui permet de découvrir l'Orient de Barrès, non pas celui que devait lui révéler sa feuille de route officielle, l'inspection des " congrégations " catholiques françaises, nombreuses à cette époque, mais l'Orient spirituel, mystique, que depuis son enfance, comme il l'avoue lui-même, il cherchait à atteindre (" j'ai toujours eu le désir des choses persanes " confiait-il à son journal en 1907, ajoutant ces propos qui résonnent étrangement en notre temps. " Pendant des années, je n'ai pu lire le nom de Kerbela ou celui des Alides sans être ému d'amour. [...] Il me faudrait leur théologie et surtout leur mystique "). Cet Orient-là ne se laisse pas facilement approcher. Il ne se livre qu'au terme d'une aventure que Barrès eut le mérite d'entreprendre et qui constitue l'armature de son récit. En effet, en se rendant dans les châteaux forts des Ismaéliens et à Konya auprès du dernier maître de l'Ordre des Derviches de Jallal-Ud-Din Rûmî, Barrès accomplit ce qu'aucun pèlerin d'Orient n'avait fait avant lui, ce qu'aucun ne fera après lui bien sûr. Il réussit ainsi à saisir, puis à transcrire les éléments de doctrines spirituelles d'origine multiple (paganisme antique, islam turco-iranien) qui lui furent révélés (par le voyage d'une part, par la lecture de travaux érudits d'autre part) et dont la connaissance constitue toujours la clé d'accès à la pensée islamique d'Orient. En la matière, l'on peut distinguer en Barrès la figure d'un pionnier. Dédaignant tous les clichés de l'orientalisme romantique, et rompant avec la tradition romanesque qu'il venait pourtant d'illustrer (Un Jardin sur l'Oronte, 1922), il montre que la connaissance de l'Orient spirituel s'impose comme une donnée de la connaissance de soi.
Depuis trois siècles qu'elle se ruine, cette ville a gardé sa tradition, elle s'effondrera avant que de se démentir. Au temps du Greco, elle était bien cette même ville que je vois, ce même fleuve qui s'écoule devant mes yeux ; elle demeure toujours la cité bâtie sur un roc de granit, âprement cernée par le ravin profond du Tage. Au milieu d'un pays immobile, elle forme aujourd'hui encore une énorme grappe, une ascension composite d'églises, de couvents, de maisons gothiqes, de couloirs arabes haussés et rétrécis. Et ses pierres continuent de dire les mêmes choses qu'avaient entendues Greco et qu'il fortifie du discours abondant de ses tableaux dans les chappelles délabrées. Les raisons de Tolède ! c'est un superbe dialogue entre la culture chrétienne et l'arabe, qui s'assaillent et puis se confondent." Maurice Barrès (1862-1923) a anticipé l'avènement du rock'n roll en cassant la mélancolie un peu étale des harmonies romantiques. Sa plume est un augure ; elle annonce Aragon ou Breton autant que Montherlant. Anar baroque converti au patriotisme, Barrès se réclamait de l'égotisme cher à Stendhal et se complaisait aux émotions métisses. À preuve, cet éloge de Tolède, la ville la plus arabe de la chrétienté ibérique, et la plus juive aussi.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Dans l'Andalousie de Barrès, les contrastes y sont subtils et langoureux : le ciel de feu qui partage la terre avec la fraîcheur des torrents des sierras, les villes en pièce montée où s'enchevêtrent les sédiments des ruines grecques et romaines, les palais mauresques et les cathédrales de la Reconquista, les oeillets des cigarières de Séville, le jasmin des gitanes de Triana et les oeillades des manolas des courses de taureaux !". Olivier Aubertin.
Sur les pas de Jésus, Didier Long nous entraîne dans une enquête aux sources spirituelles du christianisme: la révélation juive et l'importance de la femme dans le message de Jésus. Deux non-dits, deux origines refoulées qui fondent pourtant nos valeurs: la monogamie et l'égalité de l'homme et de la femme. Dans le monde juif et gréco-romain du premier siècle, la vie est surtout une affaire d'hommes. En Palestine en particulier, la femme, régulièrement considérée comme impure, est source de péchés. Pourtant, au grand scandale de ses contemporains, Jésus est suivi sur les routes poussiéreuses de Galilée par un petit groupe hétéroclite composé d'hommes mais aussi de femmes. Il vit avec elles, leur enseigne la Torah et en fait ses disciples. Les femmes, dont Marie-Madeleine, qui est la plus proche de lui, l'accompagneront jusqu'à la croix, puis au tombeau, alors que les hommes le trahissent et s'enfuient. Qui était vraiment Jésus, et ces femmes, qui sont-elles? Quelle est la nature des relations entre elles et ce "rabbi" de Nazareth? Didier Long a enquêté sur ce mystère et montre que, sans ces femmes, le message de Jésus aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de l'histoire. Sans elles, nous aurions perdu notre mémoire.