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Greco ou le secret de Tolède
Barrès Maurice
TABLE RONDE
5,90 €
Épuisé
EAN :9782710307983
Depuis trois siècles qu'elle se ruine, cette ville a gardé sa tradition, elle s'effondrera avant que de se démentir. Au temps du Greco, elle était bien cette même ville que je vois, ce même fleuve qui s'écoule devant mes yeux ; elle demeure toujours la cité bâtie sur un roc de granit, âprement cernée par le ravin profond du Tage. Au milieu d'un pays immobile, elle forme aujourd'hui encore une énorme grappe, une ascension composite d'églises, de couvents, de maisons gothiqes, de couloirs arabes haussés et rétrécis. Et ses pierres continuent de dire les mêmes choses qu'avaient entendues Greco et qu'il fortifie du discours abondant de ses tableaux dans les chappelles délabrées. Les raisons de Tolède ! c'est un superbe dialogue entre la culture chrétienne et l'arabe, qui s'assaillent et puis se confondent." Maurice Barrès (1862-1923) a anticipé l'avènement du rock'n roll en cassant la mélancolie un peu étale des harmonies romantiques. Sa plume est un augure ; elle annonce Aragon ou Breton autant que Montherlant. Anar baroque converti au patriotisme, Barrès se réclamait de l'égotisme cher à Stendhal et se complaisait aux émotions métisses. À preuve, cet éloge de Tolède, la ville la plus arabe de la chrétienté ibérique, et la plus juive aussi.
Je n'essaierai pas de décrire la Tolède que vit le Greco à la fin du seizième siècle. Ces brillantes évocations analogues à des cavalcades historiques, procurent à l'âme peu de profit. Elles ne peuvent nous mener au coeur de notre sujet. Pour nous rendre sensibles les influences morales que subit le Greco, je tenterai, plus modestement d'exprimer mon sincère amour de la ville. Dans Tolède, j'ai vécu une vie toute livrée aux influences du lieu et telle que, dans mon souvenir, certaines de mes heures se plaçant auprès des tableaux du Greco forment une suite à son oeuvre." C'est à un véritable éloge subjectif et un chant passionné pour la cité Tolédane et son peintre le plus enchanteur, que se livre Maurice Barrés. Ce texte qui contribua à la redécouverte d'El Greco à l'orée du XXe siècle est devenu un classique de l'étude d'art poétique, et permet de mieux comprendre le mythe et la manière d'un peintre visionnaire qu'on n'en finit pas de célébrer à travers le monde.
Résumé : Le récit du voyage de Maurice Barrès, effectué en mai-juin 1914, ne sera mis en vente que le 28 novembre 1923, quelques jours avant sa mort, le 4 décembre. Paradoxalement, L'Enquête aux Pays du Levant ne sera jamais rééditée. Non seulement, fut ainsi mis de côté un fragment essentiel de l'?uvre de Barrès, mais surtout hélas fut ainsi négligé un texte majeur de la littérature orientaliste française. Il convient donc aujourd'hui de chercher à connaître un livre qui permet de découvrir l'Orient de Barrès, non pas celui que devait lui révéler sa feuille de route officielle, l'inspection des " congrégations " catholiques françaises, nombreuses à cette époque, mais l'Orient spirituel, mystique, que depuis son enfance, comme il l'avoue lui-même, il cherchait à atteindre (" j'ai toujours eu le désir des choses persanes " confiait-il à son journal en 1907, ajoutant ces propos qui résonnent étrangement en notre temps. " Pendant des années, je n'ai pu lire le nom de Kerbela ou celui des Alides sans être ému d'amour. [...] Il me faudrait leur théologie et surtout leur mystique "). Cet Orient-là ne se laisse pas facilement approcher. Il ne se livre qu'au terme d'une aventure que Barrès eut le mérite d'entreprendre et qui constitue l'armature de son récit. En effet, en se rendant dans les châteaux forts des Ismaéliens et à Konya auprès du dernier maître de l'Ordre des Derviches de Jallal-Ud-Din Rûmî, Barrès accomplit ce qu'aucun pèlerin d'Orient n'avait fait avant lui, ce qu'aucun ne fera après lui bien sûr. Il réussit ainsi à saisir, puis à transcrire les éléments de doctrines spirituelles d'origine multiple (paganisme antique, islam turco-iranien) qui lui furent révélés (par le voyage d'une part, par la lecture de travaux érudits d'autre part) et dont la connaissance constitue toujours la clé d'accès à la pensée islamique d'Orient. En la matière, l'on peut distinguer en Barrès la figure d'un pionnier. Dédaignant tous les clichés de l'orientalisme romantique, et rompant avec la tradition romanesque qu'il venait pourtant d'illustrer (Un Jardin sur l'Oronte, 1922), il montre que la connaissance de l'Orient spirituel s'impose comme une donnée de la connaissance de soi.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Dans l'Andalousie de Barrès, les contrastes y sont subtils et langoureux : le ciel de feu qui partage la terre avec la fraîcheur des torrents des sierras, les villes en pièce montée où s'enchevêtrent les sédiments des ruines grecques et romaines, les palais mauresques et les cathédrales de la Reconquista, les oeillets des cigarières de Séville, le jasmin des gitanes de Triana et les oeillades des manolas des courses de taureaux !". Olivier Aubertin.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.