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Vichy contre l'école de la République. Théoriciens et théories scolaires de la "Révolution nationale
Barreau Jean-Michel
FLAMMARION
18,60 €
Épuisé
EAN :9782080679987
L'école sous le Gouvernement de Vichy se résume souvent, pour les historiens, à un triptyque politico-pédagogique : morale, autoritarisme, propagande. Pour la morale : les aphorismes sentencieux du maréchal Pétain. Pour l'autoritarisme : les maîtres révoqués, les juifs interdits d'enseignement, les livres prohibés. Pour la propagande : les chants, les abécédaires et les effigies à la gloire du chef de la Révolution nationale. Ce livre défend l'idée, au contraire, que ce sont moins le pédagogique et le politique qui caractérisent le Gouvernement de Vichy dans ses rapports avec l'école que l'idéologique. Car la Révolution nationale a un vivier prolifique de théoriciens qui militent depuis longtemps dans l'entre-deux-guerres pour défendre l'école de ses v?ux. Des militaires prestigieux, des intellectuels de haut vol, des écrivains connus, des scientifiques reconnus, des hommes politiques d'envergure, des capitaines d'industrie engagés, des pédagogues de base prennent position dans des livres, des revues, des journaux, des cahiers, des manifestes. Ces intellectuels se croisent dans des cercles, des fédérations, des associations, des alliances ou des ligues qu'ils fondent pour donner corps à leurs idées éducatives. Il y a un " Vichy avant Vichy " qui explique le Vichy scolaire de la Révolution nationale. C'est une véritable guerre des valeurs que mène cette Révolution nationale contre l'école de la République. Au " Liberté, Égalité, Fraternité " haï et décadent des frontons scolaires, elle oppose une trilogie implicite que ces idéologues forgent dans leurs cénacles militants : Instinct, Tradition, Sélection. Instinct pour le peuple, sélection pour l'élite, tradition pour tous. La politique scolaire du Gouvernement de Vichy ne peut se comprendre qu'à la lumière de cette idéologie dont la trame essentielle réclame l'outil pour le peuple, la plume pour l'élite, le foyer pour la femme.
Ce livre part du principe qu'il y a urgence à prendre en compte les formes réactionnaires de nos sociétés contemporaines et à les mettre en évidence. C'est-à-dire à nommer les dogmatismes autoritaires, les conservatismes aliénants, les racismes ségrégatifs, les égoïsmes mesquins, les cupidités brutales, les exploitations spoliatrices. C'est l'évolution et la réalité même de ces sociétés qui obligent à une telle prise en compte. Pour faire ce travail, cet ouvrage soutient qu'il faut ouvrir quatre champs d'analyse : du théocratique, de la tradition, de la ségrégation, du triptyque égoïsme/cupidité/exploitation. Le mot "réactionnaire" est habituellement réduit à une invective que l'on lance rapidement à la tête d'un adversaire idéologique ou politique. Au contraire, ce concept devrait remplir une fonction d'analyseur et d'indicateur pertinent du sociétal qui permet de mettre en lumière des valeurs et des pratiques contre-démocratiques. Fondamentalement, ce travail veut contribuer à la construction d'une définition du concept et une appréhension de ses traductions sociétales. Il s'appuie résolument sur les évènements nationaux et internationaux pour faire cet examen.
Il y a un siècle, ceux qui savaient lire savaient aussi se situer dans l'espace et dans le temps. Il n'en est plus ainsi. Les Français, et d'ailleurs tous les Occidentaux, sont devenus, pour la plupart, des hommes sans passé, des « immémorants ». Par un paradoxe ironique, on n'a jamais autant parlé du « devoir de mémoire » qu'en ces temps d'oubli, car il est bien connu que l'on insiste sur une qualité seulement quand elle est oubliée. Ajoutez à cela un mépris boursier du long terme et le culte de l' « immédiateté », et vous comprendrez que notre modernité fabrique davantage de consommateurs-zappeurs interchangeables et de « fils de pub » que de citoyens responsables, désireux de comprendre et de construire. Est-il possible de déchiffrer l'actualité sans références historiques, les événements les plus actuels s'enracinant toujours dans le long terme ? Comment situer par exemple les guerres d'Irak sans avoir entendu parler de la Mésopotamie ? Les images nous choquent sans nous concerner. On voit tout, tout de suite, en direct, mais on ne comprend rien. D'où l'idée simple, ambitieuse et modeste à la fois, d'écrire un livre assez court qui soit un récit de l'histoire du monde, mais fermement chronologique pour tous les lecteurs qui souhaitent « s'y retrouver » et situer leur destin personnel dans la grande histoire collective, héroïque et tragique, absurde ou pleine de sens, de l'espèce humaine. Voici donc un résumé de l'histoire de l'humanité ; rudimentaire, mais plein de rapprochements surprenants et de questions impertinentes ; conte vrai où le lecteur pourra trouver des interprétations de faits qui ne sont pas discutables. Il est destiné à tous, à l'exception des historiens de métier.
Les plus mauvaises langues iraient certainement jusqu'à dire (sans voir ni savoir) qu'il y a dans les dessins de Jean-Michel Barreaud quelque chose relevant du travail monacal et du trou de la serrure. Il n'en est rien pourtant. La suite de ces petits dessins méticuleux, délicats et précieux, la succession de ces vignettes ouvragées avec l'art de l'orfèvre, n'obligent jamais le spectateur à la posture du voyeur, parce qu'elles nous introduisent à ce mystère de la lumière tapie dans la ténèbre et par laquelle ce qui résiste et se refuse (encore) ne tardera pas (bientôt) à nous rejoindre et nous atteindre. En ce sens, il ne s'agirait sûrement pas ici d'une sorte de révélation, mais bien plutôt d'une absence d'oubli, d'un dévoilement relevant de l'alétheia, qui ne se présente et ne se manifeste que par et dans son mouvement continuel de retrait. En somme, une esthétique, une érotique, au long d'un élégant cortège d'apparitions et de disparitions qui loin d'être sombres ou nocturnes s'avèrent être au contraire diablement riches et fertiles et pleines à déborder d'elles-mêmes sous l'élan subtil du désir le plus vif et le plus enfoui.
Il y a un siècle, ceux qui savaient lire savaient aussi se situer dans l'espace et dans le temps. Il n'en est plus ainsi. Les Français, et d'ailleurs tous les Occidentaux, sont devenus, pour la plupart, des hommes sans passé, des " immémorants ". Notre modernité fabrique, hélas, davantage de consommateurs-zappeurs interchangeables que de citoyens responsables, désireux de comprendre et de construire. Est-il possible de déchiffrer l'actualité sans références historiques ? Comment situer, par exemple, les guerres d'Irak sans avoir entendu parler de la Mésopotamie ? On voit tout, tout de suite, en direct, mais on ne comprend rien. D'où l'idée simple, ambitieuse et modeste à la fois, d'écrire un livre assez court qui soit un récit de l'histoire du monde, fermement chronologique, pour tous ceux qui souhaitent " s'y retrouver " et situer leur destin personnel dans la grande histoire collective de l'espèce humaine.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.