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Sartre, le temps des révoltes
Barou Jean-Pierre
STOCK
24,10 €
Épuisé
EAN :9782234058583
Il fait un ciel triste sur Paris, ce 21 octobre 1970. La place Bir-Hakeim, à Billancourt, est encombrée de journalistes. Sartre, soixante-cinq ans, est enveloppé dans sa vieille canadienne, au centre de la place ; autour, les murs nous regardent, avec leurs barreaux aux fenêtres, des visages qui épient, les arbres qui désespèrent. Une rue relie cette place à la porte Emile-Zola. Par " Zola ", passent les OS, les immigrés, les laissés-pour-compte de la classe ouvrière ; les professionnels, en bel habit bleu d'ouvrier, passent, eux, par la place Nationale. Ils sont syndiqués. Pas les OS. C'est à ces derniers que le philosophe veut s'adresser. Il est 14 h 30, l'équipe du matin sort ; celle du soir entre. Figures rongées par l'exil, le travail à la chaîne. Quand elles surgissent, deux bras solides aident Sartre à monter sur un vieux tonneau oublié là, et dont plus tard on se gaussera tant ! Le philosophe bascule un peu, se stabilise et, une main sur la hanche, l'autre accrochée à un micro, s'adresse aux visages graves qui se plantent devant lui. Les gars froncent les sourcils. La voix claire s'élance. " Ce livre est un témoignage exceptionnel pour qui veut comprendre les liens du " camarade Sartre " avec les maoïstes de la Gauche prolétarienne, notamment Benny Lévy, leur chef charismatique, avec qui le philosophe en viendra à réfléchir sur le phénomène religieux. Jean-Pierre Barou était de ce petit groupe engagé dans un combat politique radical qui poussera la France au bord de l'explosion. Il participe à la création de Libération, publie en 1975 un livre devenu mythique, Gilda je t'aime, à bas le travail (La France sauvage). Il se consacre aujourd'hui à l'étude des sociétés " primitives " ou extra-occidentales, comme auteur, éditeur et commissaire d'expositions.
Nechung, l'oracle d'Etat tibétain qui ne s'est jamais trompé, Sam Begay, l'homme-médecine navajo qui soigne avec la beauté, Emily Kame Kngwarreye, la " Matisse du désert australien ", sont les guides de cette enquête inédite au c?ur des savoirs indigènes. Trois initiateurs, trois peuples, et trois thèmes : la prophétie, la santé et l'art. Ni voyageurs en quête d'exotisme, ni ethnologues bardés de certitudes, Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou ont approché au plus près ces maîtres, reçu leurs confidences, partagé leur vie et leurs cérémonies sur les contreforts de l'Himalaya, les hauts plateaux d'Arizona et aux confins de l'Australie. Nous découvrons avec eux que les sagesses ancestrales sont connaissance véritable - qu'étudient désormais les scientifiques occidentaux les plus émérites comme le montre la postface inédite consacrée aux " nouveaux matérialistes ".
Résumé : Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des indigènes novateurs : Etienne Terrus, qui peint déjà comme un fauve, ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905. Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel "Nu bleu", qui préfigure "Les demoiselles d'Avignon". Picasso ne s'y trompera pas : trois étés de suite, il s'installera à son tour dans le Roussillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Georges Braque...
Résumé : Dans un texte oublié, écrit en 1936, Espagne, Thomas Mann, prix Nobel de littérature, identifiait dans la guerre d'Espagne "le scandale le plus immonde de l'histoire de l'humanité", un crime contre "les revendications de la conscience", avec la participation des "démocraties d'argent". Gide et Camus, ainsi que le catholique et royaliste Bernanos, le relayèrent, Camus espérant la "renaissance" d'une humanité que tous sentirent menacée dans cette guerre terrible. Cet ouvrage est une enquête historique mais bien davantage aussi : dans les bourgs d'Estrémadure et d'Andalousie où débuta ce crime ; sur la triple terreur, franquiste, communiste, anarchiste, à ne pas amalgamer mais à dénoncer ; sur les lieux de la bataille de l'Ebre, qui marque le dénouement de la guerre ; enfin sur la mort de Lorca, événement hautement tragique et symbolique. Camus disait que l'Espagne détient des "secrets royaux" : et si le moment était venu d'un retour possible de "l'homme de bonne volonté", tel que le définit Bernanos, et tel que l'incarna Camus ?
Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des "indigènes" novateurs : Étienne Terrus, qui peint déjà comme un "fauve", ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905.Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel Nu bleu, qui préfigure Les demoiselles d'Avignon. Picasso ne s'y trompera pas qui, trois étés de suite, s'installera à son tour dans le Rousillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Braque...
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Résumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.
C'est l'histoire d'un garçon qui vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin d'une cité. C'est l'histoire d'un été, saison dangereuse et violente. C'est l'histoire de Jérémie, de son obsession pour Sami. L'histoire d'une désertion aussi. La jeunesse est un état sauvage où tout peut arriver, tout peut se détruire, parce que tout tient sur une seule force : le désir.