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La guerre d'Espagne ne fait que commencer
Barou Jean-Pierre
SEUIL
17,50 €
Épuisé
EAN :9782021174069
Dans un texte oublié, écrit en 1936, Espagne, Thomas Mann, prix Nobel de littérature, identifiait dans la guerre d'Espagne "le scandale le plus immonde de l'histoire de l'humanité", un crime contre "les revendications de la conscience", avec la participation des "démocraties d'argent". Gide et Camus, ainsi que le catholique et royaliste Bernanos, le relayèrent, Camus espérant la "renaissance" d'une humanité que tous sentirent menacée dans cette guerre terrible. Cet ouvrage est une enquête historique mais bien davantage aussi : dans les bourgs d'Estrémadure et d'Andalousie où débuta ce crime ; sur la triple terreur, franquiste, communiste, anarchiste, à ne pas amalgamer mais à dénoncer ; sur les lieux de la bataille de l'Ebre, qui marque le dénouement de la guerre ; enfin sur la mort de Lorca, événement hautement tragique et symbolique. Camus disait que l'Espagne détient des "secrets royaux" : et si le moment était venu d'un retour possible de "l'homme de bonne volonté", tel que le définit Bernanos, et tel que l'incarna Camus ?
L'Occident a baptisé " primitives " les sociétés africaines ou océaniques qu'il découvrait - autant de peuples soi-disant dotés d'une mentalité " mystique et prélogique " qui les situait à un stade antérieur, voire inférieur, de la grande histoire de l'humanité. Ces conceptions ont d'abord été battues en brèche par des artistes, et non par des scientifiques : Picasso, Braque, Malevitch, Klee, Kandinsky s'inspirent des arts " nègres ", " primitifs ", et ne font plus la différence entre peinture savante et peinture populaire. Pour Jean-Pierre Barou, cette étrange convergence devient possible lorsque les peintres européens ne peignent plus ce qu'ils voient, mais ce qu'ils savent, de la même manière que les " primitifs ". Pour eux tous, la peinture ne sert plus à représenter le visible, mais à s'approcher de la connaissance, à montrer l'être au-delà des apparences, à guérir parfois...Jean-Pierre Barou fut éditeur et l'un des fondateurs de Libération avant de se consacrer à l'étude des sociétés non occidentales et de leur art.
Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des "indigènes" novateurs : Étienne Terrus, qui peint déjà comme un "fauve", ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905.Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel Nu bleu, qui préfigure Les demoiselles d'Avignon. Picasso ne s'y trompera pas qui, trois étés de suite, s'installera à son tour dans le Rousillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Braque...
Résumé : Nechung, l'oracle d'Etat tibétain qui ne s'est jamais trompé, Sam Begay, l'homme-médecine navajo qui soigne avec la beauté, Emily Kame Kngwarreye, la " Matisse du désert australien ", sont les guides de cette enquête inédite au c?ur des savoirs indigènes. Trois initiateurs, trois peuples, et trois thèmes : la prophétie, la santé et l'art. Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou ont approché au plus près ces maîtres, reçu leurs confidences, partagé leur vie et leurs cérémonies sur les contreforts de l'Himalaya, les hauts plateaux d'Arizona et aux confins de l'Australie. Ni voyageurs en quête d'exotisme, ni ethnologues bardés de certitudes. Ni suivistes ni compatissants. Nouveaux explorateurs. Nous découvrons avec eux que les sagesses ancestrales sont connaissance véritable. D'ailleurs, aujourd'hui, nos scientifiques les plus émérites valident les savoirs indigènes. L'occident s'interroge, les Nations premières offrent des réponses. Nous sommes aux portes d'une nouvelle révolution copernicienne.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.